Social

fil rss girls and geeks girls and geeks sur facebook girls and geeks sur facebook

Citations

Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

Cam

tartine

Les Archives

18 juillet 2010

Dodo

Visiblement les gens dorment et moi je m’ennuie. Je m’ennuie tellement que j’ai eu envie de prendre de l’avance dans mon programme de Secret Story. « J’ai qu’à en regarder plusieurs, comme ça, la semaine prochaine, je pourrais bosser au lieu de mater de la merde. » Sauf que… Sauf que je viens de réaliser que c’était pas pour de vrai comme une série, je peux pas regarder plein d’épisodes d’un coup.

La seule personne qui daigne répondre à mes messages ce soir c’est une aimable fille que je connais même pas (là, ça devient mauvais signe). (Avoir lu son blog pro, est-ce que ça vaut vraiment pour connaissance ?) Sachant qu’elle m’a écrit pour un truc purement professionnel et que là, j’en suis à lui raconter comment un mec m’a humiliée en évoquant mes problèmes d’élocution. Et non, c’est pas parce qu’elle m’a posée des questions persos. L’échange de mails :

« Bonjour, est-ce que tu pourrais répondre à quelques questions professionnelles ? »

« OUIII, bien sûr, tu sais qu’un jour on m’a dit que mon orthophoniste était bouchère ? »

A ce stade, je sais, je sais, que je dois aller dormir mais j’ai pas envie.

Je veux tellement pas me coucher que je suis allée sur Twitter. Oui. J’ai pas tweeté évidemment, j’ai juste stalké mes amis. Une activité tout à fait saine. Il se trouve qu’ils parlaient de mes joggings qui puent et de mon tabac à rouler. (Coach, je n’ai plus que toi.) (A la suite de mon dernier post, j’ai appris que Coach partait en vacances à Mimizan. J’ai l’impression d’avoir fait du lulz sans le vouloir. Comme monsieur Jourdain.)

Je vais regarder la quotidienne de Secret Story. Il est 2h du mat. J’ai peur de rien.

Je pense que Robin a un léger problème avec sa mère.

Robin et Benoît sont dans les starting blocks et jouent leurs dernières cartes. Une phrase, deux métaphores, reparlez-moi de la médiocrité de la real-tv si vous osez.

Et pourquoi je veux pas dormir ? Simplement pour me donner l’illusion que je suis en vacances. En même temps, comme je suis pas du tout en vacances, en vrai je suis crevée. Ce post va finir brutalement.

Messages à tous les futurs gens de la télé-réalité : ARRETEZ DE DIRE « avec » sans complément derrière. J’ai des affinités avec. Je m’entends avec. Je sors avec. Je nique avec.

Qui de Robin ou de Stéphanie est le plus con… Heureusement qu’on a 13 semaines pour trancher.

Avant, y’avait toujours une candidate de la région PACA. Maintenant, en plus, on a la Québécoise. (J’ai pas dit Nice, j’aime les Niçoises.)

« Moi, j’vais lui vendre du rêve à celle-là » Mister France 2010 vous propose des éjaculations de bonheur.

14 commentaire(s)

13 juillet 2010

Harvey Pekar avec Sparklehorse

C’est pas du tout du tout ce que je voulais poster aujourd’hui. Mais tant pis.

L’autre jour, je pensais à Kurt Cobain. En fait, je regardais le doc sur Courtney Love parce qu’Elixie avait dit de regarder le doc sur Courtney Love et que je fais ce qu’elle dit parce que c’est quelqu’un de goût au blog exquis.

Je pensais donc à Kurt. Je pensais que je comprenais que quand on a très mal au ventre depuis des années (Kurt était fragile du bidon) et qu’on est atrocement malheureux depuis des années (Kurt était fragile de la tête), et qu’on a plein de choses très bien pour être heureux mais qu’on continue à se sentir mal-à-mourir et bien justement on se rend compte que rien ne suffira à arranger notre mal-être et un jour, on décide que ce n’est pas supportable d’être aussi malheureux alors on meurt. On quitte. On démissionne.

Je pensais donc à tout ça et puis hier soir, j’apprends la mort de Harvey Pekar. Je ne sais pas si Harvey Pekar s’est suicidé (on attend l’autopsie, il avait un cancer de la prostate) mais une chose est sûre : Harvey Pekar était un dépressif chronique.

Et justement, les journées comme hier où le travail devient horrible, je repense souvent à Pekar, à sa description de ces journées affreuses et banales, et sa phrase « la vie ordinaire, c’est un truc assez complexe ».

Pekar était scénariste de bande-dessinées. Il ne parlait ni de super-héros, ni de personnages lambda. Il parlait de lui. Un mec gros râleur perpétuellement déprimé, mécontent, brutal et drôle. Son grand oeuvre c’est American Splendor. Certaines des planches d’American montrent seulement Pekar se levant le matin pour aller au travail en se demandant à quoi ça rime. Dans l’article de Télérama, j’ai retrouvé cette citation de Pekar sur le sujet récurrent de ses BD : « ces faits de la vie de tous les jours qui ont plus d’incidence sur une personne que n’importe quel évènement traumatique ou spectaculaire. Il s’agit de ces 99 % de l’existence sur lesquels personne n’écrit jamais. »

Je me permets de mettre des photos de ces dessins sans autorisation (mais Serge, son éditeur pour la France ne m’en voudra pas) :

harveypekar1Pekar2Pekar3

Pekar n’a pas marqué une période de ma vie. Rien n’y est attaché. J’ai seulement eu ce sentiment de reconnaissance, d’intimité avec un inconnu qu’arrivent à créer certains artistes quand ils touchent juste. Du coup, quand on apprend leur mort, c’est comme d’apprendre celle d’un ami qu’on a jamais rencontré mais qu’on connait quand même. La dernière fois que ça m’a fait ça, c’était en mars dernier quand Mark Linkous, le chanteur de Sparklhorse, s’est tiré une balle dans le coeur.

Mais plutôt que de s’apitoyer, c’est l’occasion pour ceux qui aiment la BD indé de découvrir un de ses plus grands auteurs.

Pour ceux qui n’aiment pas la BD indé, c’est l’occasion de voir un film coolos.

American Splendor avait été adapté au cinéma il y a quelques années. De façon brillante. Comme la BD représentait toujours Pekar mais dessiné par des auteurs différents (notamment Crumb), le film mêlait dessins, scènes de fiction, interview de Pekar, émissions dans lesquelles il apparaissait (il avait fait scandale chez Letterman).

13 commentaire(s)

12 juillet 2010

Mais bon dieu, pourquoi le travail ?

Je suis de semi-bonne humeur. D’une bonne humeur mitigée qui ne demande qu’à basculer vers l’outre-noir. Entre autre parce que je ne comprends pas comment je gère mon temps. (Et aussi parce que j’ai une interlocutrice pour un truc de taff qui écrit « 12 juilet » et « loook » et que ça suffit à me mettre de mauvaise humeur.)

Le problème c’est que je ne parviens pas à dépasser le traumatisme d’être privée de grandes vacances. Vue l’énergie que j’ai dépensée à rester accrochée à l’Education Nationale comme un morpion à un poil de prêtre, j’ai pu atteindre un âge avancé sans vivre cette infamie : continuer à travailler en été pareillement que le reste de l’année. Normalement, à partir de début juillet, c’était la quille. Souvent, je travaillais quand même mais des jobs d’été, ces jobs auxquels la tradition veut qu’on arrive avec la gueule de bois pour oublier que LE TRAVAIL C’EST LA MORT.

Je sais, mon cas présent n’est pas exceptionnel, c’est celui de la majorité des gens. Et bien laissez-moi vous dire que ça n’adoucit pas du tout ma peine. Chez moi, c’est une question d’ordre biologique. Mon organisme est formé à un rythme dit « scolaire ». Mais c’est même pire que ça. Je me rends compte que durant l’année toute ma vie est tendue vers un but ultime : arriver à cette période de deux mois où je me lève à midi, je traîne, je bouquine, je sors me biturer grave dans la soirée et en rentrant je peux me permettre de regarder la télé très très tard dans la nuit alors que de toute façon il fait trop chaud pour dormir. Là, on est lundi, et comme me l’a fait remarquer un interlocuteur amicalo-professionnel au téléphone « je ne pensais pas que tu répondrais au téléphone un lundi à 10h du mat ».

Bah moi non plus.

Et j’en suis pas fière.

L’interlocutrice vient de m’appeler suite à notre différend sur la syntaxe française et m’a demandé « vous avez une adresse mail ? ». Oui. J’ai aussi deux bras et deux jambes figurez-vous. J’ai failli lui dire que c’était titioulecoq@caramail mais j’ai senti que la portée de ma blague la dépasserait. Mais j’adore, j’ai l’impression d’avoir dix ans de moins.

Et la seule perspective que j’ai devant les yeux c’est de voir s’approcher à grands pas et enjambées rapides le mois de septembre absolument identique à tous les autres mois précédents. Rhâââ… Mais bon dieu, pourquoi je suis contre les anti-dépresseurs ? Pourquoi ai-je une telle droiture morale et intégrité intellectuelle ?

A l’heure actuelle, je sais que c’est les vacances d’été parce que :

1°) les grilles de France Inter ont changé

2°) Secret Story a commencé

3°) meilleur ami qui-est-prof est en vacances.

N.B. : j’adore beaucoup moins l’interlocutrice qui vient de prévenir la hiérarchie que je voulais pas suivre ses indications avec ses fautes d’orthographe. Je passe une excellente journée. Je frôle l’ulcère. Mon humeur a dépassé le stade de l’outre-noir.

J’ai besoin de vidéos pour compenser/décompresser.

Si seulement tout dans la vie pouvait être aussi simple que ça :

La meuf tellement affreuse qu’elle arrive même à culpabiliser son chat. Et qui, accessoirement, doit être la cousine de la si sympathique demoiselle qui écrit loook pour ensuite se plaindre de moi.

Heureusement, il reste un soleil qui brille dans nos vies monotones. Et ce soleil se nomme Lindsay. Voir Lindsay Lohan pleurer c’est beau comme regarder un double arc-en-ciel au-dessus d’une forêt de peupliers. (Je crois qu’il faut vraiment que cette journée finisse.)

Et j’ai un nouveau fond d’écran (avant, j’avais un fort jolie paire de fesses masculines) :

bacon-space-kitty-22180-1278510824-21

Conclusions :

1°) Je devrais envisager sérieusement de me remettre au live-blogging de travail pour supporter ces journées.

2°) Un week-end de deux jours est totalement insuffisant pour supporter ce lundi.

3°) Maintenant que le mondial est fini, je dois trouver autre chose pour me ménager des pauses bonheur.

4°) Mais bordel de chiottes à loutre : comment un mec a pu se faire élire avec un slogan qui parlait de travailler plus ?

33 commentaire(s)

5 juillet 2010

Les fails techniques et le silex

Les malédictions sont cycliques, ça, tout le monde le sait, mais je découvre qu’elles sont également thématisées. Là, par exemple, je suis en pleine malédiction technologique.

Ca a commencé avec le boitier TV de la freebox qui tombe en rade. Pas en rade genre il affiche « réseau » et il suffit de hardrebooter. Non. Juste il s’allume plus. Il est dead. Et comme il faudrait : appeler la hotline pour m’entendre dire qu’il faut que je leur renvoie et donc que je passe à la poste pour faire un colis, ça m’a découragée. (Du coup, j’ai fini Cougar Town, United States of Tara, la 3ème saison de Véronica Mars et je découvre les Tudors. D’ailleurs, je ne suis pas tout à fait d’accord avec certaines répliques du personnage de Thomas More mais j’écrirai directement à Showtime pour régler ça.)

Mais la vraie malédiction s’appelle Apple. (Non, pas l’iPhone 4, j’en ai rien à foutre, moi j’ai un bon vieil iPhone 3G des grands-mères.) Apple, vous savez la firme qui a inventé l’informatique sans bug et l’ordinateur blanc ? L’autre jour, pleine d’innocence, je branche mon iPhone à l’ordi. Itunes me dit qu’il a une super mise à jour pour moi. Great. Je fais la mise à jour de l’OS4. Tout se passe bien. Je rallume mon iPhone, je fais mon code pin et là… Rien. Leur putain d’OS de merde ne veut pas reconnaitre ma vieille carte sim.

Steve Jobs vient donc d’inventer la mise à jour qui rend ton téléphone inutilisable. Apple, toujours un temps d’avance. Même Microsoft, je répète MEME MICROSOFT, n’y avait pas pensé. Microsoft est pourtant à la pointe de ce genre de conneries, ils avaient mis au point les nouveaux logiciels carrément moins bien que les anciennes versions. Ce qui, déjà, constituait un pari philosophique puisqu’il s’agissait évidemment d’inverser les paradigmes habituels de la pensée technologique : « c’est nouveau, c’est mieux ». Microsoft donc, avait inventé « c’est nouveau, c’est moins bien ». Apple arrive avec « c’est nouveau, ça marche plus ».

Mais Google, vous faites quoi ? Vous allez être hyper ringards avec vos mises à jour performantes. (En même temps, je parle là d’une entreprise qui vient de décider de se lancer dans la création d’un réseau social parce que ça a l’air de marcher pas mal pour un réseau étudiant qui s’appelle Facebook.)

Donc, je n’ai plus de téléphone. En même temps, j’ai horreur du téléphone donc ça n’est pas très gênant. En fait, il faut rectifier : je n’ai plus de smartphone. Si je sors de chez moi, je n’ai plus accès à mes mails : préhistoire me voilà. Trouve-moi un silex que j’allume ma clope. Mais que vois-je au loin ? Ne serait-ce pas un ptéranodon qui vole devant ma fenêtre ? (l’auteur s’accorde le droit de refaire les mêmes blagues à un an et demi d’intervalle.)

pteranodon

Mais en un sens, la disparition du smartphone est un prétexte rêvé pour reste renfermé chez soi. Sauf que quel est l’intérêt de rester enfermé à la maison quand on n’a plus la télé ?

Comme si ça ne suffisait pas, Ouin-Ouin fait un come-back dans ma vie. Il est venu demander une aiguille. (Après la seringue, j’y vois comme une forme de logique.)

Dernier fail technique. Vous vous souvenez de il était une fois sur le web, le blog de ma copine. Bin figurez-vous qu’il existe à Paris un être humain qui a trouvé que nos textes à Francesca et moi étaient assez drôles pour être adaptés sur scène. C’est donc fait, c’est au théâtre de la manufacture des abbesses. Je vous préviens tout de suite aimables lecteurs : ce n’est pas du tout à l’adresse des geeks. C’est un spectacle très girly – pas du tout 4chan. (D’ailleurs, mes posts qui ont été repris sont les premiers du blog, à l’époque où j’avais encore quelques préoccupations type rapports hommes/femmes. Donc avant les posts pour me plaindre de l’iOS4.) Bref, c’est plutôt pour les meufs. Mais c’est beaucoup mieux qu’Arrête de pleurer Pénélope. Que j’ai pas vu mais ça ne m’empêche pas d’avoir un avis sur la question.

Ceci aurait dû constituer un moment de félicité pour moi. Et un excellent moyen de rassurer ma mère quant à mon avenir. (Mon père, lui, croit que je suis prof de français. Ne me demandez pas pourquoi, je n’ai aucune idée d’où il a sorti ça.) Sauf que l’affiche est arrivée dans le métro. Et sur l’affiche, nous pouvons noter pas une MAIS deux fautes d’orthographe :

blogueuse

Vous n’imaginez pas l’effort que c’est pour moi de poster cette affiche. Qu’il y ait une faute à Bridget Jones, passe encore. Mais à mon nom… En tout cas, c’est grand dommage parce que le spectacle est vraiment coolos, que Camille, la metteuse en scène, a fait un super boulot et que les trois actrices sont bonnes et bonnes. (Barbara Gourde)

Pour finir, je me dois de vous faire profiter d’une citation d’Antonin Artaud qui m’a fascinée. (Auteur schizophrène qui a inventé la pièce de théâtre où les gens font que hurler en se trainant par terre.) Artaud donc a écrit : « Quand mes dents ne sont pas menacées, tous les chats du monde ne sont pas dangereux. » (In les lettres de Rodez) Personnellement, je trouve ça beau comme un Ouin-Ouin sans béret.

Last but not least, la vidéo d’un chat en burqa qui se fait violer (je m’entraîne à faire des intitulés type LePost) :

Kitteh Noms Purrito – watch more funny videos
Un hérisson qui nage. Aucun intérêt me direz-vous, et vous aurez raison.

Et mon détournement préféré de Twilight sucks

tumblr_l2h90bqkJE1qze5zho1_400

28 commentaire(s)