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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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18 juin 2010

Collègue, mensonge et gruyère

J’ai commencé à écrire un post faussement intelligent mais là, je n’ai pas le temps de le finir alors, encore une fois, du vrac.

(Et je veux répondre encore sur Lost mais ça sera plus tard.)

D’abord donc Toi, mademoiselle à moitié nue qui passe dans mon bureau depuis trois heures, j’aimerais bien que tu m’expliques où t’as mis ta graisse qui sert à faire des bébés ?

Ensuite, pourquoi Alexandre et moi on a décidé de travailler dans un cendrier géant ? Alexandre c’est mon « COLLEGUE ». (Je raconterai tout ça en détail incessamment sous peu.) Je suis tellement heureuse de voir un être humain qui travaille à côté de moi, d’autant qu’Alex est le meilleur collègue possible, que je le poursuis en criant « COLLEGUE ». Il doit penser que je ne connais toujours pas son prénom.

colleguealex

Alexandre, il met un soin particulier à choisir ses chaussettes.

Comme vous le savez, je suis légèrement obsédée par le mondial de le football. Mais pas du tout dégoûtée par hier. Depuis que les gens du journalisme bien informé m’ont appris que Domenech faisait vraiment le thème astral des joueurs pour sa sélection et refusait certains joueurs parce qu’il n’aime pas leur signe astrologique, je ne me faisais pas trop d’illusion. (Girls and Geeks, un blog où y’a aussi du scoop sportif.)

De toutes façons, mon équipe du coeur c’est l’Angleterre. Mon match de la semaine c’est ce soir.

Mais j’ai bien ri de cette jolie vidéo :

En même temps, la version authentique était déjà bien golri. (Girls and Geeks un blog qui travaille aussi à la résurgence d’expressions populaires tombées en désuétude.)

Sans mensonge, il n’y aurait pas de vie. Certes. C’est pas un sujet de philo mais une évidence. Mais il y a un mensonge auquel je n’avais jamais pensé et pourtant, c’est le mensonge systématique que nous faisons tous :

tumblr_l467kk5uo01qzvcfgo1_400 Via something

(Girls and Geeks, un blog qui sait vous mettre face à vos faiblesses.)

Une sélection shopping pour le week-end. On commence avec ceci :

pillowtie

Ca se vend pour de vrai, c’est une cravate gonflable pour s’endormir sur le bureau sans se faire de marque sur la joue.

Je fréquente un peu la presse féminine et j’en suis fort aise puisqu’ainsi, j’ai appris que le bon goût interdit la french manucure. Mais ça ? Est-ce que c’est encore de la french manucure ? Ne serait-ce pas plutôt… oserais-je le dire… de l’Art ? (via)

frenchmanucure

(Girls and Geeks, un blog qui interroge la notion de frontière esthétique.)

Et enfin : le cache camel toe. Personnellement, je ne savais même pas que le camel toe existait avant que les sites américains nous submergent de photos de camel toe de stars. Ce qui signifie que je n’ai pas prêté attention à ce détail pendant des années. Mais depuis que j’en ai connaissance, je ne peux pas m’empêcher d’y faire gaffe – ce qui est plutôt relou et s’ajoute à la longue listes des trucs chiants auxquels penser avant de s’habiller. Et comme je suis certaine qu’il y a au moins une lectrice qui ignore ce que c’est, je vais me faire un plaisir de lui pourrir le reste de sa vie. Le camel toe, c’est donc quand les grandes lèvres sont moulées par des fringues (simplement parce que ça ressemble à un pied de chameau). Voilà. Maintenant, imagine-toi le nombre de fois où tu es sortie dans la rue avec le camel toe bien en évidence. HONTE.

Mais heureusement, chez Maïa, j’ai trouvé la solution :

cameltoeGirls and Geeks, un blog qui t’aide à te trouver de nouveaux complexes.

Comment passer à côté de LA vidéo de chat :

Suite à mon séjour, en septembre dernier, au pays qui a inventé le sandwich à la vache qui rit, certains n’avaient pas du tout apprécié mes remarques sur la culture indienne. Je remets le lien. Et notamment, le fait que ça ne m’étonnait pas du tout que Hitler se soit inspiré de l’Inde pour son système politique vu les nombreuses ressemblances entre les deux (cf les castes/les races). Et bien, figurez-vous que voilà un article qui raconte que les jeunes Indiens kiffent grave Hitler. A Bollywood, ils sont même en train de faire un film sur sa love-story so hot and romantic avec Eva. (Je veux absolument voir ce film.) Mein Kampf se vend plutôt bien en ce moment. Ils font aussi des t-shirts à son effigie. Et donc un jeune Indien dit que quand même en ce moment l’Inde aurait bien besoin de la discipline d’un Adolf. Mais surtout, une étudiante a cette phrase sublime quand on l’interroge sur la Shoah : « Tuer des juifs, ce n’était pas bien mais tout le monde a une face positive et une face négative ». Gosh…

C’est sublime parce que ça nous ramène à la tendance de l’Occident à penser que son histoire c’est l’histoire mondiale. Et là, on se rend compte que pour un Indien de 2010, la Shoah, ça reste un détail et que pour eux, Hitler était avant tout un leader politique. (Me criez pas dessus hein, j’ai pas dit qu’ils avaient raison.) L’article sur Gawker.

Et pour finir, quand je vois la signature d’Obama, je me demande comment est celle de Sarkozy…

accidentalpen

Via l’excellent accidental pen (je me censure parce qu’après, on = le pouvoir en place, interdit d’accès mon blog).

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16 juin 2010

Fin de séries

Au cours de l’année, je déguste moultes séries télévisuelles sans jamais les évoquer ici. Il y en a d’autres qui font ça très bien, et puis, les séries, ça demande une vraie réflexion.

Mais là, je fais une exception.

Parce que j’ai enfin vu le final de Lost.

*je sais, tout le monde en a parlé avant moi mais j’ai été formée à Slate où l’on m’a appris qu’il fallait traiter un sujet six mois avant ou six mois après l’évènement*

LOST FINAL

Ca fait quand même six ans que je me gave avec cette série. Malgré une deuxième saison catastrophique qui m’a presque donné envie de revoir Une nounou d’enfer (worts serie ever), j’ai persévéré. Et j’ai eu raison. Mon âme d’apprentie scénariste ne se remettra jamais de ce sublime « we have to go back, Kate« . Meilleur twist jamais vu. Comment vous retourner le cerveau et une saison entière avec juste une seule phrase, cinq mots.

Bref. Les fins de série, c’est forcément décevant parce que le fait même qu’une série s’achève, quand on est vraiment fan, est hautement déceptif en soi. C’est là où apparait clairement la différence ontologique entre un film et une série. Un film tend vers sa fin (enfin… s’il est bien construit). Une série tend vers son développement. (Exception faite du format type 24h.) Donc quand vous avez développé une série, fait évoluer vos personnages, enrichi vos intrigues, la résolution est impossible. La résolution, c’est le but d’un film. Une série ne saurait connaître de résolution à cause de sa temporalité. Les personnages se trainent leurs problèmes (parce que finalement, la dramaturgie, c’est ça) pendant des années. Donc résoudre leurs conflits en une saison ou un épisode final c’est impossible. En ce sens, les séries ressemblent beaucoup plus à la vraie vie que les films.

En outre, les années passées à suivre une série entraîne un autre problème : l’attachement affectif aux personnages. Quand les créateurs décident de nous en priver, il s’agit d’un deuil pour nous spectateurs. La fin d’une série, métaphoriquement, est toujours perçue comme une mort. Fin d’un monde, d’un univers (même s’il est fictionnel), d’une période de nos vies.

C’est pour ça que pour clôre une série,  il y a, grossièrement, deux options :

1°) jouer clairement sur le registre morbide en sacrifiant des personnages (ce qui permet également de résoudre simplement les conflits intérieurs des personnages. T’as plus de problème vu que t’es mort.) Ca permet d’aider les spectateurs à faire leur deuil en les faisant chialer sur la mort d’un perso (alors qu’évidemment, ce qu’ils pleurent vraiment c’est la fin de leur série) et en leur faisant comprendre que c’est vraiment fini, non, il n’y aura pas de saison supplémentaire. (Parce que non, de nos jours, on n’ose plus ressusciter les personnages morts.)

2°) jouer sur la méta-série (option de Dawson par exemple) à l’aide de mises en abyme. (On peut se demander d’ailleurs quel sera le choix de Californication. Soit faire mourir Hank Moody, soit le faire publier un livre qui sera la série.)

On aura compris, pour moi, réussir une fin de série, c’est impossible mais ce n’est pas grave. Autant un film peut être gâché par sa fin parce qu’il est perçu comme une totalité, autant dans une série, on sait que la fin c’est quelque chose d’artificiel qui n’en fait pas vraiment partie. Au mieux, on limite les dégâts. (Sauf quand on est le scénariste d’Urgence et qu’on décide d’achever le massacre de ce qui fut, il y a fort longtemps, la série du renouveau des séries.) Limiter les dégâts, c’est ce qu’a fait brillamment Six Feet Under.

Alors qu’ont fait les génies de Lost ? Ont-ils inventé une solution alternative ?

Pas trop.

Mais je vais pas m’avancer.

Parce que je vais vous avouer un truc horrible :

j’ai pas compris la fin.

Voilà. Je l’ai dit. J’ai essayé d’en parler avec des gens. « Et sinon, t’en as pensé quoi de la fin de Lost ? » Et ils me répondaient assez sûrs d’eux : « Mouais… bof quoi. » Je commençais alors à m’agiter sur mon siège à la recherche de la formulation qui forcerait la personne à m’expliquer sans en avoir l’air. « Non mais je veux dire au point de vue métaphorique, t’interprètes ça comment ? »

Je n’ai pas eu de réponse satisfaisante alors, bien sûr, j’ai fait comme les hypocondriaques qui ont des ganglions : je suis allée me renseigner sur l’internet. J’ai lu tout plein de blogs qui en parlaient. Ils en parlent très bien, ils sont généralement outrés, ils expliquent d’ailleurs la fin sauf que… même avec ça, je comprends pas. Et, preuve que ce n’est peut-être pas moi le problème, ils n’ont pas tous compris la même chose. (Attention, on rentre en zone de spoiler.) En gros, deux interprétations sur cette dernière saison :

1°) Le réalité alternative était effectivement alternative mais un jour, ils se retrouveront tous dans une église et ils seront morts. On voit ce jour-là – c’est le final. Peu importe que l’avion se soit écrasé ou pas, ils sont liés entre eux et se retrouveront avec les souvenirs de leurs deux vies alternatives.

2°) En fait, la réalité alternative n’existe pas. Tout ça c’est que des trucs dans leurs têtes qu’ils ont inventé. Pendant la réalité alternative, ils étaient déjà morts. Quand ils prennent conscience de tout ça, ils se retrouvent dans l’église. (Interprétation: « toute cette dimension n’est qu’une illusion, un refuge du subconscient qui tente de corriger une vie qui n’est déjà plus (Jack s’invente un fils, Sawyer se fait homme de loi), et la difficulté des personnages à le réaliser, trompés par un mécanisme inconscient, révèle à quel point c’est dur d’assumer ses choix et l’impact décisif qu’ils ont pu avoir sur cette réalité que l’on façonne chaque seconde. »)

Je suis convaincue par aucun des deux. Mais j’en ai pas de 3ème non plus.

Surtout, je comprends pas (attention, esprit pragmatique et me répondez pas « on s’en fout c’est juste une série »). Jack est mort avant (par exemple) Sawyer. (Comme quoi, y’a une forme de justice.) Pourtant, Jack arrive dans l’église où ils sont tous morts après Sawyer. MAIS POURQUOI ? Genre Jack il est resté dans un état ni-mort, ni-vivant pendant que Sawyer continuait sa vie ? WTF ? Et je n’accepte pas de « la mort abolit le temps ». Même dans Ghost Whisperer (2ème worst série ever) ils osent pas faire ça. Si je meurs et que je me retrouve dans une église avec Jules César genre pour lui aussi, il viendra juste de mourir ? C’est pas trop trop logique.

Mon cerveau bute là-dessus depuis deux semaines maintenant. Ca devient invivable. Je ne peux plus supporter ça. Il me faut une réponse satisfaisante. Ne pas vraiment savoir ce qu’est l’île, je m’en branle la moule mouillue mouillue, ne pas savoir pourquoi l’enfant noir était spécial idem et quel pouvoir il avait exactement etc…

Je veux juste fucking comprendre ce que c’est que cette putain d’église. « Un endroit que vous avez fait pour vous retrouver ». Ca c’est ce que dit le père de Jack – sauf que ce mec est quand même un vieil alcoolique libidineux de merde.

En fait, ils n’auraient pas dû faire la scène/cène de l’église.

Lost-The-Final-Season

Parce que dans ce cas-là, on avait une saison 6 avec d’un côté les épisodes où l’avion ne se crashe pas, et ceux avec le crash. Même sans le crash, les persos se croisaient et brusquement se souvenaient de ce qu’ils auraient vécu dans une autre dimension (aka l’île). C’tait cool. Niveau pathos, ça marchait vu que les scènes où on chiale c’est quand même celles où les persos dans la réalité alternative se reconnaissent et pas du tout la scène/cène de l’église.

Et surtout, ça faisait sens. Ca permettait de rendre un bel hommage au genre. Pourquoi les persos dans la réalité alternative se reconnaissaient ? Parce qu’une série télé, c’est ça. C’est des histoires qu’on porte en soi, qui font partie de nous. Pour le spectateur, la série est une réalité alternative à l’autre. Le fait que dans la réalité alternative de la saison 6, les personnages soit normaux, comme tout le monde (sauf Desmond) permettait d’installer ce sens, de faire des personnages des doubles des spectateurs.

Parce que tout au fond de moi, je suis persuadée que je peux faire une trachéotomie avec un stylo bic. J’ai jeté je ne sais combien de fois mon chapeau carré à ma remise de diplôme du lycée, je sais réagir en cas d’attaque terroriste, désamorcer la bombe puis faire parler le terroriste, faire du trafic de drogue, tuer des vampires avec un pieu et/ou faire l’amour avec eux, prendre le pouvoir au sénat de Rome, plaider n’importe quel procès et enfin, surtout, je peux survivre sans problème sur une île déserte après un crash d’avion.

Moi, je voulais pas de la scène de l’église, y’en a un qui voulait même pas de la réalité alternative, du coup, il est en train de remonter tous les épisodes de la saison 6 sans ces scènes. (Premier épisode ICI) (Sinon, plus d’explications sur Ecrans).

Mais le meilleur article sur ce final EST LA – qui notamment m’a rassurée sur le fait que j’avais pas trop bien saisi la tension dramatique liée au fait d’enlever ou de remettre le bouchon de la baignoire magique. (Ca m’a aussi permis de savoir à quoi me faisait penser la grotte avec la lumière de la vie, c’est bien sûr  la grotte aux fées de Zelda.)

Lost, c’est fini et c’est triste. Et je remercie le dieu de la télé d’avoir compensé ce deuil avec la diffusion des matchs du mondial.

EDIT : j’avais oublié! Pour une analyse à forte teneur culturelle c’est ICI.

Et pour finir, une vieille parodie que j’avais déjà postée il y a fort longtemps :

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14 juin 2010

Une liste, un meme, des dessins

Je suis épuisée et littéralement débordée (mais je préfère pas dire que c’est à cause du mondialmondialmondial parce que parfois mes employeurs viennent jeter un coup d’oeil ici, notamment quand je rends pas mes papiers et qu’ils se demandent ce que je branle et que là par exemple ils viennent de m’envoyer un mail pour me dire de venir à une réunion). Donc comme je suis en train de me tuer à la tâche pour rendre des papiers qui marqueront à jamais un tournant dans l’histoire sociopolitique hexagonale, voici juste une série de réflexions :

1°) Je connais pas trop bien James Bond (je vous ai déjà dit que j’avais été élevée dans un système matriarcal ? James Bond y était perçu comme une absurdité totale vu que c’est l’histoire d’un mec qui se croit plus intelligent que les femmes.) Bref. Du coup, pendant longtemps je n’ai pas eu de théorie sur le sujet ce qui m’embêtait pas mal (parce que je suis une fille donc un être voué à théoriser le monde). Mais ça y est, j’ai ma théorie sur le sujet. James Bond fascine les hétéros-gays. Et comme la plupart des hommes ayant accès à des salles de cinéma sur terre sont des hétéros gays, ça rapporte beaucoup de sous. Entendons-nous, l’hétéro-gay n’est pas un homosexuel refoulé. L’hétéro gay est un hétéro fasciné par des hommes. Ainsi, la plupart des adolescents sont des hétéros-gays. Et au vue de ma collection de photos de Marilyn Monroe, je suis moi-même une hétéro-gouine. Ainsi, James Bond, c’est toujours mes amis hommes qui m’en ont parlé avec des étoiles dans les yeux et un râle au fond de la gorge « HAAANN… Il est trop classe. » Les filles, elles, ne sont pas excitées par James Bond. Parce qu’un mec qui a besoin d’une scie à électrons magnétiques intégrées dans une rolex pour couper des arbres, c’est pas excitant. Les filles, elles sont excitées par la virilité pure sans accessoire ni gadget. Cf : Fight club, le combat nu à mains nues.

2°) J’aime bien ce dessin qui vient de ce blog

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Même si avec l’évolution des moeurs, on aurait plutôt « where the hell is my prince charming who would treat me like a whore ».

3°) Dianou en a déjà parlé dans son excellente revue du web, mais je ne peux décemment pas faire l’impasse dessus. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas assisté à la naissance d’un meme digne de ce nom. (Meme = phénomène internet.) Pas un meme de seconde zone au goût de blague carambar ou de marketing viral. Ce vrai meme à l’ancienne c’est Sad Keanu. Deux photos montrant Keanu Reeves seul sur un banc en train de manger ont ému l’interweb qui s’en est emparé. Et c’est vrai que ces photos ressemblent à une allégorie de la solitude éclairée par la seule lumière du désespoir. D’autant plus qu’un acteur c’est un être qui est dans la représentation permanente et que là, on voit bien qu’il n’y a qu’un mec désarmé qui mange seul en pensant à on ne sait quoi. Mais elles prennent encore plus sens quand on lit la bio de Keanu. On dirait un roman de Dickens croisé avec un reportage de TF1 titré « la vie est une pute ». Son père l’abandonne quand il a 3 ans, sa soeur a une leucémie, il est dyslexique et râte ses études, son meilleur ami River Phoenix est mort en 93, en 99 sa meuf accouche d’une petite-fille mort-née et en 2001 ladite nana crève dans un accident de voiture. Une fois ce contexte posé, ces photos me fendent le coeur :

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Les détournements :

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3°) Si comme moi vous avez aimé Calvin et Hobbes d’un amour tendre et pur ne lisez pas la suite, ça vous gâchera à jamais toutes les BD. Calvin et Hobbes a désormais sa version Minus. Il y avait déjà eu Garfield Minus Garfield. A savoir des planches de Garfield dont Garfield avait été supprimé ce qui donnait juste l’impression que son maître était un putain de psychopathe. C’est génie parce que juste en enlevant quelque chose, pas en rajoutant, on revisite une oeuvre et on lui donne un sens entièrement différent. Exemple :

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Et donc Calvin Minus Hobbes c’est le même principe. Mais plutôt que d’enlever Hobbes, le tigre en peluche de Calvin qui fait trois fois la taille de Calvin et a un doctorat en philosophie même si parfois, rarement, Hobbes reprend sa forme de peluche inoffensive, là tous les Hobbes ont été remplacés par le dessin de la peluche et ses répliques supprimées. Et là, le point de vue réaliste ruine la BD. Tout ce qui était drôle devient glaçant de pathétisme.

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4°) J’aime bien. Ca me ferait presque regretter qu’enfant, quand je m’ennuyais le dimanche après-midi, on m’ait fait traduire les oeuvres intégrales de Kant du latin au grec ancien au lieu de faire des avions en papier.

5°) Désormais, j’emploierai le terme « hexagone » pour parler de la France parce que c’est ce qu’on fait quand on a ça :

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Imposture. Je cherche encore comment je pourrais m’en servir. Si vous avez des suggestions, je suis preneuse.

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8 juin 2010

La conférence TED et Moot (et un peu M6)

Quelques bonheurs en vidéos.

D’abord, sans doute une des plus belles déclarations d’amour et de soumission depuis Histoire d’O (désolée pour la mise en page foireuse) : « si j’te sucerais pas, tu serais pas content ». Non, ce n’est pas un extrait d’une lettre de Rimbaud à Verlaine. Ce n’est pas non plus Proust à son valet. Ni même Marc Lévy à Proust. Il s’agit de Tatiana parlant à Mickael in Les Français, l’amour et le sexe. Bientôt sur M6.

Pour entendre de visu cette déclaration on clique là où y’a du rose, oui, là, par exemple. Ou là.

Mais pourquoi cette phrase me plaît autant ? Pas pour me moquer de Tatiana. Eh non. Mais précisément parce que la maladresse de sa syntaxe en dit beaucoup plus que si elle s’était exprimée sans faute. Reprenons :

« si j’te sucerais pas, tu serais pas content ».

En fac de grammaire et conjugaison, on nous apprend que l’emploi du conditionnel est intellectuellement plus logique que celui de l’imparfait. Pour le cerveau, la conjugaison « si je ne te suçais pas, tu ne serais pas content » où « suçais » est à l’imparfait alors que l’on parle non pas d’un fait du passé mais d’une hypothèse n’est pas cohérent. C’est pour ça que les enfants ont tendance à faire cette faute et à mettre du conditionnel – et ils n’ont pas tort.

Mais du coup, la conjugaison de Tatiana est marquée comme enfantine. Son lexique aussi avec le mot « content ». (On est content ou pas content, comme on est gentil ou méchant et on est un bisounours ou on n’est pas un bisounours.) Or son propos est aussi enfantin et c’est là, la magie de cette phrase où finalement la faute de conjugaison renforce le sens de ce qu’elle dit. Sucer son mec parce que sinon il ne sera pas content, donc avoir peur de le fâcher, c’est se mettre dans une situation d’enfant qui craint de contrarier ses parents en ne faisant pas ce qu’ils attendent.

Et que cette phrase se rapporte au sexe, à savoir une activité considérée comme réservée aux adultes, est encore plus fort.

Et là, je me dis que si la libération sexuelle ça a juste autorisé les mecs à réclamer des fellations, si la conséquence dans la vie quotidienne des femmes c’est pas du tout d’écouter leurs envies mais seulement d’avoir peur de ne pas satisfaire leur mec et qu’il aille voir ailleurs (comprendre : une autre femme qui, elle, fera tout pour qu’il soit content) et bin mes enfants, on n’est pas rendus.

Tatiana

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Dans un registre totalement différent, c’est la conférence des gens intelligents du monde entier. Aka la conférence TED. Et cette année, Moot, Christopher Poole, est intervenu. Est-ce que je vous rappelle une énième fois que Moot est le fondateur de 4chan ? Imageboard, genre de forum entièrement anonyme, d’où émergent le meilleur et le pire de la culture web ? Non ? c’est pas la peine ? Auto-link pour un meilleur maillage :

interview de Moot un exemple d’attaque de 4chan 4chan et les trolls

Bref, Moot n’est pas seulement un demi-dieu, c’est aussi un être doué de parole :

D’abord amour et gloire à ce garçon qui reste d’une simplicité désarmante. Mais juste, au passage, les gens qui suivent l’actu de 4chan, on notera que pour défendre/présenter positivement la communauté des channers, Moot choisit l’exemple de Dusty (dont j’avais parlé sur BBB.) Dusty, petit chat maltraité par son maître qui filmait les sévices et les mettait sur Youtube. Les channers ont enquêté, retrouvé le monstre et l’ont dénoncé à la justice.

Sauf que les channers ont fait autrement mieux. Ils ont également dénoncé à la police des pédophiles qu’ils avaient pistés sur le web. Si Moot préfère l’exemple de Dusty, c’est parce que c’est beaucoup plus innocent. Mais dans le fond, le principe et le même : 4chan peut monter une armée qui décide de sa justice. Mais le jour de la TED conférence, Moot n’avait visiblement pas trop envie de parler de la puissance réelle de son site et a préféré minorer tout ça.

Sinon, son propos est simple : dans un interweb mondial de plus en plus fliqué, il faut préserver quelques espaces de totale liberté. Or sur internet, la liberté, c’est l’anonymat.

Je pourrais trouver d’autres choses intéressantes à dire, je devrais aussi aller voir les autres vidéos de la conférence TED, ce que je ferai demain sans faute, mais là, je dois m’en aller pour l’apéro. Décevant, n’est-ce pas ?

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6 juin 2010

Il n’y a pas de petit sujet

mais par contre, il y a des petits posts comme je m’apprête à en faire la démonstration.

D’abord et en premier lieu, je n’ai point retrouvé Tikka. Ce qui tendrait à prouver que vous n’avez pas prié assez fort. En outre, c’est une non-retrouvaille particulièrement pathétique puisqu’elle a a priori été localisée mais dans une résidence avec 45 jardins privatifs. Voir le régisseur il faut.

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Never forget

Comme j’étais malheureuse, j’ai décidé que j’étais moche. Du coup, j’ai longuement traîné sur des forums de moches. (Parce qu’évidemment, sur les forums beauté, c’est pas des meufs trop belles qui viennent poster parce que les meufs trop belles, ce temps précieux, elles le consacrent à niquer et elles ont bien raison. Les forums beauté, c’est des forums de moches virtuelles.) Bref. Ca a été une grosse révélation pour moi et j’ai enfin compris mon erreur. Moi qui pensais naïvement que doctissimo faisait la loi sur le web français, je rectifie mon appréciation : doctissimo et auféminin règnent en maître. Si j’étais un prédateur sexuel, j’irais chasser sur auféminin.

Dans ma détresse, j’ai aussi découvert Dilemme. J’en parlerai une autre fois. TROP A DIRE sur le sujet.

Et finalement, j’ai décidé d’aller chez le coiffeur. Ca, ça prouve que j’étais vraiment désespérée. Je suis nulle en deux choses dans la vie : en chaussures et en cheveux. Du coup, j’en achète jamais (ni des chaussures ni des cheveux, vous avez bien compris). Et là, il est l’heure d’insérer un intermède philosophico-logique en deux hypothèses :

1°) Je suis nulle en cheveux donc je ne vais pas chez le coiffeur parce que j’ai horreur de me confronter à ma nullité dans ce domaine.

2°) Je suis nulle en cheveux parce que profondément c’est un domaine qui ne m’intéresse pas.

Sans doute les deux.

Ca existe vraiment les individus qui entrent dans un salon de coiffure en disant des trucs précis ? « Alors je voudrais un effilage derrière, deux mèches asymétriques mais de longueur égale à peu près à ce niveau vous voyez, et ensuite un dégradé qui irait vers l’avant. »

Toujours est-il que la conséquence directe de mon incapacité à choisir une coupe (et plus simplement à nommer une coupe de cheveux) c’est que j’ai toujours choisi des coiffeurs qui me maltraitaient, des coiffeurs qui sentaient qu’ils pourraient facilement avoir l’ascendant sur moi, ce qui m’arrange parce que je suis une soumise du cheveu. J’entretiens clairement un rapport sado-masochiste avec mes coiffeurs.

Rappelons-nous qu’avec ma kiné c’était pas mieux. Mais au moins, cette salope de kiné me faisait physiquement du mal et de la souffrance. Avec les coiffeurs, j’aime moins parce que c’est purement psychologique comme torture.

Il y a quelques années, quand j’ai découvert Ben le coiffeur, j’étais convaincue que je ne pourrais décemment pas trouver un coiffeur qui me traiterait plus mal que lui. (Ni un coiffeur chez qui je pourrais fumer.) Ben m’insultait, me disait que j’étais moche, que mes cheveux étaient affreux et surtout, surtout, il ne me demandait même pas ce que je voulais comme coupe vu que dans son esprit j’étais une sombre merde à peine capable d’articuler trois mots: « Bonjour, combien, merci ». Et le fait que je m’obstine à lire du Roland Barthes pendant qu’il m’insultait n’y changeait rien.

Malheureusement, Ben a dû fermer son salon (mais proposait de venir me massacrer chez moi) et j’ai dû changer de coiffeur. Et alors, j’ai rencontré Caro. Pur miracle. Soyons clair : Caro me terrorise. Caro ne me reconnait jamais (en même temps, j’y vais une fois l’an). Caro n’aime pas trop son travail. En règle générale, Caro est toujours de mauvaise humeur. (Caro est très française.) Caro a une putain de classe de ouf. J’imagine très bien que Caro était la rebelle la plus cool de son lycée.

L’autre jour, donc, je me speede pour ne pas arriver en retard à mon rendez-vous de 15H, sinon ça allait mettre Caro de mauvaise humeur. J’entre dans le salon, je tente un sourire timide. Caro me regarde, me passe devant et… sort du salon. Pas pour fumer une clope hein. Elle se barre. Sa collègue m’explique « elle va à la banque ». Ah. Ok. Normal quoi.

15h30 Caro revient et fume une clope.

15h40 Caro m’installe et me demande ce que je veux. Et alors que je bafouille « je sais pas, faire un truc, une coupe, couper un tout petit peu les pointes et refaire des mèches sur le côté » Caro se retourne vers sa collègue et dit « PUTAIN MA MERE ME PETE LES COUILLES. Putain… chuis d’une humeur de merde là… Fait chier BORDEL. »

Après, elle a pris ses ciseaux et j’ai compris qu’elle avait pas écouté un mot de mes explications mais j’ai rien osé dire. Elle continuait à raconter ses emmerdes à sa collègue et moi je souriais bêtement quand elle faisait une blague.

Là, où j’ai arrêté de sourire c’est quand elle a pris mes cheveux de devant et qu’elle a coupé et que dans le miroir, je me suis vue avec une frange. *je mens, j’aurais jamais eu le courage d’arrêter de sourire. Donc je souriais toujours aussi bêtement mais avec des larmes dans les yeux*.

A la fin, Caro m’a regardée. Ca devait être la première fois, j’avais les yeux rougis, et elle a eu cette remarque sublime. Sur un ton plein de contentement, elle m’a dit « Ah bah, c’est la première coupe que je réussis aujourd’hui. »

Notons au passage que cette coupe, Caro doit bien la maîtriser parce que je suis ressortie du salon avec exactement la même tête qu’elle m’avait faite en décembre 2007. Je crois que ce soir je vais aller au Triptyque. (Amis des régions, désolée pour cette vieille blague de parisien.)

Et sinon, je ne vais pas me lancer dans une théorie sur le conflit israélo-palestinien ici. En-dehors de mes opinions personnelles, je dois juste avouer que j’ai été scotchée par le superbe coup médiatique des bateaux de la paix. (Pas des morts hein, l’idée d’envoyer des bateaux. Parce que l’idée de tuer des gens armés de chaises par contre, c’était pas top une réussite.) Le bateau, dans l’imaginaire collectif, est connoté positivement parce qu’il est un des symboles de la liberté.

Bref, l’autre jour, je me suis retrouvée sur le passage d’une manif pro-palestinienne. Et là, ma conviction que le bateaux était le symbole parfait a été confortée par ça :

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Le symbole du cortège c’était donc ce bateau. Par contre, je n’avais pas anticipé le symbole du dauphin…

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