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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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1 février 2011

Comme un statut Facebook

J’ai rien à dire à part me plaindre, ce que je pourrais faire en statut Facebook hein n’est-ce pas mais je préfère polluer les rss des gens pour ça. D’ailleurs, je cherche un bon ET beau lecteur rss mac/firefox (là, j’essaie Sage c’est pas mal mais pas très beau). Mon cerveau est littéralement en train de bouillir, on est tellement tassés et entassés au travail, collés les uns aux autres, à se voler un oxygène qui commence à se raréfier que mes déclinaisons latines me remontent au cerveau ce qui n’est jamais bon signe (quand mon cerveau sature, il se répète des mots en boucle, soit des déclinaisons latines, soit l’alphabet grec, soit la dernière phrase entendue ou alors la bande-annonce d’Amélie Poulain « et elle, qui va s’occuper d’elle ? » mais ça c’est pare que j’étais hôtesse pour le stand MBK au mondial du 2 roues et que je passais 12 heures par jour en talons devant un écran qui diffusait exclusivement cette bande-annonce parce que Kassovitz dans le film il roule en MBK et nous, on nous demandait de vendre cette mob parce que 6 mois plus tard, elle allait plus être aux normes européennes et que MBK voulait s’en débarrasser avant, et bref, je crois que je ne me suis jamais totalement remise de cette expérience.) Le monde est moche. Je devrais être en train d’écrire un papier mais là, c’est pas possible, à ce rythme dans trois semaines on se jette les uns sur les autres pour se bouffer les intestins. Help. Je suis une blogueuse, sortez-moi de là.

Regardez à quoi on en est réduit avec Alexis sur gtalk

autravail

Pour justifier quand même ce post, LA vidéo du moment

Dans le genre horreur, vous vous souvenez de Cindy Laupers ? Bah elle a un peu forcé sur le gommage du visage. Allez-y voir les dégâts, c’est moche.

Sinon, en commentaire, Laurent demandait une vidéo pathétique de Koala et aujourd’hui, je tombe justement là-dessus (elle est pas top mais la coïncidence était trop belle)

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28 janvier 2011

De la névrose, des vieux lol, des singes et Hitler

Quand je regarde mes deux derniers posts, je me dis que quand même, j’ai toujours pas bien compris le principe du blog. (Sachant que j’ai ouvert ce blog en 2008 et que nous sommes en 2011, c’est absolument affligeant.) Je traverse des épisodes clairement névrotiques où je suis incapable de poster un petit truc comme ça, au passage, rapide, pas réécrit 15 fois, juste spontanément. Et du coup, dans ces périodes-là, je poste peu. (Parce qu’en plus d’être maniaque, j’ai un fucking baobab dans la main.) C’est absurde, dans la mesure où étant moi-même lectrice de blogs, je sais que je préfère que mes blogs postent quotidiennement quitte à être moyens, plutôt qu’un truc hyper bossé deux fois par mois. J’envisage d’ailleurs de faire l’expérience, genre pendant deux semaines, me forcer à poster tous les jours, donc à accepter de publier des trucs moins finis.

Bref. Premier entraînement avec ce petit post de les choses du web que j’ai bien aimées cette semaine même si je ne suis pas tombée sur des trésors à foison.

D’abord, j’avais prévu d’en faire un post pour le blog. Un post avec les meilleures vidéos de vieux qui font des conneries sur internet. Et puis finalement, ça s’est transformé en article pour Slate. (Rapport au fait qu’en conf, il faut bien annoncer des papiers et que mon loyer est absolument indécent.) C’est là, et même si vous avez la flemme de lire, allez au moins regarder les vidéos (la dernière avec le vieux en tutu est quasi NSFW).

Dans la série, j’aurais pu mettre aussi cette vidéo.

Au premier abord, rien d’extraordinaire, j’ai même pas compris pourquoi le Dailywhat la postait, jusqu’à 1 minute où les deux vieux devant la scène se lancent dans une chorégraphie absolument géniale qui devient carrément folle à 1’25 avec la flamme du briquet. Et là, brusquement, ça me fait relativiser mon anniversaire et mon grand âge. (C’était la semaine dernière.) (Non, je vous assure, ça va bien.) (Pas de problème.) (Je ne vois aucun lien avec mon récent épisode névrotique.) (Oui, j’ai plus de 30 ans.) (Mais pour mon anniversaire, j’ai eu un petit Poney.) (Véridique.) Bref, quand je vois ces deux vieux, je me dis qu’avec meilleur ami on a encore un bel avenir sur le dance-floor.

Sinon, juste pour le fun, deux images qui m’ont faite glousser.

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(Via Hotmuffin) Toute image détournée d’Adolf est un petit bonheur dans la grisaille quotidienne.

Et hier, j’ai accompagné Nadia-Zappette se faire tatouer.

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Et ce matin, je tombe sur LA photo DU tatouage ultime :

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De les animaux, parce que ça fait longtemps. Dans un zoo, ils ont décidé qu’il fallait arrêter de traiter les singes en captivité comme des putains d’assistés. Du coup, ils leur apportent de la bouffe cachée dans de la gelée bleue pour que les pitits singes se donnent quand même un peu de mal. Alors 1°) l’agilité des singes avec leurs mignonnes mains me fascine, 2°) comment on peut être aussi agile et empoté en même temps, vu que pas un seul de ces singes n’arrivent à foutre la nourriture dans sa bouche. Regardez bien, ils arrivent à fouiller dans la gelée de style avatar, mais systématiquement, ils lâchent la bouffe qu’elle soit dans leur bouche. Exaspérant.

Pour finir, la géopolitique, parfois c’est simple comme une branlette :

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PS : juste un lien au passage pour les fans de Community et Sauvés par le gong (à savoir moi) un comparatif assez convaincant des personnages des deux séries. Mais somme toute logique puisque Community reprend les codes de la sitcom pour les détourner.

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26 janvier 2011

Comment je ne suis pas devenue reporter de guerre 2

En premier lieu, je tiens à apporter une rectification à mon post précédent. Ca sautait pas aux yeux sur la vidéo de la conf de rédac mais il y a des jeunes à Slate. Preuve par l’image.

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(Je devrais peut-être demander à Slate de me rémunérer pour raconter les coulisses de la rédac.)

Résumé de l’épisode précédent : je voulais partir en Tunisie assister à la révolution de jasmin, à la place je suis partie à Tours voir le FN. (Aucun lien hein.)

Là, il faut que je précise que je ne suis pas partie seule. (A ce propos, je signale que non, je ne suis pas fiancée.)

Je suis partie avec un garçon qui est blogueur politique, loleur anonyme, stagiaire à Slate et accessoirement, mais ça, il avait omis de me le dire avant le départ, qui se trouve être également le fils naturel de Pierre Richard. Je vais pas lui pourrir son référencement Google n’est-ce pas, donc on va l’appeler David Richard. Vous avez vu la Chèvre ? Vous vous souvenez du test de la chaise ? Et de la salière ? Bah voilà. C’est David Richard. David Richard, debout dans le train, il veut s’adosser contre un mur pour reprendre son souffle (parce qu’évidemment il a couru parce qu’évidemment il avait oublié la moitié de ses affaires à l’hôtel et que le mec de la réception l’a appelé à deux minutes du départ du train, et qu’il a couru et que miracle il a récupéré ses affaires et a réussi à monter dans le train) donc il est essoufflé. Il s’adosse. Bah forcément, il faut qu’il s’adosse contre la porte des toilettes. Et évidemment il faut qu’il y ait quelqu’un dans lesdites toilettes à cette minute précise et que la personne décide d’ouvrir la porte exactement à ce moment-là. Ca, c’est une minute de la vie de David Richard. Vous pouvez multiplier ça par l’intégralité du week-end.

Autre exemple, il s’est retrouvé sans ordi au congrès parce qu’il a un problème avec le sien et qu’il a également eu un léger souci avec le laptop de Slate. Il avait également une difficulté technique avec son téléphone portable. Le moment du week-end où j’ai eu le plus peur, c’est pas du tout quand Jean-Marie Le Pen a décidé de se lancer dans le récit de sa vie par le menu pendant deux heures et demies, ni quand des centaines de personnes se sont levées pour crier « Bleu, blanc, rouge, la France aux Français ». C’était sur le quai de la gare (le train de retour avait 20 minutes de retard, l’effet David Richard peut-être ?). David se lève à l’approche du train et commence à marcher. Et là, horreur, je m’aperçois que les lacets de ses baskets sont défaits. Mon cerveau, entraîné par deux jours de coexistence avec lui, anticipe immédiatement la scène, les pieds qui se prennent dans les lacets qui traînent, David qui chancelle, va trébucher, en tombant il va agiter ses bras devant lui et malencontreusement pousser sur la voie une enfant de quatre ans. Je pousse un long cri, je prends mon élan et je me précipite sur lui, je le ceinture avant le drame et je le supplie avec des sanglots d’angoisse dans la voix « David, fais tes lacets immédiatement. Au pire, on ratera le train, on passera la soirée à Saint-Pierre-des-Corps, c’est pas grave. »

Quand j’ai demandé à David Richard de m’expliquer comment il faisait, il m’a dit « je crois que je pense toujours à deux choses en même temps. » Effectivement, au restau, la serveuse demande « qui veut des cafés ». On répond tous. Sauf David qui, 55 secondes plus tard, lève la tête et dit sur un ton de regret : « j’ai oublié de répondre ». Comment on peut oublier de répondre ? On peut ne pas avoir entendu mais là, ça veut dire qu’il a entendu la question, qu’il a pensé « moi aussi je veux un café » et qu’il a oublié de le dire.

(Je suis complètement injuste avec David parce que moi, j’ai quand même réussi à rater le train le samedi matin, que j’avais évidemment les billets pour nous deux, et qu’il s’est retrouvé tout seul dans le wagon sans justificatif de transport.)

Nous voilà donc à Tours. Comme je m’y étais prise un peu à la bourre, le seul hôtel que j’ai trouvé s’appelait le Terminus. Là, même si vous n’avez jamais été à Tours, vous visualisez parfaitement l’hôtel miteux dans la petite rue qui longe la gare. D’ailleurs, il suffit d’aller voir leur site, injustement oublié par les Craypions d’or.

Le samedi, je m’étais levée tôt, j’avais passé la journée avec des frontistes, au moment où je suis rentrée à l’hôtel pour faire mon papier, j’ouvre la fenêtre et je hume une douce odeur de caoutchouc brûlé. Comme je nourris encore l’espoir de devenir reporter de guerre et que je sens que ce congrès est en réalité un test auquel me soumettent mes chefs, ni une, ni deux, je ressors pour voir ce qui se passe. « Couvrir l’évènement ». J’arrive devant une grande rue barrée par les flics qui disent aux piétons « on passe pas ». Je m’approche, je demande « ah, on peut pas passer ? » Le CRS me regarde comme si j’étais totalement demeurée (et autant dire que c’est une impression étrange venant d’un CRS) il me désigne le passe presse que j’ai autour du cou et me dit « bah si, vous, vous passez ». Ah ouais ?! Putain… J’avance et je me retrouve avec les CRS, avec les camions de CRS qui ont fait une souricière pour les lycéens qui manifestent parce que le racisme c’est pas bien. Il fait nuit, on est samedi soir, je suis à Tours et en prime, je suis du côté CRS de la barricade. J’ai une sensation de… bizarre. Normalement, j’ai toujours été de l’autre côté de la barricade parce que moi aussi j’ai été jeune, moi aussi j’ai trouvé que le racisme c’était moche et que le capitalisme était un horizon dépassable. Là, je me retrouve un peu comme une conne. J’attends, je sais pas trop quoi faire. Je vois un photographe qui est monté sur un « élément du paysage urbain ». Je décide de faire comme lui. (Je veux vivre jusqu’au bout mon expérience de grand reporter.) Et là, c’est complètement irréaliste. Debout sur un bloc minuscule où on se gêne mutuellement, je me retrouve à faire connaissance avec Benjamin. Je me sens pas totalement crédible en grand reporter vu que lui, il a un casque et un masque à gaz et moi, j’ai juste mis du mascara et du baume hydratant pour les lèvres. D’ailleurs, quand les CRS voient l’équipement de Benjamin, ils ont les yeux qui s’allument d’envie « oh… Il est super ton masque à gaz, c’est celui qu’on avait demandé mais on l’a pas eu. »

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Je demande à Benjamin ce qu’il fait comme boulot, il m’explique que d’habitude il est reporter de guerre. HAN… Comme moi !!! (Alors oui, je précise, du moment où j’ai grimpé sur un faux réverbère pour prendre une photo, je considère de facto que ça fait de moi une reporter de guerre.) Et puis, d’un coup, ça commence à s’agiter, les CRS chargent et là, je vois les photographes partir en courant. Je les suis. Et je suis absolument scotchée par leur capacité à être partout en même temps. Je me dis que c’est quand même autre chose que les grosse feignasses de journalistes politiques qui ne quittent pas la salle de presse du Palais des Congrès et qui, à cette heure-là, devaient être en train de boire un armagnac au bar de leur hôtel.

sallepresse

Après toutes ces aventures, je rentre à l’hôtel fourbue. Je me décide enfin à faire mon papier. Et après, je décide de faire pipi. (Ma vie est une succession de décisions importantes.)

Guide des chiottes n°16 et 17

Fail #1 : En grande prêtresse du guide des chiottes, je décide de vérifier le matos. J’ai bien fait : la chasse d’eau ne fonctionne pas. J’ai inventé plein de critères pour noter les chiottes du monde entier. Mais la chasse d’eau c’est même pas un critère, c’est juste l’essentiel.

hotel2

Fail #2 : tant pis. Je vais prendre une douche pour me détendre, ce qui, accessoirement, me permettra de pisser dans la douche. (Comme elle l’avait dit, un petit pipi sous la douche un grand pas pour l’écologie.) Je vais dans la douche et là, je découvre qu’il n’y a pas d’eau chaude. C’est même pas de l’eau tiède, c’est glacé.

En même temps, vu l’installation de plomberie…

hotel1

Fail #3 : j’abandonne l’idée de pisser et de me laver. Je vais plutôt regarder la télé. On est samedi soir, je vais pouvoir me faire un petit shoot d’Eric Zemmour. J’allume la télé, je cherche France2. Pas de France 2. Ok, pas grave. Un New-York/Tourcoing Police Judiciaire, ça m’ira très bien. Je cherche TF1. Pas de TF1. En fait pas de chaînes hertziennes ou TNT. Au Terminus, ils n’ont que des chaînes américaines de billard.

Comme je n’ai pas fait pipi depuis plus de 30 heures, le lendemain, je pars explorer les chiottes du palais des congrès.

toilettes1

Pisser au palais des congrès Vinci de Tours, ça se mérite. On suit un chemin presque religieux, dans le silence on traverse de vastes espaces, c’est une expérience quasi mystique qui se vit ici, chaque pas vous permet de mieux rentrer en communion avec vos besoins naturels, de sentir au plus profond de votre être que quand vous avez vraiment très très envie de pisser, une dizaine de pas de plus c’est pas loin d’être une dizaine de pas de trop.

Mais ça vaut le coup.

toilettes2

Au terme de toutes ces folles aventures, vous attendiez peut-être encore que je raconte le congrès du FN mais en fait non parce que je l’ai déjà fait sur Slate. En deux parties.

La première journée

La deuxième journée

Nota Bene : pour finir, une interrogation existentielle amicale. Comment est-ce que je vais pouvoir annoncer à Chryde qu’il a un jumeau dont a priori il a dû être séparé à la naissance et dont il ignore l’existence ? Pire, lui dire que son jumeau habite entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps et qu’il est croisé avec John Lennon ?

chryde

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20 janvier 2011

Comment je ne suis pas devenue reporter de guerre 1

Comme ma vie est de nouveau commandée par des listes, il se passe des choses. Ainsi, j’avais noté sur ma liste pour 2011 : « faire un truc de journaliste ». Parce que bon, je suis pas vraiment journaliste ni projectionniste mais j’avais envie de faire comme si. Par souci méthodologique cartésien de base, je me suis posée la question suivante : c’est quoi la différence entre un journaliste et moi ? A part que moi j’ai de jolis cheveux avec des reflets auburn, la différence essentielle c’est que le journaliste va sur le terrain, il part en reportage. Du coup, j’ai demandé à mon chef de Slate – celui-là même dont j’avais découpé le bras avec un couteau de cuisine – « tu peux m’envoyer couvrir un conflit armé à l’autre bout du monde ? » Il a réfléchi et puis il a dit :

- Mmm… Tu vas plutôt aller suivre les sélections régionales des Miss France.

Ok… Merci la misogynie. « C’est parce que je suis une fille c’est ça ?! » Et là, il me répond « Non, c’est parce que tu es drôle et que je trouve que c’est un excellent sujet dont tu pourrais tirer un très bon papier. » Je soupçonne le chef d’avoir passé ses dernières vacances dans un camp de DRH.

Mais je ne me suis pas laissée berner par sa flagornerie. Je suis repartie un peu chafouine.

D’autant que je m’étais préparée un petit look journaliste vadrouilleuse :

lookjournaliste

Et puis, pour une fois que je disais au chef que je voulais travailler, c’était pas de chance. Je me dois de vous apporter une petite précision sur le « pour une fois ». Au jour d’aujourd’hui du présent, cela fait deux semaines que je passe mon tour en conf de rédac.

La conf de rédac, c’est ce moment merveilleux où les patrons enferment 30 pigistes dans 12 mètres-carrés et leur font cracher leurs idées de sujet. C’est une espèce de jeu de dupe. En gros, vous arrivez, vous n’avez pas d’idée de sujet. Mais il y a la pression du groupe. On fait un tour de table, tout le monde annonce ses sujets, du coup, quand c’est votre tour, vous vous sentez un peu obligé de dire aussi quelque chose. Quitte à raconter n’importe quoi. Sauf qu’ensuite, vous êtes censés faire le sujet annoncé. L’idée sous-jacente du patronat, c’est que si ces putains-de-branleurs-de-pigistes verbalisent devant une assemblée une idée de sujet, psychologiquement, ça va nous forcer, nous pigistes-à-la-peau-douce, à faire le papier après. Comme s’il y avait une espèce de contrat moral, sans doute lié au manque d’oxygène dans la pièce. Tu l’as dit, tu le fais. Le pire c’est que ça marche plutôt bien.

Du coup, j’ai trouvé une contre-tactique. Il y a deux semaines, j’étais assise à côté de notre grand chef, Jean-Marie Colombani. Tour de table, on arrive à Colombani. Le chef, pour faire une blague, lui demande « Et toi, Jean-Marie ? » On sourit tous béatement, petits rires obséquieux. Bah oui, Colombani, c’est le boss, il a pas besoin d’annoncer des sujets en conf. Comme c’est un vrai grand chef et qu’il a l’étoffe pour diriger le monde (blague de journaliste), il sourit avec bienveillance et dit « Non, je n’ai rien de particulier là ». Sourires de l’assemblée, guimauve, licorne, arc-en-ciel. Et puis, brusquement, le chef arrête de sourire et rétrécit la taille de ses yeux pour se tourner vers la personne suivante. En l’occurrence, moi. « Titiou, tes sujets ? » Il a le doigt qui flotte au-dessus de l’iPad pour noter ce que je vais annoncer. (Oui, il tape à un doigt sur l’iPad.) J’ai alors tenté une nouvelle technique. J’ai mimé Jean-Marie Colombani. Physiquement, la ressemblance est pas frappante, mais j’ai adressé le même sourire bienveillant à l’intention de mon rédac-chef et sans me dégonfler, comme si c’était absolument normal, avec une espèce de désinvolture folle, j’ai répondu « Comme Jean-Marie, rien. » Le chef a froncé un sourcil avant de marmonner « on va te trouver un truc ».

Cette semaine, rebelote. Sauf que j’étais plus assise à côté du grand chef, j’étais assise à côté de Quentin Girard. Mais par contre, j’avais toujours pas de sujet. (En vrai, j’ai des sujets, je travaille même dessus mais je veux pas les dire en conf.) (J’ai deux sujets.) (Le problème c’est que le premier, ça fait trois semaines que je l’annonce, et qu’au bout d’un moment c’est la honte de ressortir toujours la même proposition d’une semaine sur l’autre.) (Et le deuxième sujet est sexuel.) Du coup, au moment du « Titiou, tes sujets ? » j’ai décidé de bluffer. J’ai eu une espèce de crise d’over confiance en moi, et je me suis dit que même si j’étais pas à côté de Jean-Marie Colombani, rien ne m’empêchait de l’imiter quand même. J’ai pris un air dégagé, une tête de patriarche corse qui en sait long sur le monde (blague de journaliste bis) et qui a appris à être magnanime et j’ai répondu « rien ». Je savais que je ne pouvais pas m’arrêter là, sinon la supercherie serait trop flagrante alors j’ai fait ma pute et je me suis retournée vers Quentin pour dire « Quentin ? Tes sujets ? ». Je sais pas pourquoi, j’ai cru qu’ils oublieraient tous que j’étais pas chef mais pigiste.

Et là, c’est complètement dingue.

Mais ça a marché.

Quentin a annoncé ses 43 sujets hebdomadaires. (On n’est pas tous égaux face au travail.)

Pourquoi je ne veux pas annoncer de sujets sexuels en conf ? Parce que l’ambiance ne s’y prête pas trop.

Je me vois mal annoncer « alors moi j’ai décidé de tester tous les godemichets du marché à triple moteur et double stimulation anale et vaginale ».

Bref, pour une fois, je voulais faire quelque chose. Aller sur le terrain. Apporter ma contribution à l’information française. Pour que vous compreniez à quel point c’était fou de ma part, une deuxième anecdote (soyons clairs, j’arriverai jamais au bout de ce post) (non mais parce que là, vous savez, on en est toujours l’introduction). L’autre jour, dans l’open space, quelqu’un a demandé où était Grégoire Fleurot. On a fait une super blague. On a dit « il est sur le terrain ». Et on a tous éclaté de rire tellement ça nous faisait bien rigoler comme réponse. En vrai, il était parti pisser.

Et donc, revenons au début de ce post qui n’a pas plus de sens que de structure, alors que je me voyais déjà en reporter de guerre, le chef me propose d’aller crever dans la Creuse à une présélection des miss. Je suis partie chafouiner dans mon coin et quelques jours plus tard, je suis revenue à la charge avec une autre idée.  « Je veux me faire accréditer pour le Congrès du Front National ». D’abord parce que j’aimerais bien suivre les présidentielles et qu’on me laissera pas faire l’UMP ou le PS. Ensuite, parce qu’aller à un congrès du FN c’est à peu près le truc qui se rapproche le plus d’une expérience de reportage extrème.

CongrèsFN

Dans le prochain épisode, mon séjour à Tours avec les gens du Front National

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9 janvier 2011

Des asiatiques maquillées et un opossum bigleux (SFW)

Où l’on voit vaguement une thématique « monstre » se dessiner.

J’ai fait un article sur Laurent-Delahousse- »Bonsoir, vous aimez Paris? » et C’EST LA. (Ouais, juste à gauche après le carrefour.)

J’envisage de live-bloguer tout à l’heure (sur slate) à 17h50 Trois princes à Paris, un nouveau programme que non seulement il a l’air absolument nase, mais qu’en plus je pense qu’il peut donner lieu à de forts jolis dérapages racistes de la part de TF1.

Non mais sérieux, regardez-moi cette magnifique daubasse, au croisement entre Un Prince à New-York et Qui veut épouser mon fils :

Attention, chose sérieuse. LE truc qui me fascine en ce moment. Vous le savez sans doute, sur l’internet mondial, il y a des Asiatiques. Plus exactement, des filles très jolies qui ressemblent à des poupées manga. Elles ont des blogs ou alors elles posent dans des vidéos. On tombe dessus en se promenant, et y’a toujours eu un truc qui m’intriguait chez elles. C’est typiquement des filles qu’on ne voit jamais dans la vraie vie. Jamais. Evidemment, je pensais bien que le maquillage et photoshop y étaient pour beaucoup mais là… là… le réalité est tout bonnement incroyable.

before_after68before_after52before_after43before_after32Désolée, j’en mets encore mais je m’en lasse pas.

before_after13before_after8before_after3Via redflava

Ca date du mois d’août mais je l’avais pas vu avant. Ca me fascine d’abord parce que sans maquillage, on les connait puisqu’elles ressemblent à n’importe quelle gamine asiatique. Du coup, je trouve l’arnaque parfaite et je suis passablement admirative. Je me dis même pas : « ahah, qu’est-ce qu’elles sont moches » mais « putain… ces meufs sont des génies de la retouche » (et je vous assure que niveau technique et arts du maquillage des yeux, je touche ma bille). Ces meufs créent des personnages. Ensuite, ça me fait marrer quand je pense aux mecs qui fantasment sur elles comme des porcs et qui, s’ils les croisaient dans la rue, y mettraient pas le petit doigt. C’est exactement le principe du fantasme, il n’existe pas.

Ensuite, je me suis un peu faite une spécialité de recenser toutes les vidéos de détournements d’Inception (surtout pour le plaisir de réécouter la musique et le « BROUIN BROUIN BROUIN » – je vous ai déjà parlé de mes talents d’imitatrice pour sourds ?). Là, ça devait bien faire deux semaines que j’en avais pas trouvé de nouvelles. La source se serait-elle tarie ? Et voilà le mix Ghostbusters/Inception.

« J’ai pensé à quelque chose de mon enfance. »

Et maintenant que vous savez tous ce que sont les Dramatics, the new one :

Yep.

Un petit coup de gueule. Je trouve qu’en général, dans la vie, on ne se moque pas assez souvent des gens qui louchent alors que c’est quand même très rigolo.

Mais alors un opossum bigleux c’est juste le truc vivant le plus ridicule ever. On dirait un balai de chiottes avec des pattes.

Pour finir, je lance un appel qui n’est pas Indignez-vous mais Donnez-moi des noms de blogs coolos découverts en 2010. (Pas le mien hein, merci les petits plaisantins.) A part C’est la gêne, perso, j’en vois pas.

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