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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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tartine

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8 octobre 2010

Le sens de la vie et la chlorophylle

D’abord j’ai z’été très déprimée. Et j’avais visiblement un problème de teint/cernes/cheveux.

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Pour vous donner une idée de mon état, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’abandonnais des chatons.

Ensuite, comme mon cerveau est magnifiquement conçu, il s’est dit que ça servait à rien de déprimer alors que depuis des années, il a mis au point une autre technique tout aussi inefficace pour régler les problèmes : somatiser. Conséquemment, je pense qu’il va me falloir une greffe d’estomac d’ici quelques semaines.

Signe d’une incroyable interconnexion entre mon karma merdique et le web, partout où je vais (heu… il faut évidemment comprendre « sur toutes les pages internet que je visite » pas genre « partout dans le vaste monde où il faudrait que je quitte mon pyjama pour aller voir »), bref, partout où je vais, je tombe sur le meme Forever Alone, symbole de la solitude absolue. (Pourquoi ce meme qui date de 2007 ressurgit-il précisément en ce moment ?) En gros, il faut coller le gribouillage de la tête qui pleure légendée « Forever Alone ». Par exemple :

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Ou alors :

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Et :

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Détournements qui ont donné lieu à des détournements (moteur classique du meme)

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Mais en fait, le plus beau, c’est celui-là (juste le template seul) :

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Mais hier soir, j’ai trouvé la solution à tous mes problèmes. Il faut que je transforme ma vie en un concert infini d’Of Montréal. Deux heures et demies de sauts hystériques en hurlant, tout ça dans un bain de sueur qui ne sècherait jamais.

Bref. En attendant de louer Kevin Barnes à vie, je m’en vais tester une autre méthode pour améliorer ma vie. Et là, attation, c’est du lourd. Je pars en week-end avec les gens de le travail. (Ouais.) (Je sais.) (J’ai accepté de partir avec des personnes humaines dans un endroit où la chlorophylle pousse sauvagement tel un étalon au galop.) (Je crois que je suis en quête de sens dans ma vie.) Le but du week-end n’est pas très clair mais a priori, on m’a promis que c’était pas un piège pour m’enfermer dans une maison en Normandie et m’obliger à faire les articles que je rends pas parce que j’ai trop mal à mon ulcère pour écrire. Si vous voyez un article de moi sur Slate, appelez immédiatement la police.

En cas d’attaque de panique, j’ai heureusement trouvé une combi parfaite pour ce week-end :

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Avant de vous abandonner, je m’en vais vous donner des petits conseils de mamie web. Quand vous aurez fini de lire ce post, vous allez sur votre Facebook me changer tout de suite vos paramètres de confidentialité. Et oui mes enfants, vous l’avez sans doute constaté, Zuckerberg nous a mis de la géolocalisation sur le site. Mes enfants, la géolocalisation, c’est le mal. (Enfin… tant qu’on la maîtrise pas.) Evidemment, Mark nous a bien dit que tout était réglé pour qu’on ne soit pas localisé si on ne le veut pas, c’est-à-dire si on ne checke pas. Sauf qu’en allant vérifier sur mon compte, je suis tombée sur ça :

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Le truc par défaut c’est « seuls vos amis peuvent indiquer où vous vous trouvez ». Seuls vos amis… Mer il et fou et complètement con! C’est ça qu’ils appellent un réglage satisfaisant des paramètres de confidentialité chez Facebook ? Il suffit que n’importe quel trou de balle que vous avez accepté en friend y’a 3 ans et à qui vous avez jamais parlé vous croise quelque part pour qu’il soit autorisé à signaler à l’interweb votre présence ? Godness… J’en déduis que pour Facebook, « contrôler les choses » = « faire confiance à vos 400 friends ». Il faut donc aller changer en « n’autoriser personne parce que je suis un gros paranoïaque et que les gens me veulent du mal ».

Un bien joli lien (via Ecrans) (on met le son avant de cliquer merci)

Un gif digne de Beaubourg (via Dianou).

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2 octobre 2010

Coach parle de Morandini et de marinière

Je suis essorée, ma vie ressemble à la rencontre d’une machine à coudre et d’un parapluie sur une table de dissection (Lautréamont, les chants de Maldoror). En conséquence de quoi, je ne peux pas trop bloguer en ce moment vu que j’ai un besoin vital de faire des listes et des planifications de vie.

Bref. Aujourd’hui je vais vous laisser seuls avec coach (j’aime coach d’amour) pour qu’il vous raconte une histoire qu’elle est belle comme une parabole biblique, sauf qu’elle parle pas d’amour, de petits pains et de prostituées mais de l’état de la presse.

Morandini, il cite peut-être pas ses sources mais au moins il en a

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Le sujet est anodin, l’article tout autant. Et pourtant… Tout commence par un papier sur les marinières dans le magazine Elle du 10 septembre 2010. Penelope Cruz en Une et déjà cette accroche sur la couverture « Polémique : faut-il jeter sa marinière ? ». L’article en double page (p. 64-65) argumente sur les raisons ou non de jeter cet habit, un peu trop à la mode pour celles et ceux dont la raison de vivre est de ne porter que ce qui n’est pas encore hype.

Non, il ne s’agit pas de prendre position, je vous rassure. Ce qui m’intéresse, c’est une petite phrase qui débute le deuxième paragraphe : « On raconte qu’un journaliste d’un magazine de mode a lancé une circulaire pour interdire le port de la marinière à ses consoeurs, horrifié de voir, chaque jour, au moins une sur deux arborant son pull à rayures bleu et blanc ».

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Il faut bien décrypter cette phrase pour en comprendre tous les tenants et enjeux :

1°) « on raconte » : c’est une histoire qui circule de manière persistante, on peut imaginer entre gens de la mode, chez les journalistes spécialisés… L’emploi du « on » signifie soit que le journaliste-enquêteur veut protéger ses sources, soit qu’il n’y a pas eu accès directement mais que dans ce cas, l’info est suffisamment crédible et recoupée pour être publiée.

2°) « un journaliste d’un magazine de mode » : c’est sérieux. On parle d’un journaliste d’un magazine de mode, quelqu’un d’influent, d’important dans la chaîne de production de valeur d’un support papier, quelqu’un qui ne plaisante pas avec la déontologie et qui met un point d’honneur à être à la hauteur de ce que son métier lui impose.

3°) « une circulaire » : on est dans le langage volontaro-sarkozyste. Ce journaliste n’a pas fait une note interne, un mail… Non, il a fait une circulaire. « En droit français, une circulaire est un texte destiné aux membres d’un service, d’une entreprise, d’une administration », selon Wikipédia. Rapportons nous à ce qu’elle signifie dans la fonction publique pour en comprendre le véritable enjeu : « une circulaire est un texte émanant d’un ministère et destiné à donner une interprétation d’un texte de loi ou d’un règlement (décret, arrêté), afin que ce texte soit appliqué de manière uniforme sur le territoire. » Par exemple, l’expulsion des roms fait l’objet d’une circulaire.

4°) « pour interdire le port de la marinière à ses consoeurs » : on retrouve l’aspect coercitif et sans exception possible, de la circulaire, mais surtout on apprend que le conflit oppose UN homme et DES femmes et c’est le rôle de l’homme que de sortir la femme de sa condition de gnou qui va boire dans la rivière où il y a le crocodile parce que sa collègue gnou d’à côté y va. Ou alors il y a une interprétation sous-jacente encore plus misogyne mais je n’ose y croire tellement on ne sait jamais où placer le « y ».

5°) « horrifié de voir » : nous avons affaire à un journaliste, quelqu’un de sérieux donc, et pour qu’il soit horrifié, faut vraiment que ça soit grave. Oui, le journaliste, il a forcément assisté à un conflit, deux génocides, six émeutes, ou fait l’interview d’un mannequin, donc il en a vu d’autres et il en faut pour le choquer. Mais là, il n’est même pas choqué. Il est HORRIFIE.

Voilà, vous ricaniez peut-être au début de cette note, mais je vous sens blêmir. Parce que la manière dont on vous raconte cette histoire, la terminologie employée, la dramaturgie et la mise en scène de l’info, tout est fait que vous pensiez que tout est VRAI et GRAVE.

Passé ce même terrible moment d’effroi lorsque j’ai appréhendé ce que cette phrase représentait, j’ai aussi réalisé que cette histoire me disait vaguement quelque chose. Et pas seulement parce qu’ « on » me l’avait raconté.

D’abord, je me suis dit à moi-même :

« Tiens, c’est marrant, moi aussi, y’a pas longtemps j’ai été journaliste dans un magazine de mode ».

Et puis, je me suis dit aussi :

« Tiens, c’est marrant, moi aussi, y’a pas longtemps j’ai été journaliste dans un magazine de mode et j’avais noté que beaucoup de monde dans ma boîte portait la marinière. »

Et puis, je me suis dit encore :

« Tiens, c’est marrant, moi aussi, y’a pas longtemps j’ai été journaliste dans un magazine de mode et j’avais noté que beaucoup de monde dans ma boîte portait la marinière et je passais mon temps à ricaner grassement de cette mode grégaire. »

Et puis, je me suis souvenu d’autre chose de plus précis. Le 3 décembre 2009, je participais à une réunion de l’ensemble de la rédaction de Grazia,le magazine de mode en question. Réunion au cours de laquelle on aurait pu croire que bon nombre de participants s’était donné le mot pour porter la marinière. Nous avons un peu déconné sur l’uniformité des goûts, et au sortir de cette réunion, l’assistante de la rédaction a diffusé ce mail à tout le monde pour poursuivre la blague :

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Alors, voilà, maintenant, je me demande si ce mail a un lien avec la fameuse circulaire. Parce que si c’est le cas, je rêverais de pouvoir remonter le fil du téléphone arabe pour savoir comment une blague de potache se transforme en info centrale d’un article. Juste pour comprendre. Et rire aussi. Ou pleurer.

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24 septembre 2010

De le hipster, de le chat, de le panda, de le web

J’avais commencé un post de fille mais là, il se passe trop de choses sur le web.

D’ailleurs, je viens de réaliser que j’ai vraiment le cerveau pourri par l’interweb. Après avoir rêvé que je communiquais par mails télépathiques, cette nuit j’ai fait un cauchemar. Dans un cauchemar classique vous rêvez d’un truc horrible, ok. Dans un cauchemar-web, le truc horrible prend la forme d’une vidéo Youtube. Ouais. Je sais. Trop de vidéos de chatons pendant la journée nuit au sommeil. J’ai donc rêvé qu’on m’envoyait un lien vers une vidéo Youtube atroce-atroce-atroce. Je pense qu’on peut situer les prémisses de tout ça en 2008 quand j’avais fait un rêve pseudo érotique avec mon ordinateur comme partenaire sexuel. Je crois que je l’avais raconté dans un post mais j’ai trop honte pour aller déterrer ce truc-là.

Par contre, il est assez clair que mon inconscient n’a jamais enregistré l’existence du téléphone portable. Jamais, au grand jamais, dans mes rêves, ne me vient l’idée de téléphoner à quelqu’un et pourtant, souvent, ça me serait assez utile. Je suis directement passée au rapport charnel avec mon ordi. Mais, et c’est donc là que ma psyché inaugure une ère nouvelle, désormais, l’appareil lui-même est évacué de mes nuits. Dans mes rêves, je ne suis pas devant mon ordi, je fais des choses et c’est comme si le web était devenu un sixième sens, plus d’écran, plus de clavier. Les pages web s’impriment directement sur la surface du monde. (En gros, j’ai déjà intégré le système de Pranav. Ca, c’est pas honteux donc je veux bien chercher.)

Bref. Reprenons avec quelque chose qui n’a rien à voir parce que les transitions et la thématisation c’est has-been. J’ai la fierté de vous présenter la meilleure pub EVER, une pub égyptienne. Ce pays aura donc construit des pyramides et fait « never say no to a panda ». Et pourtant, la pub c’est le mal. La pub c’est Babylone. La pub rend les gens malheureux. Mais cette pub-là… <3

N’est-ce pas ? (Ma préférée c’est la dernière, au supermarché.)

Comme certains n’arrivent pas à lire la vidéo, j’essaie avec ce lien-là :

Never Say No To Panda – watch more funny videos

Dans la série des animaux, ça :

Vous allez me dire que cette vidéo n’a d’intérêt que son très fort concentré de mignonnerie. Et bien non. En la regardant la première fois (je l’ai regardée 19 fois hier, après je m’étonne de rêver de Youtube), y’a tout de suite quelque chose qui m’a interpellée. Un truc qui résonnait dans mon petit coeur. C’était un peu comme la montagne dans Rencontre du troisième type. J’ai mis un petit moment à comprendre que cet adorable chaton me rappelait irrésistiblement quelqu’un. Et quelques minutes supplémentaires avant d’identifier la personne. Moi. Et ouais. C’est clairement moi ça. Quand on décortiquera mon cerveau, tout au fond, on trouvera ce craquant petit chaton et on comprendra que je n’étais qu’un cyborg contrôlé par un chaton gris. Ce qui, vous l’avouerez, expliquerait énormément de choses…

Ca, je le poste parce que, je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à Diane :

Après ces amuses-gueules, passons au lourd. Le lourd est en passe de devenir un mème. Un mème qui s’appelle Interior Semiotics, ça ne pouvait que m’interpeller. (La sémiotique c’est ma religion, depuis ce jour de 1988 où je me suis demandée pour la première fois si la vie avait un sens, et si le langage à travers une tentative d’organisation du chaos du monde perçu, ne cherchait pas simplement à rendre signifiant ce qui n’était qu’absurde. Quatre ans plus tard, à mon entrée en sixième, je choisissais assez logiquement sémiotique en option.) En fait, Interior semiotics n’est pas une mauvaise traduction de Wittengstein. C’est une vidéo. Et je préfère vous prévenir avant que vous la regardiez… c’est… indescriptible. Le summum du malaise et du n’importe quoi est atteint ici. (Elle est un peu longue, je sais mais je vous promets que ça vaut de l’or.)

Remettez-vous. (Oui, je vous le confirme, le moment où le caméraman filme le public, mademoiselle s’introduit des spaghettis pourris dans la chatte.) Il est évident que cette jeune femme cherche à nous dire quelque chose sur la société de consommation, la sexualité, l’image de la femme et le pipi. Le problème c’est que le message un peu abscons. En règle générale, je n’ai rien contre l’introduction du pipi dans le spectacle vivant. Du temps de ma folle jeunesse, quand je préférais ne pas manger pendant un mois pour me payer un abonnement au théâtre de la ville (à l’époque, je méprisais la nourriture, je ne connaissais pas encore le burger cheese bacon de l’Indiana), j’ai moultement apprécié de voir des danseuses faire pipi sur scène. D’ailleurs, mon dramaturge vivant préféré c’est Rodriguo Garcia. Mais bon, chez Rodriguo Garcia, si les acteurs font pipi devant vous, (comme dans Jardinage humain) c’est quand même au bout d’une heure de spectacle avec un crescendo dramatique.

Bref. Vous imaginez bien que certains n’ont pas trop saisi l’intérêt artistique de la performance de mademoiselle qui, on ne pourra pas lui retirer ça, est prête à donner beaucoup d’elle-même pour ne pas faire avancer l’Art d’un iota. Sur le web (ou sur 4chan) ça provoque une certaine colère contre ce qu’on appelle les hispters. Les hipsters, c’est pas juste des mecs avec le combo slim/chemise à carreaux/grosse lunette (non, les publicitaires vous mentent), c’est aussi et surtout aux Etats-Unis les représentants d’une certaine culture hypra indé underground que certains soupçonnent de snobisme. C’est pourquoi ces jeunes qui applaudissent mademoiselle-j’ai-pas-peur-du-moisi-vaginal, sont considérés comme des hipsters. Remarquons qu’un individu reste halluciné devant cette scène, lui :

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Je pense que la grosse erreur ce n’est pas d’avoir fait ça, mais de l’avoir filmé (et mis sur internet évidemment). Mais juste filmé. Typiquement, ce genre de happennings, qu’on les considère comme de l’arnaque d’intellos pourris ou comme une performance intéressante, ne doit jamais être sous forme d’images. Ca n’a de sens (si ça en a un) qu’en live, quand on voit devant soi la fille faire ça.

Au final, j’ia envie de dire :

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18 septembre 2010

Crise existentielle et cellulite

Depuis 2008, quand c’est le bordel dans ma vie, quand les choses, les gens et mon cerveau décident de faire de ma vie une oeuvre de peinture abstraite croisée avec de l’art brut et du vomi de labrador, il y a au moins un truc qui reste solide. Droit. Inébranlable. Le truc auquel me raccrocher.

Le blog.

C’est même en partie pour ça que je l’ai construit de mes petites mains. Mon abri anti-atomique.

Ok.

Donc.

Aux abris.

Bloguons.

First, essentiel, j’ai fait un article pour slate, que dis-je… un tutorat pour écrire des romans de Marc Levy parce que moi aussi je veux quitter mon emploi et devenir un artisan de la littérature.

Ensuite. Cherchons de petites sources de bonheur. Et là, vous me voyez venir comme le pédobear dans la crèche, avec ma vidéo de chat sous le bras. Bah oui.

Je crois que je veux rester toute ma vie devant mon ordi à regarder ça et Keenan. En boucle.

Autre moyen de réaction face au bordel existentiel : devenir obsessionnelle. (Ce moyen est sponsorisé par l’hôpital Sainte-Anne.) Donc hier, j’ai passé une partie de la journée sur le catalogue en ligne de la Redoute, et ce, grâce à Jess, (merci Jess). Que faisait Jess – Jess est un garçon – sur ce site à la rubrique string noir ? Je l’ignore. (Peut-être que je devrais parler de Youporn à Jess ?) Bref. Sur le site de la Redoute, on découvre un reste du XIXème siècle, comme un fossile photographique. Une photo non retouchée. Oui. Ca existe donc. Mieux. C’est une photo de lingerie. Bienvenue dans une époque où c’est l’absence de retouches qui saute aux yeux. Je savais que vous ne me croirez pas, donc la preuve en image. Un string en dentelle avec de vraies fesses avec de la vraie cellulite et de la vraie chair de poule.

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Du coup, j’ai cherché s’il y en avait d’autres. La réponse est oui :

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Sommes-nous face à un choix politique ?

J’ai eu l’espoir pendant quelques minutes d’avoir découvert un scoop, de pouvoir dès lundi matin titrer un article : La Redoute était dirigée par des féministes marxistes. J’aurais pu faire une chronologie du mouvement en remontant aux premiers sex-toy vendus par le magazine. « Non contente d’avoir poussé les femmes à se procurer seules du plaisir sexuel, les incitant à jouir librement, la Redoute tente désormais de leur faire croire que la cellulite n’est pas un fléau à combattre à tout prix. » On perçoit bien la logique idéologique derrière tout ça.

Mais après investigation, grosse grosse déception. Apparemment, il ne s’agirait pas d’un choix politique mais d’une erreur. En effet, d’autres photos sont (mal) retouchées. (En même temps, qu’est-ce qui nous empêche de voir dans ce détourage foireux une critique de la retouche moderne ?)

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Ou alors madame a une inquiétante tumeur à l’intérieur de la cuisse.

La gagnante est la madame en-dessous qui est à la fois retouchée et pas.

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Pour finir, je tiens à saluer personnellement les tentatives de Pierre Lapin pour lancer des mèmes français. En l’occurrence Jean-Luc Delarue à voir ici, un bien joli mashup.

Je retourne à mon vomi de labrador. Bon week-end.

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14 septembre 2010

Keenan est ma religion

Comme aujourd’hui, à 17h, j’ai atteint le score de quatre réflexions de mon chef de travail sur le fait que Cécile et moi sommes dissipées, agitées, bruyantes, « pire que Quentin, Grégoire et Vincent réunis », je vais bloguer pour arrêter de faire des sous-entendus lesbiens à ma voisine.

En parlant de sous-entendus lesbiens, j’ai fait un rêve qui aurait fait frétiller de bonheur la concierge de Freud. En substance, ça se résume à une phrase :

« Pourquoi attendre d’avoir une clé que tu n’auras jamais … pour ouvrir la serrure ».

Ce n’est pas une traduction moderne d’un sonnet de Du Bellay, mais une phrase venue directement de mon inconscient. Et ouais, je fais des rêves comme ça. Si vous voulez fonder une religion dont les versets seraient tous tirés de mes rêves, feel free. En l’occurrence, ça venait d’un vieux sage avec qui je communiquais par mail télépathique. (Une question au passage : sommes-nous nombreux à rêver sous forme de boîte gmail ?) Et même que ce secret de la vie était accompagné du dessin ASCII d’une serrure. (Deuxième question à ceux qui rêvent aussi de mails : est-ce que ça vous arrive de voir des dessins ASCII pendant la nuit ?) Epargnez-moi immédiatement tous vos commentaires psychanalytiques. (FRANCESCA JE T’ENTENDS D’ICI. J’ai pas de clé, j’ai pas de phallus blablabla.) Extasions-nous plutôt sur la puissance poétique et philosophico-métaphorique de mon inconscient.

Deuxième objet d’extase : my favorite boy on the internet. Keenan. Ah… Si seulement j’avais encore 12 ans… il deviendrait mon meilleur ami. Quel dommage que j’ai 17 ans. Je le kiffe grave. Ca fait un moment qu’il poste des vidéos mais cette fois, il a trouvé l’équilibre parfait (je suis sérieuse hein, je suis sincèrement fan) (au fronton des églises que vous construirez, vous pourrez le représenter à ma gauche) (Keenan, tu es Keenan, et sur ce Keenan, tu bâtiras mon empire numérique.) (Je mets plein de parenthèses comme Simone de Bougeoir que je vénère – vous pourrez la faire figurer sous la forme d’une colombe au-dessus de ma tête. En plus, on m’a dit qu’elle lisait mon blog de temps en temps.) Bref. Un jour, Keenan sera le chanteur d’un groupe qui pourrait s’appeler Hot Chip, groupe qui composera un oratorio à la gloire de mon inconscient.

A se passer en boucle pour que la journée soit plus belle.

A mettre en fond d’écran pour affronter l’existence :

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Last but not least. Je cherche une idée d’article pour Brain. Je lance donc un appel général : qui veut me donner une idée d’article ?

En fait, je crois que j’ai fait ce post uniquement pour retrouver plus vite la vidéo de Keenan.

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