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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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25 août 2014

Petit détail gynécologique

Petit détail gynécologique = petit post.

Nous en étions à mon entretien avec Denis, mon gynéco d’amour.

Mais avant ce rendez-vous complètement déprimant, j’avais déjà partagé un moment culte avec lui. C’était lors de mon dernier rendez-vous avant l’accouchement.

Panneau ATTENTION !!!!!!

1280px-Parental_Advisory_label.svg

J’ai cru comprendre que certain(e)s parmi vous avaient de petites âmes fragiles donc je préfère vous prévenir : ce post peut heurter la sensibilité de tout public, peu importe son âge. Pour tout vous dire, ça a heurté ma propre sensibilité.

 

Donc, nous sommes pendant le dernier mois de grossesse. Je ne dors plus pour plein de raisons : je suis grosse, je trouve pas de position confortable, j’ai mal partout, j’ai trop chaud, Curly bouge, et puis la dernière fois que j’ai dormi, j’ai fait des cauchemars. (Etre enceinte = faire les pires cauchemars de ta vie. A côté, Ring, c’est du marshmallow.)

Donc, je suis seule sur le canapé en pleine nuit, je mate la série super pourrave avec Zooey Deschanel sur M6 = je m’emmerde profond. Je décide donc de trouver une activité. Je sais pas trop comment, dans ma tête, une activité, ça a donné = aller chercher un miroir pour regarder mes organes génitaux. Faut dire que ça faisait un moment que je ne les voyais plus, rapport à mon bide. Ils me manquaient un peu. Je me contorsionne et là… je vois… bah je vois un truc que je qualifierais pudiquement de « pas normal ». Je m’écrie silencieusement : “Holly shit! J’ai de l’herpès génital! Des condylomes!” (Ok, je te dis comme c’était : ça faisait plein de petites boules rouge.)

Le lendemain, je débarque donc en panique chez Denis.

Il me dit “On va regarder ça”.

Il regarde.

Il relève la tête, enlève ses gants et déclare “Non, ce n’est pas de l’herpès, c’est rien, tout est normal”.

Là, il faut savoir que mon gynéco a une technique de communication très au point. D’abord, il te dit des choses pas très claires pour te rassurer. Mais si tu insistes, il te fournit une explication extrèmement précise. En général, tu regrettes très fort ta curiosité.

J’insiste “Non mais c’était pas là avant. C’est quoi ?

- Si, c’était là avant.

- Non. Je veux savoir ce que c’est.

- Et bien… Tu sais que l’entrée de ton vagin est constitué d’une partie granuleuse.

- Ouais. Je sais.

- Avec le poids du bébé qui appuie, l’entrée de ton vagin s’est retournée comme un gant, et la partie intérieure ressort.”

Long silence.

C’est dégueu, hein ?

D’ailleurs, dans ma tête, j’ai fait “AAAaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh”, ce qui est un signe indiscutable que j’étais en train de paniquer grave.

Et puis, j’ai pensé “pourquoi MOI ?!” Mais en réalité, comme me l’a expliqué Denis, ça arrive super souvent. Ce qui est moins courant par contre, c’est de s’en rendre compte parce que normalement à neuf mois de grossesse, t’es plus occupée à préparer ta valise pour la maternité qu’à mater ta chatte.

Voilà. Je dois vous avouer que j’ai un peu hésité à vous raconter cet épisode mais si ce n’est pas moi, qui le fera ? Qui vous dira la vérité ?

Conclusion : femme enceinte, jette tous les miroirs autour de toi.

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18 août 2014

Reprise d’activité

L’équipe de Girls and Geeks vous prie de l’excuser pour cette interruption d’activité. J’étais partie chercher vite fait le sens de la vie mais ce connard m’a glissé entre les doigts.

Ces dernières semaines donc, que s’est-il passé dans ma vie ?

Des choses importantes : l’installation de la fibre optique dans mon terrier (si je téléchargeais illégalement des séries, je pourrais avoir l’intégrale des deux premières saisons de Louie CK en 12 minutes, la saison 2 de Veep en six minutes, les deux premières saisons de Orange is the new black en 20 minutes), j’ai écrit la fin de mon deuxième roman. Celui-là même que je devais finir pour février, toutafé. Du coup, nous sommes en mesure d’en tirer une conclusion : non, on n’écrit pas un roman en quatre séances au café. Mais ces dernières semaines ont surtout vu l’arrivée dans ma vie d’un deuxième enfant. Une magnifique paire de couilles que nous prénommerons Curly.

curlyDans mon esprit, cette photo était une chouette idée mais le résultat est légèrement flippant. On dirait une image de présentation de demande de subventions pour un film d’horreur au sujet de biscuits apéritifs qui poignarderaient les humains pendant leurs apéros.

 

Pourquoi Curly ? Simplement parce qu’à la première écho, il ressemblait à un curly. (Comme Têtard ressemblait à un têtard. Je n’ai aucune imagination et mon rapport à mes enfants est entièrement déterminé par des analogies foireuses établies à partir de l’appareil d’échographie antédiluvien de mon gynécologue.)

Encore une fois, je n’ai pas parlé de ma grossesse. Exactement pour la même raison que précédemment. “Et si je fais une fausse couche / il s’étrangle avec le cordon / il est kidnappé par Nicole Kidman déguisée en infirmière => je vais devoir faire un post pour le raconter.” Mais aussi parce que cette grossesse est passée plutôt inaperçue. Autant la première, tout le monde est à donf, autant la deuxième, on te dit juste “Ah ? Encore ?”. Bon… Ok… D’ailleurs, moi-même c’est un peu ce que je pensais. Au point que je me suis demandée si je ne faisais pas un déni conscient de grossesse. Oui, c’est un peu paradoxal comme concept mais à mon cerveau malade, rien n’est impossible.

Et puis, deux enfants, je trouvais ça hyper ringard. Un enfant, c’est rock. Deux, t’es encore « bonne » mais plutôt pour aller t’inscrire à un atelier de macramé que pour te faire pécho dans les toilettes d’un bar. (Deux avec le même père, je te raconte même pas.) (En même temps, dans ma famille, c’est la première fois que ça arrive depuis un siècle. Donc par rapport au référent généalogique habituel, ça devient hyper original.) (Conservatisme is the new revolution.)

Bref.

J’ai donc eu la joie d’accoucher une nouvelle fois. Alors ? Ca s’est bien passé ? En fait, pour vous dire la vérité, ça n’a pas trop changé depuis deux ans : ça fait toujours mal.

Comme j’ai une chance de poissarde, j’ai encore été déclenchée parce que Têtard s’est chopé la varicelle et qu’il y avait un risque que je l’attrape et dans ce cas, le pourcentage de mort du nourrisson avoisine les 25%. Au téléphone, un mardi à 22h, le médecin de l’hosto m’a dit cette phrase magique “ne paniquez pas mais venez immédiatement aux urgences”.

Avec le Chef, on arrive donc en catastrophe mais sans paniquer à l’hosto. On m’explique qu’on va d’abord préparer le col et qu’on déclenchera le lendemain matin. Le Chef rentre dormir pour être frais et dispo le lendemain matin.

Je suis seule dans la salle de travail en pleine nuit. Je m’endors vaguement. A 5 heures, j’ouvre un oeil. J’ai un peu mal. Je regarde l’appareil de monitoring qui m’indique mes contractions et qui est mon unique source de distraction en salle de travail. Quand il monte à 50, j’en chie vraiment. A 6 heures, l’appareil est dans les 125, j’ai les deux yeux exorbités et je pleure des larmes de sang tellement je souffre. J’ai mal comme dans les films sauf que, exception notable, je n’ai personne à insulter. Je gémis et ça résonne dans cette grande pièce vide. J’appuie sur le bouton Appel. Une aide-soignante vient et me file du spasfon. Je balbutie “merci” alors que je pense “tu te fous de ma gueule avec ton spasfon de merde ?”

Sur une échelle de 1 à 10, j’ai mal à 9. Je me demande pourquoi je me retrouve toujours seule dans les moments les plus à chier de ma vie. (Mode Cosette on)

7h30 ma sage-femme passe me voir. Je suis en larmes, recroquevillée sur le lit et je geins.

- Ca va pas ?

- J’ai maaaaaal…

Elle m’examine la chatte.

- Ah oui quand même! Faut tout de suite appeler l’anesthésiste pour la péridurale!

Problème: pour poser la péridurale, il faut être détendue et comme on s’y est pris UN PEU TARD, je ne suis plus qu’une boule de souffrance. Je finis assise sur le bord du lit, la tête enfouie entre les gros seins d’une infirmière qui me caresse les cheveux pour me calmer en attendant une pause dans les contractions. (J’ai éprouvé tellement d’amour pour cette femme…)

8h30 Le Chef arrive, prêt à m’épauler dans cette épreuve, tout excité à l’idée de se faire insulter comme dans les films. (Il est très clair que notre vision de l’accouchement est uniquement formé par des scènes cinématographiques.) Je l’accueille avec un sourire et un « t’as tout loupé, c’est tout à l’heure que j’avais besoin de toi, maintenant je m’en fous, j’ai la péridurale ».

Pause didactique : apprenons à gérer la péridurale.

Vous ne le savez peut-être pas mais il existe une polémique sur la péridurale – comme sur à peu près tout ce qui concerne les thématiques corps des femmes/maternité. En gros, la péridurale empêcherait de vivre pleinement son accouchement, d’accompagner son enfant dans son travail pour ravager ton vagin.

Je comprends le truc. Pour Têtard, j’avais mal – et j’avais peur d’avoir encore plus mal – et un premier accouchement ça dure des plombes. Donc j’appuyais sur la pompe pour avoir le max d’antidouleurs. Résultat, au moment de pousser, ça a été l’enfer. Tous les tétraplégiques vous le diront : contracter une partie de son corps qu’on ne sent plus, c’est compliqué.

Pour Curly, j’avais donc décidé de gérer la péridurale. Parce que c’est désormais possible. Avant, on vous foutait la perf et point barre. Maintenant, vous avez la perf, qui diffuse un minimum de drogue et en prime, une pompe pour choisir quand vous voulez augmenter la dose. C’est génial. T’es juste assez défoncée pour scotcher sur la lampe qui te rappelle une boite de nuit (et pour penser “tiens, et si je prenais une photo de cette lampe alors que je vais donner la vie ?”) :

IMG_6124

Hey Véro, pour midi, ton sandwich tu le veux avec du thon ou du jambon ? 

Grâce à cette photo, vous comprenez peut-être mieux pourquoi je dis qu’accoucher c’est aussi abandonner l’idée même de dignité. Quand les gens entrent en salle de travail et vous disent bonjour, vous répondez bonjour, mais vous êtes exactement dans cette position, autrement dit vous n’êtes qu’une tête au-dessus d’une chatte écartelée.

Bref, avec cette gestion de la péridurale new style, tu peux choisir d’avoir suffisamment mal pour vivre pleinement ton accouchement. (Et dans mon cas de sentir très précisément le moment où Curly a pointé sa tête et m’a déchiré l’entrée du vagin.)

 

Mais parlons peu, parlons bien, parlons placenta.

(D’ailleurs, pour revenir sur l’affaire de la photo du placenta, j’avais eu l’idée de la poster après une interview pour Blended. Or, ils m’ont ré-interviewée – même s’ils ont changé de site et le résultat est là.)

Figurez-vous que ma sage-femme était une jeune femme vraiment extra-ordinaire. (Ou alors elle lit mon blog.) Parce qu’après avoir sorti mon placenta, elle m’a demandé si je voulais le voir.

MAIS OUI MEUF. With pleasure. Elle a très vite senti que le sujet m’intéressait particulièrement (peut-être notamment parce que j’étais en train de le prendre en photo) et elle m’a fait un cours d’anatomie dudit placenta, l’attrapant, le retournant etc. Même le Chef s’est mêlé à la discussion en faisant cette judicieuse remarque “en fait, c’est beaucoup moins impressionnant qu’un placenta de vache”. (Il essaye de me faire croire qu’il a grandi à la campagne.) (Il est né à Vichy.) (Il a abandonné l’idée de me faire croire qu’il est juif.) (Du coup, il me raconte des trucs genre « quand j’étais petit et que le rémouleur passait » là, je suis obligée de l’arrêter en éclatant de rire pour lui demander ce qu’est un rémouleur.) (Je sais qu’il est légèrement plus âgé que moi mais enfin bon… de là à se souvenir du rémouleur.)(Un rémouleur, j’ai cherché chez Google, ça ressemble à ça :

remouleur-photo

Je veux bien croire que la province a du retard sur la capitale m’enfin bon… quand même…)

Mais revenons-en à moi.

Pour Têtard, j’avais pas trop apprécié mon séjour en enfer à la mater. Cette fois, j’avais changé d’hosto et j’avais pris soin de demander s’il fallait filer des bakchiches aux puéricultrices pour qu’elles prennent les Curlys à la “crèche” la nuit. On m’avait assuré que nul besoin de leur graisser la main, que oui, bien sûr, s’il n’y avait pas trop de nouveaux-nés et qu’on demandait gentiment, aucun problème. Super. Le jour de l’accouchement, on me dit qu’il faut que j’attende l’arrivée de l’équipe de la nuit qui passera me voir vers 20h30.

L’équipe de la nuit = une vieille conne qui débarque à 22h30. Je lui demande GENTIMENT si par hasard elle a de la place pour Curly à la crèche. Elle me dévisage comme si je lui avais demandé un scie à métaux alors qu’on était dans un magasin de papier cul.

- Non.

- Ah bon ?

- On ne prend que les bébés nés par césarienne.

- Même le premier jour ?

- Oui.

Puis cette salope me lance un regard sournois avant de rajouter : “de toute façon, vous venez d’accoucher, vous ne devriez pas avoir envie de le laisser. Ca serait dommage de vous priver de lui.”

Ca m’a soufflé.

Faut voir que ton corps sort de ça :

accouchement

que ton sexe est dans cet état-là :

accouchement3

et que tes hormones sont en chute libre

freefall

Alors oui, c’est vrai que ça serait dommage de réussir à dormir 5 heures de suite au lieu d’essayer de te pendre avec ton drap d’hosto.

Mais j’ai rien dit parce que je voulais négocier.

- Vous pouvez le garder au moins dix minutes alors ?

Gros soupire de la salope qui finit par me dire avec l’air de me faire une fucking faveur:

- Ok, mais pas plus longtemps.

Pas plus longtemps sinon quoi ? Elle va le jeter par la fenêtre ?

Je roule donc le berceau avec Curly jusqu’à la “crèche” (dans laquelle je note au passage qu’il n’y a aucun bébé…) et je descends me prendre un café à la machine. (Ca fait 9 mois que je n’ai pas eu le droit de boire un café. C’est un moment intense pour moi.) J’appelle le Chef pour chouiner un peu. Je raccroche. Je vais pour remonter et là, devant le bâtiment, je vois la Salope assise, en train de se griller une clope avec une copine. Je passe devant elle pile quand elle dit “nous, tu vois, on est le service public”. Je remonte ragaillardie en me disant “chouette alors, elles sont deux à faire la nuit, peut-être que l’autre va accepter de le garder quelques heures”. J’arrive devant la crèche et je vois ça :
seulaumonde

Soit mon Curly, seul, sans aucune surveillance, la porte de la crèche donnant sur le couloir grande ouverte.

Je fais ce regard-là

dramatic-look

Cette pute l’a laissé là pour descendre fumer. (Ca compte pas comme photo d’enfant, on ne le voit pas.)

Les deux nuits de garde qu’elle a faites, elle a refusé tous les bébés. Je passais vers 4 heures du mat en errant, et je la voyais peinarde en train de pioncer dans la crèche vide.

Autant dire que ça ne m’a pas vraiment réconciliée avec les puéricultrices.

 

Après, il y a eu la visite chez Denis, mon gynéco.

Scène 1 : Denis prend une feuille de papier entre deux doigts et l’agite devant mon nez en me disant :

- Tu vois ça ? C’est ton vagin.

- Non. Ca, c’est une feuille de papier.

Scène 2 : il me parle de mes abdos. “Ils sont comme un vieil élastique trop détendu.”

Scène 3 : Mon périnée “et donc si tu fais du sport trop tôt, par exemple des abdos, ça appuie sur les organes, comme ton périnée est tout mou, tes organes vont passer par le trou, c’est ce qu’on appelle la descente d’organes. A plus long terme, tu seras incontinente et ta vie sexuelle sera un échec.”

Scène 4 : Suite logique, je lui parle contraception.

- Le stérilet, c’est la meilleure option pour toi.

- Oui mais il parait que la pose fait mal.

- Ah ah ah… Oui. Pour une femme qui n’a jamais accouché, elle a un col très fermé. Pour une femme qui a déjà accouché, c’est un peu douloureux. Mais pour toi, à l’heure actuelle, avec ton col mou et large, ça va passer sans souci.

Ok…

C’est là que j’ai commencé à comprendre que deux grossesses c’était pas une grossesse/remise à zéro/une grossesse. Ca fait vraiment deux grossesses. Tu redémarres PAS de zéro.

Bref. Ce rendez-vous a largement ébranlé ma vision de mon anatomie, et avant de partir, Denis a rajouté :

- Le seul problème du stérilet, c’est qu’il y a un risque de grossesse malgré tout de 1,4%.

Ouais, sachez-le. Visiblement, y’a un angle mort dans leur dispositif et un bébé peut réussir à venir s’y nicher.

 

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28 avril 2014

La vie des autres

Allez, on est entre nous, on peut se parler franchement.

Ca vous arrive parfois d’avoir l’impression que la vie des autres gens est vachement mieux que la vôtre ?

buffy

Parce que moi, ça m’arrive super souvent. En même temps, vous me direz, l’avantage, c’est que ça me motive. Faut voir ça comme un challenge. (Mais ça me fait perdre aussi un temps fou à aller checker sur internet si leur vie est vraiment si bien que ça.) Prenez par exemple Pénélope Bagieu. (Qui, ceci dit en passant, a posté une photo du livre alors qu’on ne se connait pas.)

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Donc ça fait des années que je la suis. Ok. Comme plein de monde. Mais rappelez-vous que son blog s’appelle “Ma vie est tout à fait fascinante”. J’imagine bien qu’au début, quand elle faisait des taffs alimentaires pour la pub et que le climax de sa journée c’était le moment où elle avait failli renversé son gobelet du Starbucks, ce titre était ironique. Sauf que maintenant, sa vie est vraiment fascinante. (Peut-être que les intitulés de blog sont performatifs ? Putain… dans ce cas-là, j’ai vraiment les boules…) Alors oui, elle a sûrement des emmerdes comme nous tous. Mais bon, regardez la liste de ses voyages sur le côté de blog. Certes, c’est aussi parce qu’elle en fait des guides de voyage mais moi, la dernière fois que je suis partie en vacances, c’était 4 jours à Clermont-Ferrand et aucun éditeur ne m’a demandé de faire une sélection de mes adresses secrètes et favorites de la ville.

De toute façon, je suis fâchée avec l’Auvergne parce que le journal La Montagne a fait un encart pour annoncer la sortie du livre en écrivant :

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Mais vas-y, c’est ton cul qui est improbable. Surprenant, je veux bien. Inattendu. Mais improbable… Et je passe sur l’idée que mon but dans la vie c’est de trouver l’âme soeur.

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(Ca me rappelle un truc que j’avais complètement oublié. Et pour cause… Une première nuit passée avec un mec charmant, que je harcelais de questions pour savoir comment il qualifierait notre relation. J’attendais “vouée à un grand avenir”, “merveilleuse”, “magique” – j’étais très jeune. Et tout ce qu’il a trouvé à me répondre c’est “improbable”. Je ne l’ai jamais revu.)

Bref.

Comme je le disais récemment à Nadia : est-ce qu’il y a un embranchement dans la vie qu’on a loupé ? Un panneau qu’on n’a pas vu ? On peut prendre la prochaine sortie pour revenir en arrière ?

En même temps, quelle idée j’ai eu d’aller me foutre dans le journalisme. Tenez, regardez la liste des éditorialistes du Point

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Vous remarquez pas un truc ?

Sinon, je suis de plus en plus obsédée par les faits divers. (Peut-êre parce que Chef-Mère a passé une semaine chez nous.) Dans mes préférés des derniers jours y’a :

-  à Luc-sur-Orbieu, le père qui a étranglé son fils de 23 ans parce qu’il passait trop de temps à jouer aux jeux vidéos (“selon les premiers éléments de l’enquête, le père ne pouvait plus supporter que son fils, accro aux jeux vidéo, passe autant de temps sur l’ordinateur.” Visiblement, ils étaient en vacances dans leur résidence secondaire.) (Ca me fait un peu penser au roman que je suis en train de ne pas écrire.)

- à Homosassa, le père qui a étouffé son fils de 16 mois parce qu’il le dérangeait pendant qu’il jouait à la console et qu’il regardait les trois derniers épisodes de Fringe. (J’ai eu peur parce que Coach est fan de Fringe.)

- et mon meilleur, en Inde (OUI JE SAIS mais c’est pas ma faute si c’est toujours là-bas que ça arrive), une femme rentre de sa journée de travail. Elle est fatiguée. Chez elle, elle retrouve son mari, alcoolique au chômage qui était censé surveiller leurs deux enfants. Leur fils de 4 ans et leur fille de 12 mois. Sauf que ce soir-là, pas de trace de la petite. La mère s’inquiète, son mari lui répond que vraiment, il n’a aucune idée d’où a pu aller la gosse. (12 mois = ça va pas loin hein.) Elle prévient le voisinage. Des proches viennent enquêter et harcèlent le père de questions jusqu’à ce qu’il craque et avoue qu’il a vendu leur enfant à une inconnue pour… s’acheter une bouteille de whisky. Le vendeur d’alcool confirme que le mec est venu le matin mais qu’il avait pas assez de thune. Le fils de 4 ans confirme que papa est parti avec sa petite-soeur mais il est revenu sans elle. Le vendeur raconte que le mec est revenu avec de l’argent en fin de journée.

Ok… La mère prévient la police. Et là, la police apprend que bon, ça commence à être lourd tout ça parce que quand même, c’est leur deuxième bébé fille qu’il vend pour s’acheter une bouteille.

Les deux fillettes sont recherchées mais l’inspecteur craint qu’elles ne soient tombées dans une réseau de trafic d’humains.

Mais tout ça ne vaudra jamais celui-là :

kebab

Vous me direz, ça devrait me faire relativiser mes propres emmerdes.

MAIS PAS DU TOUT

Le relativisme ça ne fonctionne pas. Allez mourir les meufs à la cantine qui te disaient “quoi, tu finis pas ton assiette ? Mais tu sais qu’il y a des enfants qui crèvent de faim dans le monde ?!” (Dans mon collège, y’avait des filles comme ça. En général, arrivées en seconde elles s’achetaient un megaphone et s’inscrivaient à la FIDL.) Mais c’est pas parce que y’a des gens qui meurent de faim que brusquement je vais aimer les haricots. Bah les emmerdes, c’est pareil.

Par exemple, quand t’es la soeur de Claudia Schiffer, que tu lui ressembles mais en moins bien bah y’a pas grand chose qui a dû te consoler dans la vie.

claudia-schiffer-soeur

Mais parlons aussi de choses positives.

Oui.

On va trouver.

Ah si! Je suis tombée sur une info qui compile toutes mes passions :

Brad Pitt a racheté les droits de l’histoire de Steubenville (l’affaire de viol dont je vous parlais, avec les Anonymous dedans).

(Là, les plus vifs d’entre vous réagissent en se demandant comment on peut acheter les droits d’un fait divers. Il a simplement acheté les droits de l’article de Rolling Stone qui racontait l’affaire en détails. Aux Etats-Unis, tu peux faire un reportage écrit et il finit à Hollywood.) Mais j’ai encore mieux :

Brad Pitt (amour) produit le prochain biopic sur Marilyn Monroe (amour), adapté du livre de Joyce Carol Oates (amour) et qui sera réalisé par Andrew Dominik (amour).

(Nan, j’ai pas une alerte sur le nom de Brad, je crois juste que les algorithmes de l’internet ont enfin compris qui j’étais vraiment.) (Je suis obsédée par les algos en ce moment.)

Autre chose positive : les lecteurs. (Vous) (Enfin certains d’entre vous.) En plus de m’envoyer des messages très sympas, de venir me voir en dédicace, y’en a qui postent des photos :

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sourire

Et même sur une plage en Australie :

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Et une version bizarre où j’ai l’air complètement hydrocéphale :

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Mais surtout DES BOOBS :

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Et en bonus, je vous conseille d’aller lire cet échange  - je sais pas s’il est en public mais bon, tentez.

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17 avril 2014

Game of promo

RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhh

Je suis fatiguée.

Voilà, ça va mieux en l’écrivant. Bon, alors, on en est où mes petits amis ? Moi-même je suis paumée dans notre planning. D’abord, le livre. J’ai découvert que j’étais sur Google Books. Google est partout. Jamais je ne comprendrai tous les accords qu’ils ont signés pour ça. Bref.

J’encourage vivement vos saines initiatives de poser à moitié nus avec ce bouquin. (Ou en me faisant des dessins.)

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Continuez! (Je travaille au corps Alexandrine pour obtenir une photo de ses nichons, on est sur la bonne voie. Keep in touch.)

Pour les Parisiens, notez que le jeudi 24 avril, à partir de 19h, je serai à la librairie les Guetteurs de vent, 108 avenue Parmentier, dans le 11ème. Viendez, on va bien rigoler. Et puis sur Paris, j’ai rien d’autre de prévu comme dédicace, donc faut en profiter. Je vais prendre mes plus jolis feutres pour dégueulasser vos exemplaires.

Ce qui me fait penser que la dame de chez Fayard veut savoir où m’envoyer “en région”. (On dit pas “en province” dans le milieu.) Donc dites-moi, quelles villes faut que je fasse. (Encore faut-il trouver des libraires hein.)

Et puis, comme ce livre est un peu le vôtre, cette fois, je m’en vais vous tenir au courant de la promo.

Alors d’abord, pour le moment, c’est compliqué d’avoir de la promo quand on sort un livre qui n’est pas vraiment un roman, qui est un objet un peu bizarre et qu’on ne s’appelle pas Nicolas Bedos. Le plus efficace reste le bouche à oreilles (vous donc).

Mais j’ai quand même été invitée à quelques trucs.

Notamment à l’émission de Jean-Pierre Elkabbach. Hein ? Attendez… L’émission de la chaine Public Sénat, tournée dans la bibliothèque Médicis ? Z’êtes sûrs que c’est moi qu’ils invitent ? C’est pas plutôt Titouan Lamazou ? Et puis Elkabbach, c’est pas le mec qui déteste Internet ?

J’y suis donc allée avec ma cape rouge et mon panier en osier en me disant “faisons bien attention fifille, ça sent le piège”.

Faut savoir que c’est le genre d’émission où t’arrives à l’heure mais le présentateur se pointe à la dernière minute et ne te voit pas avant. Donc on était déjà installé autour de la table. Précisions ce “on” puisque sans doute plus jamais dans ma vie je ne pourrai dire “on” pour désigner = Marek Halter assis sur un tabouret de bar, Marc Dugain assis sur un tabouret de bar, une universitaire super sympa, Camille Esmein-Sarrazin qui a édité les oeuvres complètes de Mme de Lafayette et qui était debout, et moi, debout aussi. Tout le monde était prêt à enregistrer quand Elkabbach me dit “au fait Titiou, vous lirez ce passage de votre livre”.

Moi : oh non… c’est la torture ça…

Lui (pas très chaleureux) : vous allez faire un effort.

Moi (toute en sourires charmeurs) : oui, bah déjà l’écrire c’était une torture…

Et là, le mec me jette un long regard et me dit hyper sérieusement : “ah oui ? Et bien vous n’imaginez pas la torture que ça a été pour moi de le lire”.

Mais vu la tête qu’il tirait à ce moment-là, j’avais quand même un bon aperçu du calvaire qu’il avait dû endurer.

Après, il m’a dit que je me tenais mal (comprendre avachie).

Pendant l’émission, ça allait – si on met de côté le fait que mon style est vulgaire et que je me complais dedans.

Et à la fin, il est venu me dire aurevoir et il a voulu être gentil. Alors Elkabbach gentil, ça donne une esquisse de sourire et un tranchant : “bah vous voyez, en fait, vous êtes capable de vous exprimer normalement sans dire putain ou bordel à chaque phrase.”

Ok…

Vous avez cru qu’on allait glisser comme ça sur Mme de Lafayette sans une seule citation ? Sérieusement ? Pfff… Je vous mets juste le début d’une de ces lettres datée de 1679 « J’ai eu mille embarras ou plutôt mille maux qui m’ont empêchée de vous écrire. Je vous prie de croire que je n’y manque qu’avec regret et que je suis sensiblement touchée et de votre mérite et de l’amitié que vous me témoignez. Je vous conjure de continuer à m’écrire, je comprends que vous ne pourriez pas m’écrire toutes les vérités mais ne me mandez jamais rien de faux ni de contraire à ce que vous pensez. » Vous imaginez si on écrivait aussi bien nos mails, la grosse classe qu’on aurait ? D’ailleurs, vous pouvez copier-coller le début de ce passage pour le réutiliser en amorce de mail, ça se tente.

Le même jour, quelques heures plus tard (précisons un truc : il ne se passe rien dans ma vie pendant des mois, et puis paf, d’un coup, j’ai des trucs à raconter) j’étais invitée sur Europe 1 à l’émission de Taddéi. Mais surtout, j’étais invitée avec Houellebecq. Grosse joie. J’ai passé une heure trente assise juste à côté de lui, à respirer le même air.

La preuve en image :

houellebecq-et-moi

Vous voyez comme j’ai le pouvoir de le rendre heureux de vivre ?

Alors que Taddéi était en train de me faire parler de masturbation, Michel l’a coupé pour revenir au seul sujet qui l’intéressait : “on peut reparler de ce titre ? Sans télé on ressent davantage le froid, c’est très vrai. Il y a des émissions de télé qui sont comme un feu de bois. Par exemple, Thalassa. Thalassa c’est un vrai petit feu de bois.

Je n’ai pas pu m’empêcher de m’exclamer :

- Oh oui! Et des racines et des ailes aussi!

- Oui! Et toutes les émissions de Stéphane Bern!

- Ah non… Pas trop feu de bois Stéphane Bern…

Comme on avait un débat vraiment passionnant sur ce sujet, Jean-Louis Aubert a apporté sa contribution.

- C’est vrai que quand j’arrive dans une chambre d’hôtel, j’allume la télé et je me sens moins seul, comme à la maison.

Voilà.

J’étais très heureuse de cet échange mais il y a eu encore mieux, encore plus intense. J’ai révélé un secret de la vie à Michel Houellebecq. Un truc qui l’a littéralement retourné. Je pense que ça restera comme un profond choc philosophique dans son existence.

Taddéi venait de me parler du texte sur le sexe et les chaussettes (Taddéi, il aime bien parler de sexe) et c’était la pause pub. Michel se penche alors timidement vers moi : “je peux vous poser une question ?

- Heu, oui. Bien sûr.

Et là, je/vous/Dieu se demande quelle question Michel Houellebecq peut bien vouloir me poser à moi précisément ? Quelle interrogation porte-t-il en lui dont il pense que je suis la plus à même de lui fournir la réponse ?

- Les femmes portent des chaussettes ? Vous êtes sûre ?

Hum… Je l’ai regardé pour être certaine qu’il venait de me poser cette question. Il avait le regard d’un enfant incrédule. Alors j’ai soulevé mon jean pour lui montrer ma chaussette noire en expliquant : “oui, les femmes portent des chaussettes, regardez. Et puis, comment elles feraient sinon ?”

- Je sais pas… J’ai jamais entendu que les femmes portaient des chaussettes. Toutes les femmes que j’ai connues portaient des collants ou des bas…

(Je crois que dans “bas”, il mettait les chaussettes faites en matière collant.)

Et là, je lui ai donné le coup de grâce.

- Vous savez Michel, il y a même des chaussettes faites exprès pour les femmes, des chaussettes taillées plus petites que celles pour homme.

Il m’a regardée l’air hagard. Il n’en revenait vraiment pas.

Voilà. J’ai toujours pressenti que ma présence sur Terre avait une raison jusque là secrète. Qu’il y avait une chose précise que je devais accomplir en ce bas-monde. Assez longtemps, j’ai cru que c’était refermer la bouche de l’enfer de Sunnydale. En réalité, c’était dire à Michel Houellebecq que les femmes portent des chaussettes. Et j’ai parfaitement rempli cette mission.

Rien à voir mais je vais être jury à ce festival donc si vous voulez participer et gagner, on peut s’arranger…

Sinon, parlons un peu de Game of Thrones. (OUAIS JE SUIS HYPER CONSENSUELLE. J’assume.)

Donc, j’ai fait un score assez lamentable à http://gameofboobs.com/ (via @Nora)

Mais surtout, pour ceux qui l’ont ratée, il faut que vous regardiez tout de suite cette vidéo parce que plus tard, ça se trouve, vous serez mort et vous serez bien emmerdé d’être passé à côté d’un bon fou rire.

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2 avril 2014

Chroniques de la débrouille

Abordons d’abord un sujet d’importance. Un Chinois vient de raquer la plus grosse somme jamais dépensée pour l’achat d’un chien : quasi 2 millions de dollars.  

Enfin… un chien… un truc comme ça (un dogue du Tibet) :

dogue-tibet-chien.jpg

Ou comme ça (ça dépend de la coupe que tu lui fais) :

dogue-tibet.jpg

Comment tu peux claquer 2 fucking millions de dollars dans un clebs ? Dans un intestin géant entouré de poils ? Comment ? Pourquoi ? Cet homme n’a pas d’entourage pour lui arracher sa carte bancaire ? Il ne sait pas qu’il existe des petites free-lances qui n’attendent que l’arrivée d’un généreux mécène dans leur vie misérable ?

Pfff… Ca me dégoûte.

 Et sinon, la petite free-lance a une annonce à vous faire : je sors un nouveau livre ce 2 avril. “Wahou… incroyable… elle a réussi à écrire un roman en deux mois, à le faire corriger, à l’envoyer chez l’imprimeur et à le mettre en librairie ?”

Bah en fait non.

Ce n’est pas le produit du Titiou’s challenge book. (Que j’ai bientôt fini oui quand même mais qui sortira dans longtemps. En janvier. 2015.) (J’arrive toujours pas à croire qu’on est vraiment en 2014.) (Et qu’en 2014, Valéry Giscard d’Estaing est encore en vie.)

Donc, il s’agit d’un autre livre. Ca s’appelle Sans télé, on ressent davantage le froid, c’est sous-titré Chroniques de la débrouille, il a été fait avec du papier à base de « fibres certifiées »et il coûte 18,50 euros. (Ca fait de l’argent mais sachez que j’ai insisté pour qu’il soit à moins de 20 euros.)

Sans-tele.jpg

Mais reprenons depuis le début.

Au début était ma boite mails dans laquelle, l’an dernier (2013, vous y croyez que 2013 c’est déjà le passé ?) arrivaient à un rythme hebdomadaire des messages étranges d’une certaine Alexandrine, éditrice, qui aimait beaucoup ce que je faisais, notamment le blog et qui aurait adoré qu’on déjeune ensemble pour discuter d’un projet d’adaptation dudit blog.

C’était sympa ces messages mais comme elle m’écrivait à l’heure des Feux de l’amour, j’avais jamais le temps de lui répondre.

Au bout d’un long moment, elle continuait à me parler de ce merveilleux déjeuner comme si on avait déjà pris rendez-vous et j’ai fini par être passablement admirative de sa persévérance. (Un trait de caractère qui m’impressionne toujours, sans doute dû au fait que j’en suis totalement dépourvue.) Et j’ai craqué. J’ai dit ok, mangeons et je vais t’expliquer pourquoi je ne vais pas adapter mon blog en livre.

Parce que :

pourquoi-non.jpg

Comprendre :

1°) moi madame je ne fais pas du réchauffé, je ne fais que de l’inédit (sauf quand il s’agit de sexe mais bon)

2°) l’écriture web, ou en tout cas celle que j’ai sur le blog est très particulière et ne surporterait pas le passage au papier

3°) les blogueurs qui prennent leurs 100 derniers posts, les agraphent et les envoient à l’imprimerie, je suis pas franchement pour.

4°) j’ai toujours refusé de monnétiser le blog, de foutre de la pub dessus, de relayer les communiqués des attachés de presse.

Donc j’ai rencontré Alexandrine. Je ne sais plus trop ce qu’elle m’a dit, je me souviens par contre très bien que je regardais ses seins avec envie. (Alexandrine ne s’habille qu’avec des nuisettes en dentelle, par-dessus lesquelles elle porte un gilet ou un manteau selon la température. En même temps, vu comment elle est gaulée, elle aurait tort de s’en priver.) Alors qu’on finissait de manger et j’étais en train de me demander si elle portait un soutif push-up, elle m’a demandé “donc, tu es ok ? Si tu veux, je te laisse quelques jours pour y réfléchir mais je suis tellement heureuse qu’on travaille ensemble, ça va être formidable!”

Là, j’ai un peu paniquée.

Mais j’ai finalement dit oui.

Parce que :

pourquoi-oui.jpg

Comprendre :

1°) des gens à qui je fais confiance et qui ne sont pas mon banquier, m’ont dit que c’était une bonne idée

2°) parce que pour les cinq ans du blog, je sentais que j’avais besoin d’en faire quelque chose. Juste, je ne savais pas quoi. Mais que pour moi, ces 5 années marquaient quelque chose. (On peut dire sans exagérer que c’était un peu les cinq années les plus essentielles de mon existence.)

3°) parce que dans le blog, il y a du pourri, du déchet mais il y a aussi des textes longs que j’aime beaucoup et qui, à mon grand désespoir, sont enfouis dans les archives et exhumés de temps à autre par les lecteurs fous qui décident de tout lire par ordre chronologique (merci à eux). Or si les textes d’analyse du web, j’ai pu en reprendre dans l’Encyclopédie de la webculture, ces textes-là n’ont leur place nulle part. Où est-ce que tu veux recaser un post sur le fait que t’as poireauté 30 minutes à Leroy Merlin ou alors que t’as eu une gastro ?

Mais pour que ça ne fasse pas un livre pourri, il a fallu que je bosse dessus comme une damnée – et Alexandrine aussi. (C’est très impressionnant quand tu rencontres quelqu’un qui excelle dans son boulot. En voyant ces suggestions de corrections, alors qu’elle relisait le texte pour la trentième fois, j’ai compris ce qu’on appelle le « professionnalisme ».) Pour réécrire les textes que je gardais à cause du style trop web, pour écrire de nouveaux textes, pour que l’ensemble raconte une histoire.

Ce qui nous amène à pourquoi acheter ce livre ?

pourquoi-acheter.jpg

Comprendre :

1°) pour me faire plaisir. Parce que franchement, en cinq ans et demi de relation, je ne t’ai jamais rien demandé, même pour mon anniversaire.

2°) parce que tu vas aimer. Oui. Le résultat est assez réussi je trouve. C’est abouti, ça fait un vrai livre. Bah forcément, ça été tellement réécrit…

3°) parce que c’est un vrai récit alors que sur le blog, tout est éclaté, dispersé. Là, j’ai comblé les trous de narration (Par exemple, dans le livre, je n’accouche pas comme ça du jour au lendemain.)

4°) parce que c’est drôle et que tu vas pouvoir l’offrir à ces gens qui ne lisent pas mon blog alors que pourtant tu es sûr que ça les ferait marrer.

5°) mais surtout parce que tu sauras ce qui est arrivé à Tikka. (Oui, cette histoire a un dénouement… GROS SUSPENS.) (Tu apprendras aussi pourquoi Brice Nane Teinturier s’appelle ainsi.)

6°) parce que je viens d’inventer le photo-boobs-book (j’ai pensé être un génie du marketing jusqu’à ce que je me rende compte que du coup, le titre du bouquin était inversé…)

boobs-book

(Je vous montre un peu mes seins mais franchement, après vous avoir montré mon placenta, je crois qu’on au-delà de ce genre de familiarités non ?)

Et puis aussi parce qu’à la fin, je vous dis merci. (Tu as 10 secondes pour trouver la seule coquille du livre qui est pile dans cette page…)

commentateurs.jpg

Pas à tous individuellement hein, je suis désolée, j’ai dû limiter à ceux qui avaient le plus souvent commenté mais quand même, le coeur y est, les amis.

Merci.

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