Social

fil rss girls and geeks girls and geeks sur facebook girls and geeks sur facebook

Citations

Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

Cam

profil1

Les Archives

26 janvier 2011

Comment je ne suis pas devenue reporter de guerre 2

En premier lieu, je tiens à apporter une rectification à mon post précédent. Ca sautait pas aux yeux sur la vidéo de la conf de rédac mais il y a des jeunes à Slate. Preuve par l’image.

jeuneslate

(Je devrais peut-être demander à Slate de me rémunérer pour raconter les coulisses de la rédac.)

Résumé de l’épisode précédent : je voulais partir en Tunisie assister à la révolution de jasmin, à la place je suis partie à Tours voir le FN. (Aucun lien hein.)

Là, il faut que je précise que je ne suis pas partie seule. (A ce propos, je signale que non, je ne suis pas fiancée.)

Je suis partie avec un garçon qui est blogueur politique, loleur anonyme, stagiaire à Slate et accessoirement, mais ça, il avait omis de me le dire avant le départ, qui se trouve être également le fils naturel de Pierre Richard. Je vais pas lui pourrir son référencement Google n’est-ce pas, donc on va l’appeler David Richard. Vous avez vu la Chèvre ? Vous vous souvenez du test de la chaise ? Et de la salière ? Bah voilà. C’est David Richard. David Richard, debout dans le train, il veut s’adosser contre un mur pour reprendre son souffle (parce qu’évidemment il a couru parce qu’évidemment il avait oublié la moitié de ses affaires à l’hôtel et que le mec de la réception l’a appelé à deux minutes du départ du train, et qu’il a couru et que miracle il a récupéré ses affaires et a réussi à monter dans le train) donc il est essoufflé. Il s’adosse. Bah forcément, il faut qu’il s’adosse contre la porte des toilettes. Et évidemment il faut qu’il y ait quelqu’un dans lesdites toilettes à cette minute précise et que la personne décide d’ouvrir la porte exactement à ce moment-là. Ca, c’est une minute de la vie de David Richard. Vous pouvez multiplier ça par l’intégralité du week-end.

Autre exemple, il s’est retrouvé sans ordi au congrès parce qu’il a un problème avec le sien et qu’il a également eu un léger souci avec le laptop de Slate. Il avait également une difficulté technique avec son téléphone portable. Le moment du week-end où j’ai eu le plus peur, c’est pas du tout quand Jean-Marie Le Pen a décidé de se lancer dans le récit de sa vie par le menu pendant deux heures et demies, ni quand des centaines de personnes se sont levées pour crier « Bleu, blanc, rouge, la France aux Français ». C’était sur le quai de la gare (le train de retour avait 20 minutes de retard, l’effet David Richard peut-être ?). David se lève à l’approche du train et commence à marcher. Et là, horreur, je m’aperçois que les lacets de ses baskets sont défaits. Mon cerveau, entraîné par deux jours de coexistence avec lui, anticipe immédiatement la scène, les pieds qui se prennent dans les lacets qui traînent, David qui chancelle, va trébucher, en tombant il va agiter ses bras devant lui et malencontreusement pousser sur la voie une enfant de quatre ans. Je pousse un long cri, je prends mon élan et je me précipite sur lui, je le ceinture avant le drame et je le supplie avec des sanglots d’angoisse dans la voix « David, fais tes lacets immédiatement. Au pire, on ratera le train, on passera la soirée à Saint-Pierre-des-Corps, c’est pas grave. »

Quand j’ai demandé à David Richard de m’expliquer comment il faisait, il m’a dit « je crois que je pense toujours à deux choses en même temps. » Effectivement, au restau, la serveuse demande « qui veut des cafés ». On répond tous. Sauf David qui, 55 secondes plus tard, lève la tête et dit sur un ton de regret : « j’ai oublié de répondre ». Comment on peut oublier de répondre ? On peut ne pas avoir entendu mais là, ça veut dire qu’il a entendu la question, qu’il a pensé « moi aussi je veux un café » et qu’il a oublié de le dire.

(Je suis complètement injuste avec David parce que moi, j’ai quand même réussi à rater le train le samedi matin, que j’avais évidemment les billets pour nous deux, et qu’il s’est retrouvé tout seul dans le wagon sans justificatif de transport.)

Nous voilà donc à Tours. Comme je m’y étais prise un peu à la bourre, le seul hôtel que j’ai trouvé s’appelait le Terminus. Là, même si vous n’avez jamais été à Tours, vous visualisez parfaitement l’hôtel miteux dans la petite rue qui longe la gare. D’ailleurs, il suffit d’aller voir leur site, injustement oublié par les Craypions d’or.

Le samedi, je m’étais levée tôt, j’avais passé la journée avec des frontistes, au moment où je suis rentrée à l’hôtel pour faire mon papier, j’ouvre la fenêtre et je hume une douce odeur de caoutchouc brûlé. Comme je nourris encore l’espoir de devenir reporter de guerre et que je sens que ce congrès est en réalité un test auquel me soumettent mes chefs, ni une, ni deux, je ressors pour voir ce qui se passe. « Couvrir l’évènement ». J’arrive devant une grande rue barrée par les flics qui disent aux piétons « on passe pas ». Je m’approche, je demande « ah, on peut pas passer ? » Le CRS me regarde comme si j’étais totalement demeurée (et autant dire que c’est une impression étrange venant d’un CRS) il me désigne le passe presse que j’ai autour du cou et me dit « bah si, vous, vous passez ». Ah ouais ?! Putain… J’avance et je me retrouve avec les CRS, avec les camions de CRS qui ont fait une souricière pour les lycéens qui manifestent parce que le racisme c’est pas bien. Il fait nuit, on est samedi soir, je suis à Tours et en prime, je suis du côté CRS de la barricade. J’ai une sensation de… bizarre. Normalement, j’ai toujours été de l’autre côté de la barricade parce que moi aussi j’ai été jeune, moi aussi j’ai trouvé que le racisme c’était moche et que le capitalisme était un horizon dépassable. Là, je me retrouve un peu comme une conne. J’attends, je sais pas trop quoi faire. Je vois un photographe qui est monté sur un « élément du paysage urbain ». Je décide de faire comme lui. (Je veux vivre jusqu’au bout mon expérience de grand reporter.) Et là, c’est complètement irréaliste. Debout sur un bloc minuscule où on se gêne mutuellement, je me retrouve à faire connaissance avec Benjamin. Je me sens pas totalement crédible en grand reporter vu que lui, il a un casque et un masque à gaz et moi, j’ai juste mis du mascara et du baume hydratant pour les lèvres. D’ailleurs, quand les CRS voient l’équipement de Benjamin, ils ont les yeux qui s’allument d’envie « oh… Il est super ton masque à gaz, c’est celui qu’on avait demandé mais on l’a pas eu. »

photographe1

Je demande à Benjamin ce qu’il fait comme boulot, il m’explique que d’habitude il est reporter de guerre. HAN… Comme moi !!! (Alors oui, je précise, du moment où j’ai grimpé sur un faux réverbère pour prendre une photo, je considère de facto que ça fait de moi une reporter de guerre.) Et puis, d’un coup, ça commence à s’agiter, les CRS chargent et là, je vois les photographes partir en courant. Je les suis. Et je suis absolument scotchée par leur capacité à être partout en même temps. Je me dis que c’est quand même autre chose que les grosse feignasses de journalistes politiques qui ne quittent pas la salle de presse du Palais des Congrès et qui, à cette heure-là, devaient être en train de boire un armagnac au bar de leur hôtel.

sallepresse

Après toutes ces aventures, je rentre à l’hôtel fourbue. Je me décide enfin à faire mon papier. Et après, je décide de faire pipi. (Ma vie est une succession de décisions importantes.)

Guide des chiottes n°16 et 17

Fail #1 : En grande prêtresse du guide des chiottes, je décide de vérifier le matos. J’ai bien fait : la chasse d’eau ne fonctionne pas. J’ai inventé plein de critères pour noter les chiottes du monde entier. Mais la chasse d’eau c’est même pas un critère, c’est juste l’essentiel.

hotel2

Fail #2 : tant pis. Je vais prendre une douche pour me détendre, ce qui, accessoirement, me permettra de pisser dans la douche. (Comme elle l’avait dit, un petit pipi sous la douche un grand pas pour l’écologie.) Je vais dans la douche et là, je découvre qu’il n’y a pas d’eau chaude. C’est même pas de l’eau tiède, c’est glacé.

En même temps, vu l’installation de plomberie…

hotel1

Fail #3 : j’abandonne l’idée de pisser et de me laver. Je vais plutôt regarder la télé. On est samedi soir, je vais pouvoir me faire un petit shoot d’Eric Zemmour. J’allume la télé, je cherche France2. Pas de France 2. Ok, pas grave. Un New-York/Tourcoing Police Judiciaire, ça m’ira très bien. Je cherche TF1. Pas de TF1. En fait pas de chaînes hertziennes ou TNT. Au Terminus, ils n’ont que des chaînes américaines de billard.

Comme je n’ai pas fait pipi depuis plus de 30 heures, le lendemain, je pars explorer les chiottes du palais des congrès.

toilettes1

Pisser au palais des congrès Vinci de Tours, ça se mérite. On suit un chemin presque religieux, dans le silence on traverse de vastes espaces, c’est une expérience quasi mystique qui se vit ici, chaque pas vous permet de mieux rentrer en communion avec vos besoins naturels, de sentir au plus profond de votre être que quand vous avez vraiment très très envie de pisser, une dizaine de pas de plus c’est pas loin d’être une dizaine de pas de trop.

Mais ça vaut le coup.

toilettes2

Au terme de toutes ces folles aventures, vous attendiez peut-être encore que je raconte le congrès du FN mais en fait non parce que je l’ai déjà fait sur Slate. En deux parties.

La première journée

La deuxième journée

Nota Bene : pour finir, une interrogation existentielle amicale. Comment est-ce que je vais pouvoir annoncer à Chryde qu’il a un jumeau dont a priori il a dû être séparé à la naissance et dont il ignore l’existence ? Pire, lui dire que son jumeau habite entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps et qu’il est croisé avec John Lennon ?

chryde

46 commentaire(s)

20 janvier 2011

Comment je ne suis pas devenue reporter de guerre 1

Comme ma vie est de nouveau commandée par des listes, il se passe des choses. Ainsi, j’avais noté sur ma liste pour 2011 : « faire un truc de journaliste ». Parce que bon, je suis pas vraiment journaliste ni projectionniste mais j’avais envie de faire comme si. Par souci méthodologique cartésien de base, je me suis posée la question suivante : c’est quoi la différence entre un journaliste et moi ? A part que moi j’ai de jolis cheveux avec des reflets auburn, la différence essentielle c’est que le journaliste va sur le terrain, il part en reportage. Du coup, j’ai demandé à mon chef de Slate – celui-là même dont j’avais découpé le bras avec un couteau de cuisine – « tu peux m’envoyer couvrir un conflit armé à l’autre bout du monde ? » Il a réfléchi et puis il a dit :

- Mmm… Tu vas plutôt aller suivre les sélections régionales des Miss France.

Ok… Merci la misogynie. « C’est parce que je suis une fille c’est ça ?! » Et là, il me répond « Non, c’est parce que tu es drôle et que je trouve que c’est un excellent sujet dont tu pourrais tirer un très bon papier. » Je soupçonne le chef d’avoir passé ses dernières vacances dans un camp de DRH.

Mais je ne me suis pas laissée berner par sa flagornerie. Je suis repartie un peu chafouine.

D’autant que je m’étais préparée un petit look journaliste vadrouilleuse :

lookjournaliste

Et puis, pour une fois que je disais au chef que je voulais travailler, c’était pas de chance. Je me dois de vous apporter une petite précision sur le « pour une fois ». Au jour d’aujourd’hui du présent, cela fait deux semaines que je passe mon tour en conf de rédac.

La conf de rédac, c’est ce moment merveilleux où les patrons enferment 30 pigistes dans 12 mètres-carrés et leur font cracher leurs idées de sujet. C’est une espèce de jeu de dupe. En gros, vous arrivez, vous n’avez pas d’idée de sujet. Mais il y a la pression du groupe. On fait un tour de table, tout le monde annonce ses sujets, du coup, quand c’est votre tour, vous vous sentez un peu obligé de dire aussi quelque chose. Quitte à raconter n’importe quoi. Sauf qu’ensuite, vous êtes censés faire le sujet annoncé. L’idée sous-jacente du patronat, c’est que si ces putains-de-branleurs-de-pigistes verbalisent devant une assemblée une idée de sujet, psychologiquement, ça va nous forcer, nous pigistes-à-la-peau-douce, à faire le papier après. Comme s’il y avait une espèce de contrat moral, sans doute lié au manque d’oxygène dans la pièce. Tu l’as dit, tu le fais. Le pire c’est que ça marche plutôt bien.

Du coup, j’ai trouvé une contre-tactique. Il y a deux semaines, j’étais assise à côté de notre grand chef, Jean-Marie Colombani. Tour de table, on arrive à Colombani. Le chef, pour faire une blague, lui demande « Et toi, Jean-Marie ? » On sourit tous béatement, petits rires obséquieux. Bah oui, Colombani, c’est le boss, il a pas besoin d’annoncer des sujets en conf. Comme c’est un vrai grand chef et qu’il a l’étoffe pour diriger le monde (blague de journaliste), il sourit avec bienveillance et dit « Non, je n’ai rien de particulier là ». Sourires de l’assemblée, guimauve, licorne, arc-en-ciel. Et puis, brusquement, le chef arrête de sourire et rétrécit la taille de ses yeux pour se tourner vers la personne suivante. En l’occurrence, moi. « Titiou, tes sujets ? » Il a le doigt qui flotte au-dessus de l’iPad pour noter ce que je vais annoncer. (Oui, il tape à un doigt sur l’iPad.) J’ai alors tenté une nouvelle technique. J’ai mimé Jean-Marie Colombani. Physiquement, la ressemblance est pas frappante, mais j’ai adressé le même sourire bienveillant à l’intention de mon rédac-chef et sans me dégonfler, comme si c’était absolument normal, avec une espèce de désinvolture folle, j’ai répondu « Comme Jean-Marie, rien. » Le chef a froncé un sourcil avant de marmonner « on va te trouver un truc ».

Cette semaine, rebelote. Sauf que j’étais plus assise à côté du grand chef, j’étais assise à côté de Quentin Girard. Mais par contre, j’avais toujours pas de sujet. (En vrai, j’ai des sujets, je travaille même dessus mais je veux pas les dire en conf.) (J’ai deux sujets.) (Le problème c’est que le premier, ça fait trois semaines que je l’annonce, et qu’au bout d’un moment c’est la honte de ressortir toujours la même proposition d’une semaine sur l’autre.) (Et le deuxième sujet est sexuel.) Du coup, au moment du « Titiou, tes sujets ? » j’ai décidé de bluffer. J’ai eu une espèce de crise d’over confiance en moi, et je me suis dit que même si j’étais pas à côté de Jean-Marie Colombani, rien ne m’empêchait de l’imiter quand même. J’ai pris un air dégagé, une tête de patriarche corse qui en sait long sur le monde (blague de journaliste bis) et qui a appris à être magnanime et j’ai répondu « rien ». Je savais que je ne pouvais pas m’arrêter là, sinon la supercherie serait trop flagrante alors j’ai fait ma pute et je me suis retournée vers Quentin pour dire « Quentin ? Tes sujets ? ». Je sais pas pourquoi, j’ai cru qu’ils oublieraient tous que j’étais pas chef mais pigiste.

Et là, c’est complètement dingue.

Mais ça a marché.

Quentin a annoncé ses 43 sujets hebdomadaires. (On n’est pas tous égaux face au travail.)

Pourquoi je ne veux pas annoncer de sujets sexuels en conf ? Parce que l’ambiance ne s’y prête pas trop.

Je me vois mal annoncer « alors moi j’ai décidé de tester tous les godemichets du marché à triple moteur et double stimulation anale et vaginale ».

Bref, pour une fois, je voulais faire quelque chose. Aller sur le terrain. Apporter ma contribution à l’information française. Pour que vous compreniez à quel point c’était fou de ma part, une deuxième anecdote (soyons clairs, j’arriverai jamais au bout de ce post) (non mais parce que là, vous savez, on en est toujours l’introduction). L’autre jour, dans l’open space, quelqu’un a demandé où était Grégoire Fleurot. On a fait une super blague. On a dit « il est sur le terrain ». Et on a tous éclaté de rire tellement ça nous faisait bien rigoler comme réponse. En vrai, il était parti pisser.

Et donc, revenons au début de ce post qui n’a pas plus de sens que de structure, alors que je me voyais déjà en reporter de guerre, le chef me propose d’aller crever dans la Creuse à une présélection des miss. Je suis partie chafouiner dans mon coin et quelques jours plus tard, je suis revenue à la charge avec une autre idée.  « Je veux me faire accréditer pour le Congrès du Front National ». D’abord parce que j’aimerais bien suivre les présidentielles et qu’on me laissera pas faire l’UMP ou le PS. Ensuite, parce qu’aller à un congrès du FN c’est à peu près le truc qui se rapproche le plus d’une expérience de reportage extrème.

CongrèsFN

Dans le prochain épisode, mon séjour à Tours avec les gens du Front National

48 commentaire(s)

9 janvier 2011

Des asiatiques maquillées et un opossum bigleux (SFW)

Où l’on voit vaguement une thématique « monstre » se dessiner.

J’ai fait un article sur Laurent-Delahousse- »Bonsoir, vous aimez Paris? » et C’EST LA. (Ouais, juste à gauche après le carrefour.)

J’envisage de live-bloguer tout à l’heure (sur slate) à 17h50 Trois princes à Paris, un nouveau programme que non seulement il a l’air absolument nase, mais qu’en plus je pense qu’il peut donner lieu à de forts jolis dérapages racistes de la part de TF1.

Non mais sérieux, regardez-moi cette magnifique daubasse, au croisement entre Un Prince à New-York et Qui veut épouser mon fils :

Attention, chose sérieuse. LE truc qui me fascine en ce moment. Vous le savez sans doute, sur l’internet mondial, il y a des Asiatiques. Plus exactement, des filles très jolies qui ressemblent à des poupées manga. Elles ont des blogs ou alors elles posent dans des vidéos. On tombe dessus en se promenant, et y’a toujours eu un truc qui m’intriguait chez elles. C’est typiquement des filles qu’on ne voit jamais dans la vraie vie. Jamais. Evidemment, je pensais bien que le maquillage et photoshop y étaient pour beaucoup mais là… là… le réalité est tout bonnement incroyable.

before_after68before_after52before_after43before_after32Désolée, j’en mets encore mais je m’en lasse pas.

before_after13before_after8before_after3Via redflava

Ca date du mois d’août mais je l’avais pas vu avant. Ca me fascine d’abord parce que sans maquillage, on les connait puisqu’elles ressemblent à n’importe quelle gamine asiatique. Du coup, je trouve l’arnaque parfaite et je suis passablement admirative. Je me dis même pas : « ahah, qu’est-ce qu’elles sont moches » mais « putain… ces meufs sont des génies de la retouche » (et je vous assure que niveau technique et arts du maquillage des yeux, je touche ma bille). Ces meufs créent des personnages. Ensuite, ça me fait marrer quand je pense aux mecs qui fantasment sur elles comme des porcs et qui, s’ils les croisaient dans la rue, y mettraient pas le petit doigt. C’est exactement le principe du fantasme, il n’existe pas.

Ensuite, je me suis un peu faite une spécialité de recenser toutes les vidéos de détournements d’Inception (surtout pour le plaisir de réécouter la musique et le « BROUIN BROUIN BROUIN » – je vous ai déjà parlé de mes talents d’imitatrice pour sourds ?). Là, ça devait bien faire deux semaines que j’en avais pas trouvé de nouvelles. La source se serait-elle tarie ? Et voilà le mix Ghostbusters/Inception.

« J’ai pensé à quelque chose de mon enfance. »

Et maintenant que vous savez tous ce que sont les Dramatics, the new one :

Yep.

Un petit coup de gueule. Je trouve qu’en général, dans la vie, on ne se moque pas assez souvent des gens qui louchent alors que c’est quand même très rigolo.

Mais alors un opossum bigleux c’est juste le truc vivant le plus ridicule ever. On dirait un balai de chiottes avec des pattes.

Pour finir, je lance un appel qui n’est pas Indignez-vous mais Donnez-moi des noms de blogs coolos découverts en 2010. (Pas le mien hein, merci les petits plaisantins.) A part C’est la gêne, perso, j’en vois pas.

79 commentaire(s)

5 janvier 2011

2011, année du 300M get et des grenouilles

Mesdames, messieurs, meschatons bonjour,

Nous voilà donc embarqués en 2011, année qui, à mon sens, marque définitivement qu’on rentre dans des dates de science-fiction. 2011 non mais franchement ? Ca n’a pas de sens. Un  jour, on dira « c’était y’a 30 ans, genre en 2011″ hello Asimov and co.

Bref.

Comme me le suggérait mardi soir une copine dont la fin de l’année 2010 a été plus chiatique que la mienne : « Pour 2011, allongeons-nous nues sur une table en bois ».

Bref. Again.

Cette année 2011 commence fort sur 4chan. Moot a annoncé en home du site qu’on s’approchait du 300 millionième post.

300M get

Du coup, c’était un peu la compét à qui allait réussir à poster ce 300M. Et là, surprise absolue, le 300M est… français. *bruits de vuvuzelas en transe* Wesh gros. La preuve en lien ici et en image :

France 300M get

Je vous le dis tout de suite : ça n’a pas eu l’air d’enchanter les channers.

why france

4chan déception

amitié 4chanMais le meilleur commentaire que j’ai trouvé, c’est ça \o/  :

com 300MEnsuite, sur le forum de jeuxvidéos, un mec dit que c’est lui qui a réussi cet exploit. Ce qui me semble crédible. Mais comme ça a beaucoup agacé les nerfs de /b/tards (les mecs du forum /b/ de 4chan – oui, j’ai décidé d’être pédagogue), certains disent que c’était une mauvaise idée, que les channers vont entrer en guerre contre la France. Mouais… Je pense surtout que désormais la France n’est plus un pays mais un meme – d’ailleurs présent sur Memegenerator. Ceci étant, s’ils pouvaient attaquer Elysée.fr, on rigolerait un peu.

En ce 5 janvier, je peux donc vous annoncer que 2011 sera l’année de la France et des grenouilles de caca.

Pour finir, je laisserai la parole à Maurice Levy (aucun rapport, fils unique), PDG de Publicis :

Via les copains d’Ecrans

47 commentaire(s)

29 décembre 2010

Vivre sans liste : bilan de l’expérience

Je crois qu’il est temps de faire le point sur mon expérience « je décide de vivre sans faire de liste ni de plan pendant un mois et demi ».

Donc, Titiou, quelles sont vos impressions au sortir d’une expérience que certains observateurs ont qualifiée de particulièrement extrême ?

Je vais vous répondre honnêtement. Catastrophiques. Non mais franchement, d’où venait cette idée à la con, hein ?

Hum… Vous pouvez nous expliquer ?

Bah… Avant, c’était un peu le souk. Après un mois et demi sans liste, ma vie ressemble à Beyrouth pendant la guerre. C’est quoi ce bordel ?

Mais… que s’est-il passé ?

J’aimerais bien le savoir. C’est simple, j’exige de parler à la prod. Qui est le responsable ? Je veux le voir immédiatement !

Calmez-vous. Reprenons. Vous deviez vivre sans liste jusqu’en 31 décembre. Nous sommes le 29. Pourquoi refuser de vivre votre aventure jusqu’au bout ?

Parce qu’à ce rythme-là, y’avait plus personne pour témoigner le 31. La situation est devenue intenable.

Vous n’avez pas l’impression d’en rajouter en mode drama-queen ?

Non.

Est-ce que trois jours de plus auraient vraiment changé quoique ce soit ?

Vous avez testé déjà la survie en milieu apocalyptique ? Non ? Bah voilà.

Est-ce que vous souhaitez nous expliquer sur ce qui a dysfonctionné ?

Mais tout a dysfonctionné mon bon monsieur ! Quelle idée insensée de renoncer aux listes. La vie sans liste, c’est plus la vie, c’est le chaos, l’anarchie capitaliste au temps des triceratops. On repousse les décisions qui doivent être prises, on passe sur des trucs qui mériteraient pourtant qu’on s’y arrête un instant. On fait rien de constructif. On ignore les problèmes.

Je vais vous dire le fond de ma pensée : la liste permet de limiter les emmerdes. En fait… elle fonctionne comme un parapluie à emmerdes. A condition qu’on la respecte évidemment. Ne pas suivre sa liste, c’est comme sortir un jour de pluie sans ouvrir son parapluie.

Alors pourquoi avez-vous souhaité vivre cette expérience ?

Vous avez raison, reprenons depuis le début. Il m’était apparu que la liste pouvait générer des problèmes, de mauvais choix de vie dans la mesure où on s’enfermait dedans, sans voir que la réalité évoluait. « Non non, c’est sur ma liste, je continue dans cette direction. » A cause de LA liste, mon amie Az s’était quand même retrouvée face à un prêtre italien pour préparer des voeux de mariage. Avouez que ça fait réfléchir… Pour autant, supprimer la liste n’était pas la bonne solution.

Vous pensez donc qu’il faut supprimer les prêtres italiens plutôt que la liste ?

Mais vous racontez n’importe quoi là, non ?

Je vous l’accorde. Mais, je vous le demande Titiou, quelle est la solution ?

La liste flexible et la liste à court terme. Il ne faut pas de liste à trop long terme parce que c’est sur le long terme que la vie et la liste décrochent l’une de l’autre, ne se retrouvent plus en adéquation et c’est alors qu’arrive le prêtre italien. Il faut, à un moment, avoir le courage de se dire « là, il y a des problèmes, des choses à faire et d’autres à régler, faisons une nouvelle liste ». Ensuite, la liste doit être assez flexible pour accepter l’inattendu. Or, pour faire une liste flexible, il suffit de générer une liste à embranchements multiples.

Est-ce que vous souhaitez rajouter quelque chose ?

Oui. Je le déclare solennellement, faudrait penser à arrêter de me chier sur la gueule-là. Comme me le disait récemment mon ami qui ne lit pas mon blog et n’a même pas internet chez lui, « j’aimerais vraiment avoir l’adresse du mec qui t’a maraboutée, il a l’air suprêmement fort ». Effectivement. Ce mec est au-delà de super fort. Je peux vous confier quelque chose ?

Oui. Sentez-vous libre de vous exprimer sans gêne ni honte.

Je me l’imagine sous la forme d’un énorme pigeon, un supra-pigeon de plusieurs méga-tonnes qui serait le véritable maître du cosmos. Genre son œil tout rond ferait la taille de la lune.

Mais monsieur le pigeon du cosmos, vu déjà mon impressionnante capacité à me foutre dans des situations tordues, capacité que je préfère en général qualifier de « choix de vie audacieux », était-ce vraiment la peine de vous acharner comme ça ?

(Il aurait fallu refaire ce montage en remplaçant le chat par un faty pigeon mais j’ai eu la flemme.)

bacon-space-kitty-22180-1278510824-21

31 commentaire(s)