Social

fil rss girls and geeks girls and geeks sur facebook girls and geeks sur facebook

Citations

Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

Cam

profil1

Les Archives

3 mai 2010

Mes vacances en Grèce – part one

Les vacances c’est quand même un putain de bon concept… Enfin, ça serait un concept parfait s’il n’impliquait pas intrinsèquement son opposé.

J’étais donc en vacances en Grèce.

Il est important de savoir que j’aime pas la Grèce. Ca fait longtemps et je n’ai aucunement l’intention de changer d’avis sur la question. Je suis quand même repartie encore une fois là-bas parce que je suis bonté, compassion, don de soi et que j’ai senti que j’allais m’en manger une si je refusais encore une destination de vacances.

Pourtant, entre la Grèce et moi, c’était bien parti.

D’abord, j’ai fait quatre ans de grec ancien, dont deux en intensif à raison de 5h par semaine. (On ne m’avait pas mis un flingue sur la tempe.) A l’époque, j’étais complètement enthousiasmée à l’idée de lire Sophocle dans le texte. D’ailleurs, j’ai eu 19 au bac, sachez-le. (J’aime assez égrener de ci de là mes excellentes notes au baccalauréat. Dans quelques années, j’organiserai un concours pour que vous me redonniez mes résultats exacts matière par matière.) Au final, tout ce qu’il me reste de ces centaines d’heures c’est évidemment « o kallos ippos » (avec un esprit dur sur le o).

Ca veut dire : le beau cheval.

Ca peut être assez utile quand tu vas en Grèce à cheval.

Moi, j’ai pris l’avion.

Autre point qui aurait dû m’amener à aimer ce pays : j’aime pas les riches. Ca n’a rien de politique. Juste, les riches sentent mauvais parce qu’ils mettent trop de parfum. Et aussi, ils s’habillent comme des putes.

Dernière chose : j’adore la moussaka et le yaourt au miel.

Sauf que quand je suis allée en Grèce, j’ai pas aimé. Pas du tout du tout. D’abord, j’ai pas aimé faire 5km à pieds pour aller voir un temple d’Athéna, m’arrêter devant un caillou somme toute fort banal et à côté une pancarte « ICI se dressait le temple d’Athéna, avec ses 52 colonnes doriques, son fronton représentant la bataille de Troie. L’intérieur était orné de peintures rouges représentant les dieux de l’Olympe. »

Ensuite, j’ai pas aimé les Grecs. Mais là, j’ai pas trop d’argument pour développer. Enfin, si. J’ai une anecdote. L’anecdote qui fait que je suis assez connue à Naxos. (Je crois même qu’ils ont érigé un caillou à ma gloire.) (Oui mes bons amis, vous connaissez tous cette histoire, je la radote depuis des années mais je vais la re-raconter encore une fois. Et je la raconterai à chaque fois que je retournerai en Grèce.)

A Naxos, j’étais donc partie contempler un vestige de temple. (J’avais pas encore compris l’arnaque.) Pour prendre des forces – fallait quand même marcher 20 minutes au soleil – en sport, je vous le dit tout de suite, j’ai pas eu 19 au bac – j’avais mangé une bonne moussaka. Après, on a vu le caillou en question. Ensuite, on a voulu rentrer. On a pris le bus. Je ne me sentais pas très bien, je voulais m’asseoir, je me suis donc installée à côté d’une grosse allemande en short. La personne qui m’accompagnait est restée debout  à côté de moi. On était hyper serrés, le bus était blindé. Je dodelinais de la tête sur mon siège, le bus roulait dans les montagnes, on allait de zigzag en zigzag. Et puis, à un moment, j’ai compris que la moussaka elle passait pas du tout. Mon ventre avait clairement décidé qu’il en voulait pas. Comme à l’époque, je ne m’étais pas encore faite greffer d’autre organe où stocker ce que mon ventre refuse, j’ai senti que j’allais vomir. Là, tout de suite. Dans la seconde. J’ai alors levé une tête affolée. La personne avec qui j’étais et qui me connaissait un peu m’a regardé et m’a dit « NON, tu ne vas pas faire ça ». Ce qui était absurde, vous l’avouerez. En l’espace de quelques nanosecondes, j’ai alors dû évaluer la situation. Un peu à la manière d’une Jack Bauer du vomi. L’option n°1 consistait à vomir sur la personne qui m’accompagnait, qui était debout à côté de moi. Mais elle avait un pantalon blanc. L’option numéro deux c’était de me vomir sur les genoux. Ce qui, franchement, est humainement impossible. C’est un peu comme essayer de s’auto-étouffer à main nue. L’organisme refuse. J’ai donc opté pour l’option numéro 3 qui a consisté à me tourner vers ma voisine, la grosse allemande, et à sciemment lui dégueuler sur les cuisses. Cuisses qu’elle avait donc dénudées, rapport à son short trop petit et trop court.

C’était horrible.

Surtout pour moi parce que c’était un gros vomi assez douloureux à cause des morceaux d’aubergines.

L’Allemande, elle a crié. On aurait dit que j’étais en train de la violer. (La nuit, parfois, j’entends encore son hurlement de dégoût.) Elle a essayé de s’enfuir mais elle était bloquée – notamment par moi qui occupait le siège coté couloir. En plus, elle était trop grosse et l’espace tout petit. Du coup, elle a été obligée de rester assise. Le bus s’est arrêté. Je suis descendue finir mon gerbouillis tranquille sur le bord de la route et là, vous ne devinerez jamais, LE BUS A REDEMARRE. Sans moi.

Putain d’enculés de Grecs.

La prochaine fois, je vous raconterai donc mon voyage de la semaine dernière.

En attendant, je tenais à signaler à tous les gentils commentateurs/trices que même si je ne réponds pas, je lis attentivement tous les messages avec joie et allégresse dans le coeur.

Et enfin, parce que le clip de meilleur-ami-Sarah-W-Papsun est vraiment beau, le voilà :

Clip Sarah W_Papsun -PAY TRY- from ben on Vimeo.

Et comme illustration, ça s’imposait :

affiche_attaque_moussaka_geante

40 commentaire(s)

24 avril 2010

Guide des chiottes n°14

Parce que ça fait bien longtemps. Mais il faut croire que je découvre peu de nouveaux lieux. Je vais finir par devoir me lancer dans le descriptif des toilettes de mes amis.

Mais mercredi soir, j’étais pour la première fois dans un endroit célèbre :

IMG_0145

Vous ne reconnaissez pas ? C’est normal, finalement y’a que des touristes qui vont là-bas. (Comme vous pouvez voir sur cette photo, le touriste est vieux.) Le Crazy Horse donc. J’étais invitée pour le lancement de Fluide Glacial Glamour. J’étais contente parce que je suis jamais allée voir un spectacle de meufs à poils alors qu’il parait que c’est une spécialité parisienne. J’étais encore plus contente quand j’ai appris que la place où j’étais coûtait dans les 250 euros. Oui, ça m’a donné l’impression d’avoir non seulement économisé 250 boules mais presque de les avoir gagnés comme si miraculeusement ils se trouvaient sur mon compte en banque. (J’ai récemment rêvé qu’avec mon partenaire vie et appartement, on était trop pauvres pour se payer un appart et qu’on devait en louer un avec des amis dont elle. J’en déduis que la pauvreté c’est comme l’obésité. Vous pouvez maigrir de 50kilos, le problème selon les psys c’est que vous pensez toujours comme une grosse, vous vous pensez grosse. Bah quand on a été pauvre, c’est pareil.)

Du coup, comme une vraie crève la dalle dans l’âme, je me suis réjouie de cette économie de 250 euros.

Kant au spectacle (pointe d’humour philosophique), bah c’était pas mal. Sauf que quand même, malgré tous les efforts esthétiques et chorégraphiques du monde, ce que je regardais c’était pas une oeuvre de spectacle vivant mais des meufs avec les ventres les plus plats du monde. Du coup, je me sentais un peu honteuse de ne pas hocher la tête d’un air entendu sur la beauté des tableaux mais uniquement de penser « elle a un cul de ouf mais ses tétons sont vraiment affreux. Je vois pas bien mais on dirait qu’ils sont fendillés un peu. L’autre-là, elle a des nichons sublimes. Mais elle est moins cambrée. En fait, je préfère la brune. » Réflexions systématiquement suivies de « je me demande, si j’avais fait du sport et de la danse, est-ce que j’aurais pu être gaulée comme ça ? Oh bin oui. J’en suis certaine. j’avais un bon potentiel avant de me coller le cul devant un ordi et un pot de nutella pour les vingt prochaines années. »

Du coup, à l’entracte, quand tout le monde échangeait des critiques pertinentes et spirituelles digne d’un article de Télérama dans la rubrique danse, je suis allée voir Maïa pour lui dire « NON MAIS T’AS VU LEURS VENTRES ? Clairement, y’a pas d’estomac en-dessous… En plus, comme elles ont pas non plus de côtes, je me demande où ils ont mis leur appareil respiratoire et estomacal… Peut-être dans leurs pieds ? » (C’est vrai après tout, peut-être qu’elles mangent et qu’elles respirent par les pieds ? Ca me rappelle un épisode de South Park que je vous recommande où ils se mettent tous à manger par le cul et à chier par la bouche. * et là, le chef de la technique de G&G soupire très fort devant son ordi et se demande si j’ai vraiment bien compris qu’il fallait que je change mes champs lexicaux pour que le blog ne soit plus classé « contenu inapproprié »*)

Sur cet épisode, Maïa raconte sa version des choses. Mais Maïa ment. Parce que Maïa, suite à mes réflexions sur les danseuses, n’a pas du tout embrayé sur mes plaintes médisantes, n’a pas répondu sur l’impossible fluidité de la rotation des cuisses comme elle veut vous le faire croire. Que Nenni. Elle a m’a répondu « je sais pas, ça me choque pas. Je suis pareille en fait. J’ai pas du tout ventre. »

Je l’ai regardée attentivement et j’ai compris qu’elle ne mentait pas.

Trahison totale.

Comment elle peut passer autant de temps à fouiller l’interweb mondial et ne pas avoir de ventre ? J’ai aussi pensé comment elle peut avoir des seins de oufs et pas de ventre, c’est quoi cette putain d’injustice de merde ? mais je préfère pas le dire. Du coup, j’ai voulu me rattraper, genre ça va, on est entre bonnasses on peut se parler librement et j’ai répondu que de toutes façons, j’avais prévu de me remettre au sport et là, elle m’a mis le coup de grâce « pas moi. Il suffit que je soulève un livre de poche pour avoir les bras fermes et musclés. J’y peux rien, c’est génétique. Je prends du muscle hyper facilement. » Va, je te hais pas du tout comme qu’il dirait Corneille.

Je suis alors partie pleurer aux toilettes. (Oui, on y arrive les enfants.) La déco est pas mal (même si avec l’iPhone on voit pas bien) :

IMG_0150

C’est l’occasion de découvrir qu’il a existé une époque où pour faire des chiottes classes, on se sentait pas obligé de les peindre en noir. On mettait des motifs qu’on aurait pu choisir pour sa chambre à coucher, son boudoir ou sa fumerie d’opium. J’aime bien. Mais la vraie originalité, c’est ça :

IMG_0149

Et là, ça m’a laissé fort songeuse. Je sais pas. J’ai envie de dire pourquoi pas. J’ai aussi envie de dire « pourquoi j’ai l’impression que c’est un appel à la débauche et la luxure alors que bon, c’est juste des toilettes doubles ».

En tout cas, je mets deux points bonus pour l’originalité. Le côté : décomplexons le pipi et partageons ces moments d’intimité avec des amis. Mais je retire un point parce que le verrou était cassé et que si tu choisis quelqu’un avec qui aller pisser (en l’occurrence une fille, les toilettes n’étant pas mixtes) c’est pas pour que tout le monde puisse en profiter.

Et sinon, j’ai fait une tentative de duckface croisé avec le froncement de sourcils d’Arnold dans Arnold et Willy. Je pense que c’est une belle réussite en terme d’imitation.

IMG_0155

Et pour finir, je vous rappelle que je m’en vas en vacances pour la semaine. Joie, bonheur et guide des chiottes en perspective.

25 commentaire(s)

21 avril 2010

Le Hurr-Durr et la censure

Je devrais être en train de travailler, d’autant que j’ai mon chef en face de moi, mais je préfère faire des conneries en attendant mes vacances. 1°) Et oui mes enfants, je pars en vacances la semaine prochaine. 2°) Et oui mes enfants, parfois, je fais des conneries inutiles pour me rappeler l’absurdité de l’existence. Par exemple, ce matin j’ai fait ça et j’en suis fière :

ipad

Voilà.

Sinon, si vous étiez des gens peu préoccupés par la plus-value que représente leur productivité pour leur entreprise, vous auriez sans doute remarqué que dans plusieurs lieux de travail, Girls and Geeks est interdit. Censure évidemment. Je dérange le pouvoir politico-financier mais ça, ça n’est pas une nouveauté.

J’ai demandé avis au créateur technique de ce blog, et d’après lui, ça viendrait aussi un peu de la rubrique sexe. Il me conseille de la renommer. J’y réfléchis mais donc ne vous étonnez pas si un jour, en home, vous voyez une catégorie « tartes aux pommes et courgettes ».

Du coup, comme j’avais vraiment mais alors vraiment pas envie de travailler, j’ai fait une vidéo avec le nouveau joujou de Google (vous pouvez jouer aussi) :

Et sinon, venons-en à mon sujet du jour : le Hurr-Durr. Un meme que j’avais déjà croisé de ci delà et que j’affectionne particulièrement.

Je vous signale au passage le site Hurr-Durr.com, très utile pour faire chier un collègue antipathique. D’abord, c’est stupide. Mais surtout, c’est un rickrolling mais en version Hurr-Durr. A savoir que si vous cliquez dessus, vous êtes coincés. Vous serez obligés de quitter de force internet pour que la page disparaisse. Maintenant que j’ai expliqué, je vous mets le lien www.hurr-durr.com. A vos risques et périls.

Donc le Hurr-Durr. Comme l’explique l’Urban Dictionary (le dictionnaire des gentlemen) : « Hurr durr » is the sound of laughter coming from someone with half a brain.

Le Hurr-Durr c’est donc le bruit que fait la débilité. Ainsi, pour un bel effet, on le colle sur des photos représentant si possibles des êtres aux yeux qui louchent, aux bouches tordues, aux membres désynchronisés. Hurr-Durr c’est la bande-son des demeurés profonds ou de la vie de Ouin-Ouin.

Ca marche très bien sur les animaux puisque les animaux sont débiles (sinon, ils auraient inventé les lolhumanz) :

hurr-durr

hurr-durr-bridge

hurrdurrdog

hurrsquirr

Et avec une célébrité aussi :

hurrdurr3

Et avec un animal célèbre :

hurrdurrtikka

24 commentaire(s)

18 avril 2010

Rien de neuf

Je vous préviens, je n’ai absolument rien à dire dans l’immédiat mais c’est juste parce que JE SUIS SUR MA TERRASSE et que je trouve ça particulièrement cool de bloguer DEPUIS MA TERRASSE. Putain… c’est bon parfois de faire sa prostipute bourgeoise.

Pendant longtemps, j’ai honni tous ces gens sur Facebook qui mettaient des photos de leurs terrasses en été. Bah là, j’ai fait pareil. Parce que je considère que cette terrasse, je l’ai méritée. C’est pas une terrasse dont j’ai hérité, c’est une terrasse que j’ai gagnée à la sueur de mon front et de mon clavier.

materrasse

Je sais pas pourquoi, cette terrasse me donne envie de me teindre en rousse.

Cette nuit, j’ai fait un rêve particulièrement intéressant. C’était un cauchemar (comme d’hab). Sauf que là, j’arrivais à trouver à moyen de feinter et de vaincre tous ceux qui me voulaient du mal (= la totalité des êtres de cette planète). Evidemment, je me souviens plus du moyen mais je sais qu’après ma victoire, je m’envolais dans les cieux et que brusquement, j’avais une révélation : je comprenais que j’étais dieu.

Je préfère vous le dire tout de suite : je vois ça plutôt comme un signe de bonne santé mentale.

Sinon, à la base, je ne voulais pas parler de ma terrasse (nous gens qui avons des terrasses préférons rester discrets sur le sujet). Je voulais juste faire remarquer que le pub pour Explorer 8 est magique.

On y voit un cadre dynamique – à quoi reconnait-on un cadre dynamique ? Alors que de toute évidence, il passe l’aprèm chez lui, il porte quand même une chemise boutonnée jusqu’au col ET il s’est rasé de près. Un cadre dynamique qui veut offrir des bijoux moches à sa meuf.

Pour cette pub est-elle une réussite alors qu’à première vue on se dirait plutôt que c’est une daube ? Parce qu’évidemment, on a tous compris que la navigation privée, ça servait pas à aller chercher « bague en diamant en forme de coeur » mais à aller sur pornhub et à ne pas laisser de trace de la recherche « creampie » dans les catégories. Sauf que bien sûr, ils ne peuvent pas le dire explicitement dans leur pub.

C’est un peu le même principe que le vibromasseur que vendait les 3 Suisses sous l’intitulé « massage de la nuque » avec la photo d’une meuf qui posait le vibro sur son cou et qui semblait lui procurer tellement de plaisir.

20 commentaire(s)

15 avril 2010

Day of the past

C’est n’importe quoi.

Le week-end dernier, j’ai battu un record du monde qui mérite bien que je le mentionne (malheureusement, c’est pas le record de Goobox Elementz) : j’ai dormi 29h en une journée et demi. La veille, j’avais été visiter l’appartement de Nadia Daam. « Oh… c’est joli chez toi, c’est grand, c’est beau, et ça c’est les toilettes ? Tu permets que j’y gerbe un coup ? » Heureusement, elle a dit oui.

Comment en suis-je arrivée à dégueuler mes tripes dans le nouvel appart tout beau et propre d’une copine avant de plonger dans un coma cérébral hautement inquiétant ? Il faut que je raconte les choses dans l’ordre.

Mais d’abord, j’ai fait un article sur pourquoi tous les politiques ils disent « Vous savez Laurence Ferrari ». (Variante si  vous vous appelez François Fillon et que vous êtes très zému de passer à la télé, vous dites « Vous savez Patrick Pujadas ».)

Reprenons.

A posteriori, je pense que tout a commencé quand je les ai revus eux :

IMG_1590

Enfin… surtout celui de droite. Parce que celui de gauche, on s’appelle régulièrement pour se dire qu’on n’a pas le temps de se voir. (Je mets pas leurs noms, je soupçonne qu’ils se méfient un peu du grand internet mondial.) Cette photo nous situe approximativement en… allez… 2003. (Date à laquelle, selon l’ami de droite, il aurait pris une photo de moi exactement à la même place, à la même terrasse. Ce qui est plutôt effrayant puisque pas loin de 7 ans et 5 kilos se sont écoulés.)

A moins que tout n’ait commencé quand je les ai revues elles :

IMG_1528

Regardez celle de gauche, elle a bien un air à marabouter les gens. (D’ailleurs, on notera qu’elle dissimule ses mains pleines de doigts.)

Ensuite, il y a eu l’apparition d’une ancienne copine de lycée (je précise que cette phrase n’est pas anodine. Au lycée j’avais peu d’amis PARCE QUE JE LISAIS DES LIVRES et que les ados sont incultes. Et pas par manque de sociabilité.) Bref, donc perdue de vue depuis bien longtemps et je la vois, alors que je relisais paisiblement mon mémoire de maîtrise sur l’analyse rhétorique des discours de Jacques Chirac lors des présidentielles de 2002, je lève un oeil distrait vers la télé et là, je la vois, à l’écran, dans le reportage des Infiltrés sur la pédophilie. Hum… hum… Nonmaisnecroyezpasque, elle était interviewée comme responsable de sites pour ados quoiqueçaseraitlameilleurecachettesi…

Deux jours plus tard, alors que je faisais à Tikka la lecture de mon premier roman daté de 1996, je vois chez Cauet le comité de la claque. Or il se trouve que pour des raisons propres à ma meilleure amie, j’ai fréquenté ces gens de 1998 à environ 2004. Re-choc.

Mais ça ne s’arrête pas là.

Jeudi soir, j’ai bu avec une très vieille copine que je ne voyais plus trop pour des raisons personnelles à nous-mêmes.

Conséquence logique, vendredi matin, je me suis réveillée avec une mare de pétrole dans l’estomac. Ca tombait fort mal et pas du tout à propos puisque dans l’après-midi je devais participer à une émission de télé sur le sexe avec un rabbin, un prêtre et Brigitte Lahaie. Certes, ça ressemble à une grosse blague mais c’est pour de vrai. J’ai donc traîné ma gueule de bois là-bas en pensant que si je vomissais à la télé sur un curé, je deviendrais aussi connue que la pauvre animatrice qui avait vomi devant les caméras et que tout le monde a oubliée.

Ame sensible ne regarde pas et relis plutôt Lamartine.

« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges

Jeter l’ancre un seul jour ? »

Je n’ai pas vomi mais j’ai passé l’émission affalée sur la table avec un sourire crispé. Je me suis juste redressée quand les lumières se sont solennellement baissées et que l’animateur a annoncé « c’est le moment du quizz ». Du quizz ? WTF ? Comme la première question était « quel est le meilleur amant de la bible ? » j’ai flippé ma race. La seule réponse qui me venait c’était Moundir et j’étais pas certaine à 100% que c’était bien le nom d’un apôtre. L’évangile selon Moundir… ? Heureusement, l’animateur ne m’a pas demandé mon avis. (En même temps, je serais peut-être passée au zapping.)

Bref, en sortant du plateau, je me promène dans les couloirs de la télé avec le rabbin qui me racontait des histoires juives de sodomie (véridique) pendant que j’essayais de calmer la grenouille qui faisait du trampoline sur mon estomac. La scène était déjà hautement improbable vous l’admettrez, et voilà t’y pas que je tombe sur un autre individu que je fréquentais de 1998 à environ 2004 et jamais revu depuis. Dingue, non ? (Quand je raconte ça avec entrain aux gens, j’ai droit à deux réactions « heu… ouais » et « ce qui est dingue c’est que tous les gens que tu fréquentais aient un lien avec la télé ».) La main sur son sac à dos, l’ami retrouvé m’annonce alors qu’il revient tout juste d’un reportage dans le Berry sur des moines qui soignent des toxicomanes. Evidemment, à ce stade, j’ai pensé très fort que ma raison vacillait.

Mais comme je suis un être rationnel, j’ai vite compris : j’étais de toute évidence prise dans un vortex temporel. *une pensée pour Day of the Tentacle, best game ever*

dayofthetentacle

Tout ça peut vous sembler anodin. Pourtant, vous ne manquerez pas d’être convaincu que quelque chose ne tourne pas rond quand je vous aurais narré l’anecdote qui suit immédiatement. Pas plus tard que l’autre jour, je demande à ma chère et respectueuse mère pourquoi dans l’appart où on a vécu pendant dix ans la salle de bain était peinte en bleu presque noir. A quoi elle me répond que pas du tout, elle n’était pas peinte en noir. J’insiste « mais si, et y’avait du carrelage rouge, du carrelage chauffant ». Et là, coup de grâce, ma propre mère m’annonce « je n’ai jamais eu de carrelage chauffant ». Godness… Je suis en plein épisode de la quatrième dimension.

Encore plus dingue, j’étais en pleine rédaction de ce post quand je reçois un mail d’une copine avec qui j’étais brouillée depuis septembre 2008.

A ce rythme, dans deux heures, Tikka va se lever sur ses petites pattes et m’annoncer d’une voix claire qu’elle n’est pas Tikka mon chat mais Chloé mon poisson rouge mort en 1990. (Note à l’intention de ma soeur: je n’ai jamais oublié quand tu m’as annoncé le décès de Chloé parce que « tu comprends, il faisait très chaud ». Mouais… très chaud, n’empêche que Chloé était dans de l’eau et que j’ai jamais bien compris comment il avait pu mourir de la chaleur.)

Et sinon, BONUS N°1 le meilleur jeu du monde, ne serait-ce que parce qu’il est injouable : un Tetris dans une courbe. Génie.

Capture d’écran 2010-04-12 à 11.26.10

Last but not least, BONUS N°2 je vous parlais récemment de ma satisfaction d’avoir vu pour de vrai un axolotl à l’aquarium international de Trouville. Et j’ajoutais que c’était un des éléments récurrent de la webkultur. Et bin, la preuve, j’ai trouvé une vidéo en son honneur :

Et

29 commentaire(s)