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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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15 février 2014

Le café, les épreuves et Nora Hamzawi

D’abord, est-ce qu’on peut parler de Nora Hamzawi ? Parce que Coach et moi, on est un peu tombés amoureux d’elle. (Et pas seulement parce qu’elle est jolie avec des cheveux qui brillent.) Ca a commencé à un déjeuner pendant lequel on s’est rendus compte qu’on avait chacun de notre côté passé la semaine à écouter ses chroniques. (C’est rassurant, ça veut dire que parfois nos discussions portent sur autre chose que l’énumération de mes problèmes.) Le soir-même, je stalke un peu Nora et je découvre qu’elle me suit sur Twitter. Là, clairement dans le but infâme de me la péter, j’envoie un mail à Coach pour lui dire. Il me répond “marrant, elle me suis aussi, d’ailleurs je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’irai voir son spectacle, et elle insiste pour me filer deux invits, tu veux venir?” C’est ça un Coach, ça a toujours une longueur d’avance sur vous.

Donc on y est allés. Et on a ri. Son spectacle est super (juste trop court). L’extrait qui tourne le plus sur l’Internet, c’est celui sur la sodomie. Mais en vrai, elle parle d’autre chose que de cul (elle aborde entre autre un sujet qui m’est cher : les bouteilles d’eau). Y’a un truc qui me fascine dans son écriture et son débit (et les crescendos énumératifs qu’elle arrive à faire, l’énumération étant une forme de liste, c’est forcément quelque chose qui me plait) mais j’arrive pas à définir exactement quoi. Je crois que c’est la manière dont elle arrive à jongler entre le crescendo hystérique et la rupture de rythme brusque. Bref, elle a son truc à elle, qui ne ressemble à aucun des autres « jeunes humoristes » qu’on voit en ce moment. Tenez, d’ailleurs, regardez une de ses chroniques sur France Inter :


Nora Hamzawi : « Les Maths » par franceinter

Et sinon, où en est mon Titiou’s Challenge book ? (Comme le demandait hier soir un membre du Diable Vauvert…) On va poser tout de suite un truc : quand je n’écris pas sur le blog, ça veut dire que le roman avance.

Ouais.

Bin voilà quoi.

En ce moment, j’ai vraiment beaucoup de mal à faire face à tout ce que je dois faire. Une incapacité qui me file des palpitations. Et en plus, quand je crois avoir fini un truc, le futur finit toujours par désavouer ma prédiction. Par exemple, l’autre livre que je dois finir (l’autre = pas le roman).

Un jour, dans l’histoire de la littérature, un éditeur a dit “nous appellerons ça, la torture”. Un autre a répondu “LES tortureS, c’est plus classe au pluriel”. Le dernier a rajouté “je trouve ça un peu violent, ça risque de les effrayer. Que diriez-vous d’appeler ça les épreuves ?” Et ils tombèrent d’accord.

Fut alors créée la corvée des épreuves.

Pour les néophytes, les épreuves, dans le patois de l’édition, c’est ton texte sur lequel tu as bossé comme une acharnée, réécrit et corrigé dans tous les sens, ce texte que tu ne supportes plus et dont tu n’es pas loin de penser qu’il est la pire chose que la terre ait jamais porté en son sein, ce texte donc que ton éditeur te renvoie comme une claque en pleine gueule, en version papier et mis en page, prêt à partir à l’impression. Enfin… Prêt, une fois que tu l’auras relu une dernière fois pour le corriger.

LES EPREUVES

C’est un problème de riche vous allez me dire. Un caprice d’enfant gâté. Mais non.

Permettez-moi de vous conter une anecdote pas du tout à mon avantage. Pour les Morues, j’avais évidemment dû passer par la case Epreuves. On pourrait se dire que premier roman = joie et enthousiasme. Et bah pas du tout. Ca a même été les pires épreuves à relire. Je gerbais littéralement ce texte. je ne pouvais plus le voir. Du coup, je me suis forcée à relire mais en le regardant de côté, un peu de biais, ce qui, nous allons le voir, n’est pas la meilleure technique de correction.

Je valide donc les épreuves. (Moi et une autre personne dont je tairai le nom mais dont le prénom est Charles.) Elles sont envoyées pour impression des exemplaires sans couvs destinés à la presse.

Et quelque temps plus tard, je reçois un coup de téléphone de Mama Mazauric littéralement folle de rage. Je m’en souviens parfaitement, il faisait beau, j’étais sur ma terrasse et c’était la première et seule fois que j’ai entendu Mama Mazauric me hurler dessus. Elle me crie que je n’ai pas relu mes épreuves. Beuh… si. Il se trouve qu’il m’avait échappé que quelque part dans le processus de mise en page, toute une partie d’un chapitre avait sauté. Mais genre pas un passage anodin non. Une partie qui était pile la résolution de l’intrigue policière. Heureusement, des journalistes consciencieux avaient prévenu Marion.

La honte et la mortification s’abattirent sur moi.

L’avantage, c’est que ça m’a servi de leçon et j’ai compris pourquoi il fallait bien relire les épreuves.

Mais là, quand on m’a renvoyé ça  :

epreuves

ce truc dont j’avais été tellement exaltée de me débarrasser quelques semaines auparavant, j’ai senti le goût métallique du sang et les cendres de la mort dans ma bouche. En fait, je le sens toujours. Je crois que j’ai plus envie d’assister à la mise à mort d’un panda et que de me confronter à cette corvée. Et pourtant, je vais le faire. (Je rajoute ça uniquement à destination d’Alexandrine, mon éditrice, qui va m’envoyer un texto inquiet après avoir lu mon post.)

Sinon j’ai pu observer un moment de délire new-age de mon éditrice. Ca s’est produit à la page 174, au dos, elle a écrit ça :

epreuves-1

Et franchement, je n’ai aucune idée du sens que ça pouvait avoir dans son esprit même si je trouve ça assez beau. (Si elle disparait dans un mystérieux accident ce week-end, je saurai que ça a sans aucun doute un rapport avec ce code secret.) J’ai passé un long moment à regarder cette annotation en me demandant quelle clé de cryptage elle avait utilisée. Peut-être qu’elle m’organise une chasse au trésor ? Peut-être qu’elle essaye de me dire un truc existentiel ?

Mais j’ai pas trouvé.

Ceci étant, avant cette pause dans le roman (dûe à un problème d’intrigue secondaire), je bossais studieusement tous les aprèms au café, et franchement ça marchait bien. (Bien = j’abattais des pages comme un bucheron.) (Mais ce n’est pas un Bien qualitatif puisque les bucherons ne sont pas connus pour la subtilité de leur style.) Ces séances au café étaient l’occasion de redécouvrir l’humanité. (Et que l’étalage de sa vie privée dans une sphère semi-publique ne date pas de Facebook.)

cafe 1
« Ça fait 10 ans que cette conne va se regarder le nombril chez le psy et elle est toujours aussi calamiteuse. » Meuf de 50 ans au café

 

cafe 2

Étudiants au café « T’as jusqu’à vendredi pour passer une bonne semaine »

 

cafe 3

« Tu sais mon père il est alcoolique et bah depuis qu’il est à la retraite il a arrêté de boire. – Bah qu’est-ce qu’il fait de ses journées alors? – Il est avec ma mère, il joue du piano, ils regardent des films, ils font des trucs ensemble. Le truc c’est qu’il va replonger à un moment, c’est sûr. Mais on sait pas quand. » La même, quelques minutes plus tard. « Ma belle sœur est anorexique.

- C’est dingue, la mienne aussi ! Je la déteste. Elle est belle la tienne ? Parce que la mienne elle est affreuse. Vas-y raconte ! »

 

cafe 4

Couple silencieux pendant longtemps. Puis elle dit: « Tu sais quoi ? Je vais rentrer chez moi et me tirer une balle.

Lui : – Je t’ai dit que j’étais pas comme toi.

Elle est partie et il est resté finir son assiette de frites en passant des coups de téléphone professionnels au sujet d’un gala qu’il devait annuler. Quand la serveuse lui a demandé « ça a été ? » il a juste commandé un café.

 

cafe 5

Café entre deux femmes au foyer qui portent des lunettes de soleil. 22 minutes sur une camionnette mal garée en bas de chez elle. Puis astuces contre l’insomnie.

- Moi quand je suis fatiguée, j’écoute mon corps et je m’endors.

- Moi je préfère prendre le Elle et lire.

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29 janvier 2014

Guide des chiottes n°18 et journalisme et titre

- En une semaine, j’ai assisté à 3 pots de départ. (6 si on compte que l’un d’entre eux était commun à 4 personnes.) Parfois, mes semaines ressemblent à des rubriques du Guinness des records. Je crois que ça veut dire qu’on grandit. Parce que pour faire un pot de départ encore faut-il avoir été embauché pour de vrai. (Enfin… les autres gens hein. Certainement pas moi. D’ailleurs, après que j’ai bossé deux mois au service Emprunt et crédit immobilier DOM-TOM de la BRED en CDD, on ne m’a pas fait de pot de départ.) Autre point notable : c’était majoritairement des pots de départ de meufs. Cécile D. est partie de Slate. Ca fait tout drôle. C’est le premier vrai départ de la rédac. Ondine est partie des Inrocks.

lesinrocks

Là, ça fait encore plus bizarre parce que ça nous ramenait à nos débuts aux Inrocks. Diane, Ondine et moi, on s’est rencontrées pendant notre stage là-bas. C’était y’a 7 ans… Putain…

bureau-ondine

(Oui, ça, c’était le bureau d’Ondine.) (J’ai bien dit y’a 7 ans, pas quand on avait 7 ans hein…)

Et puis, le dernier pot de départ était une saignée de Grazia. 4 personnes qui partent d’un coup. C’est aussi la fin d’un truc.

perchoir

Je me suis dit que mon refus d’être embauchée me privait quand même du plaisir de faire un pot. (Vous noterez qu’on ne fait jamais de pot d’embauche, ce qui est la preuve que dans le fond, les gens savent qu’il faut fêter le départ d’un travail, pas l’arrivée.)

Le pot de départ de Grazia avait lieu au Perchoir. C’est un café fait de deux installations de type « chantier », comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus, posées sur un toit d’immeuble. C’est assez dingue comme endroit. MAIS MAIS MAIS, surtout, c’est l’occasion d’un Guide des chiottes n° 18 (je crois mais je suis pas sûre du numéro).

Déjà, des toilettes installées sur un toit, tout de suite, ça a de la gueule. Ca me séduit. Mais en prime, ce sont des chiottes avec fenêtres permettant de regarder les étoiles pendant qu’on fait caca sans que personne ne vous voit puisqu’elles sont sans tain. Démonstration de l’extérieur avec Coach comme modèle :

fenetre-toilettes

(Evidemment, le risque du coup, c’est d’être en train de faire caca pendant que deux crétins se prennent en photo dans le reflet de la fenêtre.)

Ca s’arrêterait là, je dirais juste chapeau. Mais ATTENTION, voilà pourquoi ce sont les meilleures chiottes de France :

toilettes-duo

C’est la première fois que je peux tester in situ des toilettes duos. Parce que franchement, vous êtes en pleine discussion en soirée, votre interlocuteur est en train de vous confier ses secrets les plus honteux, vous passez un excellent moment sauf que vous avez une petite envie de pisser et que vous ne savez pas comment vous éclipser. Voilà, la solution : poursuivre la discussion aux chiottes.

toilettes-duo-2

- Tout ça est l’occasion de dire une chose : le journalisme est un milieu hyper sexiste. (Non, vous n’avez pas sauté un paragraphe, ça n’a effectivement rien à voir avec les chiottes mais j’avais la flemme de chercher une articulation logique.) Je vous passe toutes les réflexions misogynes qu’on entend quand on débute dans le métier, la remise en cause de vos compétences parce que vous êtes une femme. Et quand vous cumulez le malheur d’être une femme ET jeune, vous êtes polyhandicapée. Y’avait qu’à voir la dernière conférence de presse du Président : un parterre d’hommes et de cheveux gris. On aurait dit une pub pour Petrol Hahn. Mais on peut aussi se référer aux chiffres objectifs : d’après la dernière étude de la scam, parmi les plus hauts revenus du journalisme, les femmes ne représentent que 16%. (Si on retire les postes de la presse féminine, qui est par définition un cas à part, j’imagine qu’on tombe à moins de 10%.) De toute façon, les propriétaires de groupe de presse sont des hommes. Les dirigeants sont des hommes. Et il existe un post quasi réservé aux hommes : directeur de la publication. Pourtant, il y a désormais plus de femmes que d’hommes journalistes.

Est-ce qu’on devrait attendre de ce milieu professionnel qu’il soit plus exemplaire que les autres ? Bah oui. Et ça nous prouve au passage que le problème de la parité n’est pas seulement un problème de catégorie sociale. C’est un problème de reproduction endogame des élites, un principe général de cooptation où l’on choisit le même plutôt que l’Autre.

Au début, je pensais que c’était grandement lié à un problème générationnel. (« ah bah c’est bien un truc de vieux ça! ») En fait, je le pense toujours un peu mais j’ai infléchi ma position. Parce que la bande de So foot, So film etc privilégie les mecs. Snatch, c’est un garçon. Et les filles alors ? Bah les filles elles montent leurs propres magazines de… filles. Causette, plus récemment cheek-magazine, se définissent comme des féminins (différents des féminins traditionnels mais féminins malgré tout).

Je ne parle pas ici de la qualité de ces titres mais juste que des générations plus jeunes fonctionnent encore sur un principe de partition fille/garçon. La vie serait-elle une longue boum de 1991 ?

Je me souviens qu’à Brain, ça ne nous traversait pas l’esprit. On voulait des gens qui écrivent bien – et gratuitement parce qu’on était fauché – fille ou garçon, on s’en branlait. On était complètement ringards en fait.

Du coup, quand j’ai été embauchée à Slate et que le Chef m’a dit “on t’embauche parce qu’on a besoin de quelqu’un pour traiter de sujets féminins” ça m’a fait tout drôle. (J’avais été honnête et dit non aux sujets féminins, j’ai pris soin de ne faire QUE des papiers neutres au début et il n’y a pas eu de problème mais quand même. A l’époque, je n’aurais jamais fait un article sur Brad Pitt parce que je voulais d’abord prouver que je savais faire autre chose.) (C’était aussi l’époque où on me disait “ah, t’as un blog ? Un blog de fille donc”.)

 - Rien à voir. Vous avez remarqué ça ?
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Ca m’agace tellement… Je sais même pas pourquoi. Toi aussi, joue à faire ton titre de roman avec une caractérisation de personnage et un pronom relatif :

le pigeon

le foetus                                  voulait                       devenir quelqu’un d’autre

l’oreiller              qui                aimait                       manger une étoile

la couille                              n’aimait pas                faire caca et se tartiner de merde après

la mésange                         ne voulait pas

Je sais pas ce qui leur prend. Au début, j’ai pensé qu’ils avaient tous relu Sepulveda en même temps.

sepulveda

Mais en fait, j’ai une autre hypothèse. Le contre-coup de l’effet Stieg Larsson :

lhomme-qui-naimait-pas-les-femmes

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Ca me rappelle y’a des années, la mode des titres copiés sur Extension du domaine de la lutte. (J’ai plus les exemples en tête, mais y’en avait plein, y compris des titres de films.) C’est marrant que les titres de livres soient à ce point soumis à des tendances sociétales. Mais ceux-là, que disent-ils de notre société ? Perso, je parierais sur le besoin de conte moderne. Parce que tous ces titres ramènent au genre du conte sur le modèle enfantin de “c’est l’histoire d’un/d’une … qui… jusqu’au jour où…”.

- Tant qu’on en est à parler histoire, allez regarder le coup de gueule d’Abdel Raouf Dafri, scénariste d’Un prophète et Braquo.

- Et pour finir, la Vérité : 

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21 janvier 2014

Titiou’s Challenge book – suite

OULALALALALA…

C’est LA MERDE LES AMIS.

Je suis de nouveau hyper à la bourre dans le travail. Mais putain… Pourquoi je me fous toujours dans des situations moisies en m’y prenant à la dernière minute ? C’est maladif. C’est à croire que je n’apprends rien par l’expérience. J’ai l’impression d’être en terminale et d’avoir seulement rédigé l’intro de ma dissert de philo qui est à rendre à 8h30 du mat, alors qu’il est 7h15. En gros.

Vous allez me dire : « tu n’apprends pas parce que finalement, tu t’en sors toujours ». FAUX. Un jour en terminale, je n’ai pas rendu ma dissert. J’avais gratté tous les délais imaginables mais rien à faire, « le sujet ne m’inspirait pas, je le trouvais boiteux ». C’est ce que j’ai dû avouer au prof qui, pour récompenser l’élan d’honnêteté qui m’avait poussée à lui expliquer que le problème n’était pas ma paresse mais l’inintérêt des devoirs qu’il nous donnait, m’avait attribué un 0. Comme un bâtard. Alors que ma voisine de classe, qui avait eu le même problème d’inspiration que moi mais était dotée de compétences diplomatiques légèrement supérieures aux miennes, s’en était sortie avec un autre sujet de dissert à rendre. L’Education Nationale, l’école de l’injustice.

Là, tu as compris ami lecteur, je ne vais rien dire d’intéressant dans ce post hein, mais de toute façon, désormais et pendant les deux prochains mois, le blog me sert de béquille psychologique. Ca coûte vachement moins cher qu’un psy.

Pourtant, pour tenir mon Titiou’s Challenge Book, j’avais bien tout organisé autour de moi.

Etape n°1 : la grève

J’ai annoncé une mise en grève du personnel rangeant de la maison.

Parce qu’il semble que je souffre d’un mal peu ordinaire autour de moi : quand je vois un truc par terre, je le ramasse et je le range.

C’est complètement con, hein ? Pourquoi le ramasser alors que tu peux le laisser par terre et poursuivre ton chemin et comme ça être sûr que quand t’en auras besoin, tu ne sauras plus où il est (parce que le chat aura joué avec et l’aura déplacé ailleurs) ou alors s’il s’agit du bras d’un bonhomme playmobil, que la prochaine fois tu vas te l’enfoncer bien profond dans la plante du pied et perdre 20 minutes de travail parce que tu te seras recroquevillée dans le couloir en chouinant ? (Oui, là, y’a un point d’interrogation, ce n’est pas une erreur de ma part, c’est parce que le début de la phrase était sous forme interrogative et que la logique syntaxique française veut que tu ne puisses pas changer la nature de ta phrase en cours de route.)

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Surtout, le problème en deux parties qui en fait sont les mêmes : tu ramasses, tu ranges, ça refinit toujours par terre. Je pensais pas que la force de gravité était puissante à ce point-là. Donc tu recommences sans cesse la tâche. Le rangement, quand tu ne vis pas seul, c’est comme une émission de Michel Drucker, ça ne finit jamais. (Vous avez pas remarqué ça ? Le dimanche, quand vous trainez comme une merde chez vous, que vous zappez par désoeuvrement, peu importe l’heure, vous tombez sur Drucker et vous avez l’impression que ça ne finira jamais son émission de merde.)

Bref. Ramasser, ranger. Ca me prenait un temps fou. Aussi parce que pour procrastiner de chez soi, c’est une très bonne excuse. J’ai donc décidé de me priver de cette excuse quotidienne qui me fait perdre deux heure de taff par jour (en cumulé, j’estime mon temps de rangement à 2 heures par jour, c’est énorme, c’est démentiel, ça doit cesser).

 

Etape n°2 : se barrer

Après avoir survécu aux fêtes de fin d’année – ce qui n’était pas gagné vu que le 24 décembre j’étais chez le kiné et j’en suis sortie avec ça :

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tendinite

et le 31, mes courses pour le repas c’était ça

constipation

constipation mon amie.

La semaine du 31, on était partis à Clermont-Ferrand (je n’ai aucun lien génétique avec celle ville mais il m’apparait désormais assez clair que je mourrais à Clermont-Ferrand) chez la mère du chef. Avec tout plein d’enfants qui criaient dans tous les sens.

Le lundi, j’ai donc pris une grande décision : rentrer à la maison 3 jours avant la date prévue pour travailler.

Ca faisait un retour le 2 janvier, soit donc la date du début de mon Titiou’s challenge book 2014.

Parce qu’en fait, un couple, un enfant, une famille, c’est du temps. Pas juste que ça « prend » du temps. Ca compte le temps. Ca découpe ta journée en petites tranches. Aller chercher Têtard à 18h. Retour du Chef vers 20h. Coucher du Têtard à 20h30. Dîner vers 21h. Putain, mais la vie ça se débite pas en tranches comme de la barbaque. La vie N’est PAS un paquet de jambon Madrange.

Alors que là, seule, j’ai joui d’une plage de temps quasi infinie qui s’étendait doucement sous mes yeux pour travailler tout mon saoul. J’avais peur que Têtard me manque atrocement. Bah pas du tout. C’était juste trois jours hein. Mais la vérité c’est que j’étais heureuse, épanouie, soulagée, libérée. Maitresse de ma vie. La liberté, pour moi, n’est pas géographique. (De toute façon, je ne vois aucun intérêt à sortir de chez moi). La liberté est une donnée temporelle.

Enfermée seule à la maison sans aucune contrainte temporelle, j’ai pu affronter Word et cliquer sur le dossier “Roman 2” puis faire des tours dans mon bureau en le regardant de loin, me mettre à quatre pattes pour m’approcher discrètement de l’écran en miaulant un peu, finir, au bout de trois heures, par me hisser sur ma chaise, passer encore quatre heures à mater internet avant d’oser enfin relire les documents du dossier. Un apprivoisement qui s’est donc fait sur la durée.

A noter aussi que Brice Nane Teinturier n’avait jamais été aussi heureuse.

 

Etape n°3 : s’éloigner d’internet

Je l’ai déjà dit : passé 14h, j’arrive plus à bosser. Le matin, ça va. Après c’est déjeuner et sieste. Mais ensuite, me REmettre au taff, ça ne marche pas. Donc j’ai décidé de m’auto-feinter en allant bosser au café l’après-midi. Café = possibilité d’entrevoir d’autres êtres humains et d’écouter leurs discussions. J’aime bien les gens qui racontent très fort leur vie intime en public parce que je fais pareil. L’autre jour, j’ai entendu textuellement cet échange entre deux meufs de 50 ans.

« mon mec il est complètement immature, c’est une espèce de jeune fille en fleurs. Il veut qu’on se marie. C’est complètement patrimonial comme truc.

- pour les impôts c’est bien.

- j’y ai pensé pour les impôts mais déjà que j’arrive plus à le supporter alors si c’est mon mari… Lui avec son coté bonnefemme… Qu’est-ce que t’as fait pour que je veuille de toi espèce d’imbécile à tout le temps me casser les pieds ?” Pauvre bonhomme, il doit pas rigoler tous les jours ce monsieur.

Café = impression d’avoir fait un truc de ma journée. Café = possibilité de justifier l’achat de ma carte orange mensuelle alors que je bosse de chez moi. Café = pas d’internet.

Ca marchait plutôt bien. J’en profite pour signaler que j’ai décidé d’essayer d’alimenter mon compte instagram, notamment grâce à ces séances au café.

Et puis, la panne. D’abord, parce que je veux bien écrire ce roman mais comme je ne sais pas ce qui va se passer (j’en suis au chapitre 3 de la deuxième partie) ça devient compliqué. (« Ce soir-là, il rentre chez lui et là… Et là, il se bouffe un morceau de fromage en regardant Ruquier à la télé ? Il découvre un cadavre dans sa salle de bain ? Il joue avec  le vampire qu’il a caché dans sa cuisine ? Il mate un film porno ? » Putain… j’en sais rien.) Et puis aussi parce que je me suis rappelée un truc assez fondamental : en vrai, je préfère ne rien foutre. Ou alors aller regarder les photos de l’appart de Charlotte Gainsbourg que je ne pourrai jamais me payer puisque je ne travaille pas assez :

appart1

appart2

Mais j’ai quand même fini un manuscrit :

bureau

Oui parce que j’avais pas un livre à rendre cette année mais deux. Mais celui-là, il est quasi fini. (En même temps, il sort en mars/avril, donc y’avait intérêt.) (Bref, on en reparlera très bientôt.)

J’en profite pour vous signaler que j’ai participé à un ouvrage collectif publié par le Livre de Poche qui sort en février, ils m’ont même envoyé une image pour la promo :

facebook-titiou-lecoq

 

Sauf qu’en vrai, j’ai écrit un petit texte. Mais dedans, on trouve plein d’autres gens très bien (comme Maïa Mazaurette, Le Gorafi, le Crew des Haterz, le pédé de C’est la gêne, ou mon pote Julien Blanc-Gras). 

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9 janvier 2014

Putain, l’Inde, Steubenville, les séries, mon fils

Oulalala mes amis, on a plein de trucs à rattraper là. (Depuis le temps, vous aurez compris que “plein de trucs” équivaut sur ce blog à un post décousu avec des tirets à chaque ligne.)

D’abord si après vous être pris en photo toute l’année, vous vous demandez que faire de vos selfies (autrefois appelés “autoportrait”), vous pouvez faire comme ce jeune homme. 

Faisons un peu de suivi d’infos contrairement à ces feignasses de journalistes. Vous vous souvenez de Steubenville, le viol au lycée américain, les Anonymous. Et bien l’un des violeur vient d’être libéré de prison – il avait eu la peine la plus légère (un an dans un centre pour jeunes). Mais, tout de même, il est inscrit au registre des délinquants sexuels (et aux Etats-Unis, je crois que ça n’annonce pas un bel avenir ce genre de truc).

 Suivi d’infos bis. Vous vous souvenez de l’Inde et de la protestation contre les viols ? Le côté bénéfique c’est que les femmes portent davantage plainte. C’est bien. C’est courageux. Et quand je dis courageux, il faut resituer ça en contexte parce que le courage de porter plainte en France, c’est pas tout à fait le même qu’à Calcutta. En octobre dernier, une ado de 16 ans a été victime d’un viol collectif. Les mecs l’ont laissée inconsciente dans la rue. Elle est rentrée chez elle et le lendemain, elle a eu le malheur de ressortir, retomber sur les mêmes mecs qui l’ont reviolée à tour de rôle avant de l’abandonner près d’une voie ferrée. Elle a alors déposé plainte et demander à la police une protection parce qu’elle recevait des menaces afin qu’elle retire sa plainte. Et bien deux mois plus tard, il y a quelques jours en fait, elle a été brûlée vive. Son père demande une enquête fédérale. Six personnes ont été arrêtées pour son viol, et deux autres pour son meurtre.
Pour les fans de séries, les scénaristes américains ont fait leur classement des 100 meilleures séries ever. J’aime bien parce qu’il y a vraiment de tout. Et en 1, sachez-le, c’est les Sopranos. (Qu’il faudrait que je regarde un jour. Séquence aveu. J’avais acheté le coffret de la 1ère saison mais lors d’une de mes séparations, un mec me l’a piqué. Problème, je ne sais plus lequel c’est.) Il y a des choix qui peuvent paraitre étranges mais ils ont tenu compte de plusieurs facteurs, l’importance de la série dans l’Histoire des séries, le succès, l’originalité etc.
Signalons également la sortie d’un roman. Le saut du requin de Romain Monnery. C’est plein de punchlines qui feraient chialer ensemble La Fouine et Booba. Romain, c’est mon ami et il écrit vraiment, mais vraiment très bien. (Et comme l’édition, c’est la mafia, ça sort évidemment au Diable Vauvert.)
Petit moment GLOIRE A MOI. Sur Facebook, j’ai reçu un message d’une enseignante à Science Po sur les “acteurs privés de la ville” qui me signalait qu’elle avait parlé des Morues sur son blog (au sujet des trottoirs). A la fin de son post, elle dit “Merci en tout cas à l’étudiant inconnu (les copies sont anonymes) du Master Stratégies Territoriales et Urbaines de Sciences Po qui nous a signalé « Les Morues » en réponse à la question : « Qu’est-ce que la privatisation des villes ? » !!” Y’a des étudiants qui me citent dans leurs copies, c’tte classe. (Je vous ai dit aussi qu’un jour une prof de français m’a contacté pour avoir l’autorisation de mettre un passage des Morues sur le féminisme dans un groupement de textes que sa classe allait présenter au bac français ?) J’ADORE CA.

Finissons par un point MILF (o)(o)

Ca fait longtemps. Pourtant Têtard grandit ce qui ne manque pas d’illuminer mes tristes journées de dur labeur. (On reviendra sur le dur labeur la prochaine fois.)

Mais je suis nulle en enfant. Enfin, disons qu’il y a des trucs que je ne comprends pas du tout. Par exemple, quand tu en es à un stade où tu as assez conscience de toi et des autres pour dire “merci” et “pardon” (là, je mens un peu, Têtard, il crie “paaaardon” en courant dans ta direction, mais pas du tout pour s’excuser, juste dans l’espoir que tu vas bouger ton gros cul de son chemin une seconde avant l’impact). Bref, à ce stade, il me semblait logique de ne pas aimer se chier dessus. Je veux dire, entre nous, se chier dessus, puis se balader avec la sensation de la merde au cul en dégageant une odeur de pestiféré, ça doit être super désagréable, non ? Je comptais donc sur le fait que cet inconfort le pousserait à aller faire caca aux toilettes.

Bah non.

Je comprends mieux pourquoi on parle “d’apprentissage de la propreté” (être propre n’est pas naturel). Par contre, le terme “apprentissage” c’est n’importe quoi. Au départ, le terme “apprentissage”, ça m’a fait croire qu’il y avait des méthodes. Après avoir consulté internet, j’ai découvert que la “méthode” ça consiste juste à lui enlever sa couche, puis le suivre dans l’appart en se trimballant avec une serpillère à la main pour éponger la pisse.

J’ai tenté l’expérience mais ça m’a assez vite saoûlée.

Mais non content de se trimballer avec de la merde au cul, Têtard a aussi trouvé un autre moyen de me foutre la honte.

La première fois, on était avec ma mère, on regardait Têtard jouer dans son bain. C’était beau. Jusqu’à ce qu’il s’exclame “putain froid!”. On s’est regardées avec ma mère. On a regardé Têtard. Il m’a regardée et il a répété “putain, putain, putain, putain, putain!”.

Ensuite, j’ai eu droit à “putain Barbapapas!”, “putain la loulounette” (= la trotinette). J’ai fait tomber un truc par terre et il a lâché “putain…” en secouant la tête. Quand j’ai mis le Grand Journal, il m’a dit “putain pas ça! Gulli putain!”.

Ok…

L’association dans la bouche d’un enfant de moins de deux ans de “putain” et “Gulli” ça fait hyper chelou.

Si vous lisez mon blog depuis… allez deux posts, vous pouvez assez facilement imaginer d’où lui vient ce vocabulaire fleuri.

En plus, j’y avais pensé. Je me demandais comment faisaient les parents pour ne pas s’exclamer “putain de bordel de merde” devant leurs gamins. On m’a suggéré de remplacer “putain” par “punaise” (genre “hey têtard, t’as mal compris, ce que je dis c’est punaise”). Je vais tenter mais, putain, je vois pas comment je vais réussir. C’est quand même putain de chiant. Bientôt va falloir que je fasse gaffe non seulement aux mots que j’emploie mais aussi au contenu de mes propos.

Putain quoi.

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4 janvier 2014

Le Grand Challenge 2014

J’ai un roman à écrire et plus le temps avance, plus il m’apparait clairement que le rendre dans les délais impartis (mars/avril) relève d’un défi complètement fou-fou et que je ferais aussi bien de m’inscrire au mondial de curling.

D’ailleurs, l’autre nuit j’ai rêvé que j’avais rendu mon manuscrit (joie) et qu’Anne, l’attachée de presse du Diable, me disait “mmm… je sais pas trop si j’ai envie de défendre ton livre, en fait, je suis pas sûre de l’aimer” (niveau de confiance en soi = en chute notable).

Rappelons mon défi : 2 mois pour écrire un roman.

Enfin, par souci d’honnêteté, c’est deux mois pour écrire la 2ème partie du roman. J’ai la première, j’ai les persos. (Dans les Morues, y’avait 2 personnages principaux, Ema et Fred, là y’en a trois parce qu’inconsciemment, je pense que la littérature c’est comme le jonglage, quand tu sais jongler à deux balles, la suite logique c’est d’en rajouter une troisième. Oh… Tiens… j’entends mes anciens profs de français se pendre.)

Mais c’est quand même une grosse gageure. Alors pour l’instant, j’en suis au début de mon challenge, (j’ai commencé jeudi mais nous y reviendrons plus tard) donc j’essaie encore de me convaincre que je ne vais pas m’enfoncer dans un calvaire de deux mois, mais plutôt de voir les choses sous l’angle “oh, quel bien joli défi mademoiselle!”.

Avant de commencer ce défi, que nous appellerons plus simplement le “Titiou’s Challenge Book 2014”, avant jeudi dernier donc, j’ai cherché des solutions miracles pour écrire un roman facilement en un minimum de temps.

Et j’ai trouvé. J’ai découvert le Nanowrimo, qui dès son intitulé collait parfaitement avec le Titiou’s Challenge Book 2014. Nanowrimo, c’est un site qui vous propose d’écrire un roman (50 000 mots, la taille de Gatsby le magnifique) en un mois.

NaNoWriMoFINAL

Nickel! Ca compte vos mots. Y’a des forums pour parler de nos angoisses. On reçoit des encouragements (“le monde attend votre roman”.)

nano_batyisms_main

J’étais enchantée. J’y croyais à mort. J’ai failli appeler Mama Mazauric, mon éditrice, pour lui annoncer la bonne nouvelle afin qu’elle la transmette à l’agent comptable. Sauf qu’en fait, le Nanowrimo ne se fait qu’au mois de novembre. (Parce que d’après le créateur, c’est le mois à chier.) (Pour les gens que ça intéresse, ça a l’air vraiment cool. Allez regarder. Je le tenterai peut-être en novembre prochain.)

Imagination Rain.eps

Grosse déception.

Et puis je suis tombée sur Henry Miller. Ouais, on s’est croisé au Carrouf de Montreuil, il attendait Anaïs Nin devant le Séphora.

Non.
En fait, pas vraiment.

Mais avant que j’éclaircisse d’une lanterne cartésienne ces propos abscons, je vais me permettre de vous rappeler qui est Henry Miller. Y’a un truc hyper important à retenir sur lui, c’est qu’il n’en avait tellement rien à foutre des convenances sociales, que sa dernière interview il la donne sur son lit de mort, en pyjama, tranquillou pilou :

En vrai, vous pouvez aussi retenir que c’est un très écrivain, auteur du génial Tropique du Cancer que je ne recommande pas à tout le monde parce que c’est assez difficile à lire. Ca part dans tous les sens (non, c’est pas un blog pourtant). En plus, comme il était assez fasciné par les vagins, il peut faire 10 pages de suite sur le sujet. Mais au niveau du style, c’est la claque magistrale.

Un extrait :

 « Je n’ai pas d’argent, pas de ressources, pas d’espérances. Je suis le plus heureux des hommes au monde. Il y a un an, il y a six mois, je pensais que j’étais un artiste. Je n’y pense plus, je suis! Tout ce qui était littérature s’est détaché de moi. Plus de livres à écrire, Dieu merci! Et celui-là alors? Ce n’est pas un livre. C’est un libelle, c’est de la diffamation, de la calomnie. Ce n’est pas un livre au sens ordinaire du mot. Non! C’est une insulte démesurée, un crachat à la face de l’Art, un coup de pied dans le cul de Dieu, à l’Homme, au Destin, au Temps, à la Beauté, à l’Amour! … à ce que vous voudrez. Je m’en vais chanter pour vous, chanter en détonnant un peu peut-être, mais chanter. Je chanterai pendant que vous crèverez, je danserai sur votre ignoble cadavre. »

(Ca, c’est le passage le plus joyeux et léger du livre, d’ailleurs, c’est la préface.)

Miller, à 33 ans, il a quitté son taff de directeur du personnel de la Western Union Telegraph, sa femme et sa fille pour venir à Paris vivre comme un clodo dans le but de découvrir la vraie vie, libéré de toutes contraintes (et accessoirement boire et baiser). C’est l’ancêtre de Kerouac et Hunter S. Thompson. C’est de la gonzo littérature.

Vous me rappelez pourquoi on parle de Miller là ? Ah oui! C’est ça! Nouvelle année, nouvelle vie, travail, résolution, planning, Titiou’s Challenge Book 2014.

Donc Miller, a priori, comme ça, c’est pas trop le genre de mecs que j’imaginais obsédé par les listes et les plannings. Vivre en faisant des listes c’est quand même l’inverse de vivre au jour le jour en se défonçant la gueule. Mais l’autre jour, en trainant sur internet à la recherche de la formule magique pour travailler (formule qui, de toute évidence, ne consiste justement pas à trainer sur internet), je suis tombée sur ceci :

henry-miller-ecriture

Un planning de travail de zinzin. Ca m’a rassurée. Parce que ça veut dire qu’il procrastinait aussi pas mal et qu’il culpabilisait. Sa liste là, elle pue le “putain, faut vraiment que je me mette au boulot”.

Voilà. Conclusion : pour travailler, la seule solution c’est de travailler. Le travail est une tautologie.

Tout ça pour dire quoi ? Bah pas grand chose. Comme ça risque d’être le cas pendant les deux prochains mois. A défaut de m’inscrire au Nanowrimo, je vais bloguer mon Titiou’s Challenge Book 2014. (Je voulais aussi me filmer en temps réel, genre me faire une chaine de streaming où on me verrait bosser ce qui m’obligerait à vraiment travailler mais j’ai laissé tomber cette idée exceptionnelle.)

Bref.

Top, départ.

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