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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
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19 mai 2011

Aveu : je n’ai testé ni Cannes ni Strauss-Kahn

Breaking news / actu /alerte / j’ai fait un papier DSK. Plus précisément sur les éléments de langage vomitifs des mecs qui le défendent. (Coucou BHL. Coucou Jack.) Viendez vous énerver avec moi. Ou contre moi.

Ensuite, je suis allée à Cannes. (En vrai, je suis d’abord allée à Cannes et après, j’ai fait le papier DSK/DTC.) Comme j’étais accréditée Slate, il a fallu que je fasse deux posts sur le blog Cannes de Slate. Et là, vous me dîtes : « ah bon, y’a un blog Cannes sur Slate ? ». Voilà. Comme personne ne connaît ce blog, et que tout texte posté dessus tombe à jamais dans les limbes de l’interweb, je vais dupliquer mes posts ici. M’auto-piller. Puis m’intenter un procès à moi-même. (Mais mille excuses aux gens qui l’ont déjà lu via la merveilleuse page Facebook du blog.) (Mais ma mère ne l’avait pas lu ces posts alors bon.)

Cette année, Slate a donc envoyé pas moins de 3 envoyés spéciaux à Cannes pour animer le blog. Sur le papier, c’était parfait. Jean-Michel Frodon se chargerait des critiques de films, Henry Michel ferait les à-côtés du festival sur un ton humoristique et Titiou, elle, bah… elle se démerderait pour trouver des sujets que les deux autres n’avaient pas encore faits. Je partais avec un léger désavantage à savoir que je faisais juste un passage éclair au festival. Mais pour contre-balancer, je comptais sur un atout non négligeable. Je n’étais jamais allée à Cannes. (Cf ma liste des trucs à faire avant de mourir.) D’emblée, ça me donnait l’assurance de porter sur l’événement un regard qui mêlerait savamment fraîcheur, innocence et recul distancié.

Sauf que très vite, ma fraîcheur s’est transformée en une sensation nettement moins agréable et propice à pondre un papier : la panique.

Jour 1

15h Je viens d’arriver. J’erre sur la croisette. Je suis perdue. Mais alors complètement. Pas très loin d’un remake de Lost in translation où les Japonais auraient été remplacés par de vieilles blondes peroxydées. (Note pour la chirurgie des seins que j’ai prévu de me payer pour fêter ma ménopause : ne pas faire des implants trop gros, après on se retrouve très vite avec le grand canyon entre les nichons.) Je me sens en plein décalage. Toutes sortes de gens déambulent, ils rient, ils mangent des glaces, ils se prennent en photo, j’ai l’impression d’être à Mimizan Plage.

Ou à Lourdes.

Vous me reparlerez de Cannes, le festival du glamour…

16h Il faut que je trouve un sujet que ni Jean-Michel Frodon ni Henry Michel ne vont traiter et qui soit validé par le chef Johan Hufnagel (ce qui exclue d’emblée de faire un comparatif des toilettes des divers établissements bordant la côte). Je regarde autour de moi et je suis tellement désespérée que j’envisage de faire un premier billet mode. Mais même ça, c’est hors de ma portée. Mon sens de la mode avoisine les chances de survie d’un hamster aveugle et tétraplégique perdu au milieu du noyau de la centrale de Fukushima. La preuve : je vois passer une vieille blonde peroxydée et renichonnée et je me dis « ok, moi aussi je peux coller des perles sur ma robe H&M » sauf qu’après elle monte dans sa Lamborghini et je comprends que son sac à patates de perles a dû coûter légèrement plus cher que le cumul de mes revenus pour l’année 2010. J’abandonne l’idée du post mode. Je laisse un message à Henry Michel (dont je sais de source sûre que c’est un anxieux maladif apte à me comprendre) « ça va pas du tout. Je suis en panique, j’angoisse, j’ai pas d’idée de sujet ».

18h J’essaie de me ressaisir et de comprendre ce qui se passe autour du Palais. A Cannes, on ne voit pas de stars (enfin, en tout cas, pas moi), on voit essentiellement des badauds équipés d’appareils photos qui cherchent des stars. Je vais tenter de vous résumer le grand jeu de la photo.

Le Gens normal est un Gens A qui prend en photo un Gens B simplement parce que ce dernier monte un escalier. (Je précise que ce soir-là, il n’y avait aucune star identifiable pour n’importe quel quidam qui ne serait pas abonné aux Cahiers du cinéma.) Le Gens B est donc vraiment un gens comme les autres nonobstant le fait qu’il monte des marches.

Quand le Gens A se retrouve lui-même filmé sur écran géant il est content :

Mais barrières de sécurité + flics + espace réduit => il y a aussi le Gens A moins bien loti – que nous nommerons A’ – celui qui n’a pas eu de place devant et se rabat vers l’écran géant qui retransmet la montée des marches.

Ce qu’on voit derrière la dame, ce à quoi elle tourne donc le dos, ce sont les fameuses marches… Allez comprendre.

Et ce Gens A’ se retrouve ainsi à photographier l’image du Gens B qui monte un escalier. (A ce prix, on se dit qu’on pourrait aussi bien rester dans son salon et prendre en photo la télé.)

De son côté, le Gens B est aussi très content de monter l’escalier. Alors il se prend en photo, il prend en photo l’escalier, il prend en photo la caméra qui le filme. Par ce geste de photographier, le Gens B ressemble finalement beaucoup au Gens A’. Mais il est sur le tapis rouge, de l’autre côté de la barrière ce qui suffit de facto à le starifier.

Je note au passage que le Gens A’ ne s’arrête pas là. Il photographie aussi son compagnon le Gens C devant les vitrines des boutiques de luxe où il ne peut rien s’acheter. Il photographie également les voitures qu’il ne peut pas s’acheter. Bref, le Gens A aime photographier ce qu’il ne peut posséder. Comme si la possession de l’image était un substitut suffisant. Et finalement, ce geste de photographier, qu’il soit appliqué à une voiture ou à une star, revient au même. Il s’agit de posséder par l’image ce qu’on ne peut être (ou avoir) réellement. On ricane devant l’anecdote des peuples qui pensaient que l’appareil photo allait leur voler leur âme. Le photographe amateur à Cannes agit pourtant sur le même ressort. Son appareil va voler quelque chose, qui désormais lui appartiendra, même si ce n’est que la représentation de ce qu’il veut. Une pratique qui fait plus réfléchir au rôle et à la fonction de l’image que la plupart des films diffusés à Cannes.

Tout cela peut passer pour un à-côté du festival. D’ailleurs, c’est comme ça que c’est traité dans la plupart des journaux qui égrènent le reportage sur les gens qui amènent leur escabeau devant le festival pour regarder les stars. Pourtant, ce sont ces gens-là qui font le festival. S’ils n’étaient pas là, Cannes perdrait de son intérêt. Il ne relèverait plus du mythe, au sens de Roland Barthes. Tout spectacle a besoin de spectateur évidemment. Et ces spectateurs-là participent à mythifier le spectacle.

20h Je panique de nouveau. Je savais que j’aurais dû relire Mythologies de Barthes avant de venir. Toutes mes réflexions sur les Gens qui prennent des photos ne sont que superficialité. Je veux de tout mon être aller dans une bibliothèque spécialisée en sémiotique. A la place, je décide d’aller rejoindre des gens pour dîner. Je viens de finir mon assiette de pâtes et je suis pas loin d’être détendue quand, brusquement, Coach m’annonce que Henry Michel ne viendra pas dîner « parce qu’il travaille ». Je suis rebroyée par la culpabilité. Je commande donc des profiteroles au chocolat. Dans le même temps, Coach (dont on découvre alors toutes les capacités de manipulation mentale) annonce à Henry Michel que je viens de commander un dessert. Henry Michel m’avouera plus tard avoir pensé que si j’avais l’esprit assez tranquille pour avaler des profiteroles, c’est que je devais déjà avoir fini deux papiers.

22h Coup de téléphone d’Henry Michel. Il a une voix sombre. Je sens qu’il va m’annoncer une catastrophe. Ca ne loupe pas. « Jean-Michel Frodon a encore posté un billet sur le blog. » OMG.

23h30 J’atteins ce que je présume être le bout du rouleau. De toute évidence, je n’écrirai rien sur ce festival. Je commence à élaborer un petit laïus pour mon chef où je laisserai entendre que je rencontre de graves difficultés d’ordre personnel aussi bien que médical. Ce faisant, je prends solennellement une deuxième décision irrévocable : aller dormir. Oui, je suis à Cannes, oui, il y a 30 teufs en même temps, oui il est 23h30 mais je m’en fous, le seul truc que je veux faire c’est pioncer. Coach me regarde partir avec effroi. Je m’en carre. Je ne suis même plus sur les rotules, je suis carrément passée en mode femme-tronc.

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11 mai 2011

La résurrection de le blog

Coucou tout le monde !

Méga surprise : le blog est revenu à la vie. C’est un peu la Pâques de wordpress.

Ce qui est dommage c’est que je pars en immersion dans l’alcool reportage demain donc je risque de pas avoir de temps pour poster.

Précisons tout de suite un truc. Si vous n’avez pas lu la lettre que Xavier Dupont de Ligonnès avait envoyée à ses amis pour justifier la soudaine disparition de la famille (oui, j’ai fini mon papier sur le sujet mais cette histoire me captive toujours autant), il vous la faut. (En plus, ça veut dire que vous n’avez pas compris le début de ce post.) (Ou alors vous pensez que je suis une blogueuse qui écrit au premier degré « méga surprise ».) (Dans ce cas, vous considérez sûrement que ça y est, je suis en plein déclin et que je ferais mieux de m’enterrer vivante sous une terrasse et une tonne de gravats en attendant de mourir de faim, de soif, d’asphyxie et de claustrophobie.) Bref. On parlait de quoi ? Ah oui, la lettre de Xavier. Vous pouvez la télécharger LA.

Personnellement, je l’ai enregistrée sur mon bureau et dans la journée, quand j’ai des petits coups de mou, je la relis et la vie est brusquement un peu plus belle. Parce que jamais rien ne pourra remplacer ce « PS : inutile de s’occuper du portique et de la pirogue qui resteront là (ni des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse, au fond du jardin et dans la cave : c’était là quand nous sommes arrivés ici.) »

Bazar : nouvelle définition de cadavres de ta famille. Comme l’avait écrit Hitler dans un courrier inédit soigneusement conservé par ma grand-mère « Coucou Roosevelt ! Méga surprise : je vais me suicider. Inutile de t’occuper du bazar vers Auschwitz-Birkenau, c’était déjà là quand Rudolf a loué les locaux. »

Tant qu’on est sur les juifs, une ressemblance tellement évidente qu’elle nous avait échappé jusqu’ici :

Ce qui est chafouinant avec cette pause forcée de blog, c’est que tous mes liens sont olds. (Alors, je re-précise au cas où : je sais que chafouinant n’existe pas, et je sais que je n’emploie pas du tout chafouin dans le bon sens. Chafouin pour le reste de la France est synonyme de sournois. Dans mon univers linguistique, chafouin signifie très précisément : contrarié avec une pointe de tristesse teintée de fatigue.)

Malgré tout, parce que meilleur ami ne l’avait pas vu, il faut que je poste cette vidéo d’un lapin paraplégique. C’est tromignon comment il rampe en traînant ces petites pattes arrières mortes. On dirait un peu que quelqu’un les a brisées avec une barre de fer :)

Et du coup, lançons une thématique « pattes » et rigolons de ce chien avec des chaussures :

Avant de finir par cet adorable chinchilla qui marche :

Ensuite, parce que je disais l’autre jour à collègue Arc-en-ciel et Nora qu’il fallait ouvrir un tumblr sur reasons why i’m in a relationship et que ma blague a foiré vu qu’elles ne connaissaient pas reasons why i’m single, voici le lien. On y trouve du bien et du nul et mon best-of :

Et pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé.

Vous vous souvenez de notre commune fascination pour les citronnées asiatiques qui se maquillaient ? LE gif qui résume tout :

That’s all buddies

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29 avril 2011

Les nouvelles règles amoureuses et sexuelles

Après une journée entière passée à une activité tout à fait saine à savoir : stalker des gens morts, et une autre à stalker les stalkeurs de gens morts (ce qui, si on y réfléchit bien, revient à me stalker moi-même, Inception du stalking – et après, je m’étonne d’avoir mal à la tête) j’ai enfin fini mon papier sur la famille Dupont de Ligonnès.

Tous ceux qui ont tenu/tiennent des journaux intimes, se sont déjà demandés « Han… mais si je meurs brusquement demain, et qu’on trouve mon journal ? » Parfois, on confie à un proche la tâche de brûler lesdits journaux (ce que meilleur ami ne manquera pas de faire pour moi). Et bin Agnès Dupont de Ligonnès, elle aurait peut-être dû demander à un pote d’effacer toutes ses traces sur l’interweb parce que c’est pas joli-joli ce qu’on trouve.

Pour cet article, j’avais fait une très belle image d’illustration qui n’a pas été retenue.

6emeSens04

Et sinon, comme je vous l’ai déjà dit, je passe mon temps à bosser. La preuve, je suis debout depuis l’aurore (= je suis de très mauvaise humeur) pour live-bloguer le mariage du millénaire avec ma collègue Cécile l’arc-en-ciel. Après quelques légers problèmes techniques, autant dire que c’est parti en couilles et en culotte. Au cas où vous avez envie d’un peu de mauvais goût, c’est par ici.

Mais revenons d’abord à des fondamentaux du vendredi : Les nouvelles règles amoureuses et sexuelles.

C’est simple. En fait, y’en a pas.

Du coup, c’est compliqué.

J’imagine que dans les temps anciens (aka le 19ème siècle) les choses n’étaient pas absolument gravées dans du marbre mais quand même, elles paraissaient assez clairement réglées. L’homme faisait sa cour, puis sa demande en mariage, ils se mariaient et pouvaient enfin se défoncer les parties génitales en se découvrant bibliquement pendant la nuit de noces. Après, chacun trompait l’autre avec qui des amants et qui des maîtresses. L’homme allait au bordel et/ou entretenait une danseuse à qui il avait également fait une sorte de cour en étalant ses billets de banque. Alors que dans le même temps, sa femme se faisait elle aussi courtiser par un autre. (Amis profs d’histoire, vous avez besoin que j’intervienne dans vos cours pour apporter une vision nuancée, subtile et rigoureuse de l’histoire de la société française ? N’hésitez pas à me contacter par mail.)

Finalement, c’était simple. Il y avait d’un côté la relation officielle maritale et de l’autre les liaisons sexualo-amoureuses (ça se dit pas hein ? c’est pas grave, vous avez compris ce que je voulais dire.)

Si l’homme vous arrachait votre corset c’est qu’il voulait vos nichons, s’il vous apportait une bague c’est qu’il voulait votre main. (Amis profs d’histoire, je réitère ma proposition.)

Et puis il y a eu la libéralisation des mœurs, le divorce, ces salopes de femmes ont pris des contraceptifs et sont parties courir le guilledou. Il est devenu quasiment impossible de différencier la catin de la bonne épouse. Voire, horreur absolue, de dangereuses schizophrènes jouaient parfois les deux rôles en même temps. Godness…

Bref.

En regardant le temps présent – oui, à mes heures perdues, je monte sur la Roche de Solutré et je contemple le présent – j’ai l’impression que depuis la révolution sexuelle, les choses continuent de changer. C’est peut-être la conjonction d’un milieu social, d’une génération et d’un moment (ou alors c’est juste que mes amis et moi avons un certain talent pour les relations sentimentales perverses et déviantes) mais quand même, nos discussions amoureuses (hors gens en couple depuis un moment) ressemblent de plus en plus à :

– Et alors, vous êtes ensemble ?

– Je sais pas / pas vraiment / bof / on verra.

– Et il/elle est au courant qu’en fait vous êtes pas vraiment ensemble ?

– Heu… oui… non… je sais pas ».

On notera dans cet échange que la notion de couple reste centrale, nécessaire comme repère. On n’est plus du tout dans les problématiques de la révolution sexuelle ou chez les hippies qui veulent une autre société. On garde les fondamentaux. On a juste instauré un flou de début de relation.

Les règles traditionnelles ont disparu. Même le principe américain, très codifié, du ‘dating’ ne semble plus fonctionner. Y’a qu’à voir Sexfriend. (Oui, j’ai vu Sexfriend. Au cinéma. En VF. J’assume.) Ashton Kutcher ne ‘date’ pas Portman, qui ne se demande pas au bout de combien de dîners il est de bon ton d’accepter de se faire entuber le berlingot. Ils niquent direct.

Sex-friends-Portman-Kutcher

Sans sur-évaluer les capacités d’analyse sociologique de la comédie romantique, je remarque quand même que ça ressemble assez à ce qu’on pratique dans mon entourage.

Pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé d’en inventer des nouvelles règles. Ainsi du, précisément, fuckfriend. On a voulu théoriser la chose avec des commandements – et c’est là où le film est déjà un peu dépassé avec ces héros qui établissent une charte précise. Mais finalement, pourquoi s’emmerder à établir des règles alors qu’on peut juste faire n’importe quoi ? Résultat, maintenant, on commence par baiser et on réfléchit après, alors qu’il n’y a pas si longtemps, un coup d’un soir n’était qu’un coup d’un soir et se trouvait tout à fait différencier par essence d’un début de relation. Désormais, la nature de la relation n’est pas définie avant de niquer. One shot, fuckfriend, relation suivie, on verra ça plus tard. (Ok, c’est aussi peut-être parce qu’on est souvent saoûls à ce moment-là.)

En règle générale (disons pour les individus entre 25 et 35 ans) au XXIème siècle : on discute, on boit, on baise.

Et le lendemain, on se réveille et on réfléchit. Là, deux possibilités :

1°) C’était juste un coup d’un soir (et faudrait vraiment que je pense à arrêter de boire)

2°) Remettons ça à l’occasion

La plupart des relations assez récentes qui se transforment en histoire d’amour se sont en définitive contentées de prolonger le schéma du 2°) :

On nique -> on remet ça plusieurs fois -> ah, tiens, on est ensemble.

La relation commence donc par le sexe et du coup, la symbolique s’est déplacée ailleurs. Si avant le sexe était perçu comme un aboutissement, ou une étape importante dans la construction d’une relation, cet aspect symbolique s’est déplacé sur d’autres enjeux comme prendre le petit-déjeuner ensemble ou envoyer un texto dans la journée. De même le jeu de séduction. On se tournait autour, on se draguait, on niquait. Bah maintenant, il est fréquent de se draguer après avoir niqué. On joue à se séduire ensuite parce qu’on se plait, que c’était une nuit assez prometteuse etc. La chronologie sexuelle a totalement changé ce qui modifie quand même pas mal le jeu amoureux.

Et là, vous vous demandez où je veux en venir ? Bah j’en ai foutrement pas la moindre idée. (Par contre, j’ai toujours mal à la tête, ça, j’en suis certaine.)

En fait, je suis en train de réfléchir à un futur post qui ferait de moi la Nadine de Rothschild du sexe. Enfin bref, d’abord, je vais gober des migralgines.

PS : parce qu’une vidéo c’est toujours coolos, voici ce qui semble être une machine à extraction de sperme (?)

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25 avril 2011

Jésus, LE gif, community

Coucou, il fait beau, Jésus a ressuscité, Lindsay Lohan est très choquée d’être condamnée à faire de la prison et Carla Bruni est enceinte. What a wonderful world my friends. Et mon voisin d’en face a décidé de m’imiter en se baladant à poil chez lui. Du coup, on se fait des saluts respectueux de loin, entre hippies naturistes.

Ceci étant, avouons d’emblée que je n’ai rien, mais alors strictement rien à raconter. Mais sur Tumblr je suis tombée sur ce gif « WTF » de toute beauté qui mériterait à lui seul un post :

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Du coup, j’en profite pour balancer les trucs pas intéressants que j’ai vus sur l’interweb. Je l’avais prédit (je sais plus à qui, ni quand, ni dans quelles circonstances) les nouveaux complexes masculins sont apparus. Avant, les complexes masculins étaient assez évidents : taille de la bite, calvitie, petit bedon, pas assez de muscle, faire moins d’1m75. Mais depuis que nos congénères sont à leur tour devenus des victimes des diktats en matière de beauté plastique, depuis que leur corps s’est transformé en marchandise à consommer, les hommes développent de nouveaux complexes au moins aussi ridicules que ceux des meufs. Mais après tout, pourquoi ne pas partager notre connerie ? Nouvelle définition de complexe : regret portant sur une partie de son corps du fait du décalage entre le corps parfait et le sien. (Complexe ne veut donc pas dire que quelque chose cloche vraiment dans votre anatomie, que vous avez une malformation ou une vilenie physique, juste que c’est pas comme dans les pubs.) Or qui dit complexe, dit course à la solution foireuse.

Donc voilà, amis lecteurs, avez-vous déjà pensé à complexer sur vos tétons ? Regardez-les. Sérieusement, vous êtes certains qu’ils sont sexys ? Qu’ils sont assez grands ? Que leur couleur est attrayante ? Au cas où, je vous présente un gars qui a trouvé la bonne solution :

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La carte qui circule en ce moment. Tellementvraituvoisquoi.

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Petit point série. Le succès de Glee reste pour moi un mystère plus impénétrable que les voies génitales de Jésus. Et pourtant vus les kilomètres-heures de séries que je bouffe, je suis plutôt encline à être bon public. Mais vraiment, Glee, y’a un truc qui me dépasse fondamentalement. Pourtant, je fréquente des personnes très bien qui aiment cette série. Bref. L’autre soir, Bret Easton Ellis (dont le dernier roman était une daube mais qui a quand même écrit ce chef d’œuvre de Lunar Park), Bret donc a tweeté : « J’aime l’idée de ‘Glee’ mais pourquoi est-ce qu’à chaque fois que je regarde un épisode j’ai l’impression de plonger dans une flaque de sida ? » Ca lui a valu tellement de réactions horrifiées que le lendemain, il en remettait une couche : « Non, je n’étais pas bourré hier soir. J’étais en train de regarder Chris Colfer chanter ‘Le jazz hot’ et j’avais l’impression d’avoir brusquement contracter le virus du HIV ». Je me suis sentie moins seule. Et encore mieux aujourd’hui, je tombe sur la déclaration de Dan Harmon, créateur de Community conséquemment un des mecs les plus drôles du monde. Il s’explique sur le fait d’avoir tué dans Community un Glee club pour assurer que non, évidemment, faut pas y voir un foutage de gueule sur la série du même nom :
« I have no idea what you mean. There was a glee club at Greendale, and their bus was driving on a rainy night, and a downed power line was hanging across the road, and the bus drove through it, and it sliced through the bus and decapitated everyone, row by row, so that the people in the back had to watch all their friends get decapitated, then they got decapitated, and then the bus drove into a pool of lava. And I guess the crazy thing is, the electricity from the power line somehow kept their nervous systems “alive,” so they could feel the lava. They didn’t escape the pain of the lava just because they didn’t have heads. They felt the lava. It was terrible but it was not metaphorical in any way. I would never be that petty and envious of another show’s popularity. »

(Je traduis pas, c’est trop long mais vous aurez compris.) Via Reddit. Via lui.

Allez jouer au meilleur tetris du monde. (Faisez au moins 4 briques pour comprendre et jouir.) Moi, je retourne travailler.

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19 avril 2011

Comment j’ai essayé le sport, part 3

L’autre jour, j’annonçais donc que j’étais partie en reportage sur le terrain. Et c’était vrai, je suis allée parler de ma vie et de philosophie avec nos charmants amis les scientologues. Une expérience brillamment narrée par moi-même dans ces deux papiers dont les liens suivent ci-joints : J’ai testé la scientologie et c’était pas bien (le test) ET J’ai testé la scientologie et c’était vraiment à chier (la rencontre). Je vous conseille la lecture des commentaires sur ce deuxième papier parce qu’aller à la rencontre de l’Autre et essayer de le comprendre, c’est important.

Malgré tous ces lourds traumatismes liés aux cours d’EPS, j’ai donc décidé de faire du sport, parce que vaguement dans mon esprit, je me disais qu’en état d’épuisement, pratiquer une activité sportive me redonnerait la forme.

Tout le problème étant évidemment de choisir quel mode de torture me satisferait le mieux. En gros, j’aime les sports cons, débiles, qui n’ont aucun sens et aucun but. Par exemple faire des séries d’abdos.

Du coup, je suis plutôt attirée par les sports de poufiasse.

Là, vous allez me dire « ah, t’as essayé la gym suédoise !! » La gym suédoise, c’est le sport qui fait des ravages chez les trentenaires parisiennes.

Mais non. Même pas.

J’ai réussi l’incroyable exploit de trouver encore plus pétasse que la gym suédoise : l’aquabike.

Rien que le nom fleure bon le gloss à la fraise.

Mais l’aquabike kékecé ?

On va pas y aller par 4 chemins en essayant de se faire croire qu’il y a des règles complexes (surtout que ça fait 3 posts que ça traîne cette histoire). Donc : ça consiste à pédaler au fond d’une piscine sans avancer. Franchement, peut-on imaginer plus con que ça ? Non. Et hop, deuxième critère rempli.

Ca se pratique dans des petites piscines spécialisées. (Comprendre : c’est cher, je dis ça à l’intention des amis jeunes qui sont fauchés. Vous ferez du sport de poufiasse quand, comme moi, vous aurez renoncé à toute vie sociale pour consacrer votre existence au travail.) Y’a des vélos attachés au fond de la piscine, vous avez de l’eau jusqu’à la poitrine, et vous pédalez en rythme sur de la musique de pouf. Enfin… ça, c’est en théorie.

Là, il est temps que je vous précise une chose : je ne sais pas faire de vélo. En général, on me dit « c’est parce que t’as jamais essayé ». Et bah non. J’ai essayé, j’ai échoué. Je n’y arrive pas. J’ai un problème 1°) d’équilibre, 2°) de coordination des mouvements. (D’ailleurs, dans la vie de tous les jours, je suis en permanence couverte de bleus.) Mais bon, pour l’aquabike, je me suis dit que c’était pas bien grave. Voire justement, j’aurais vaguement la sensation de savoir faire du vélo.

Pour mon premier cours, je suis tombée sur Musclor comme prof. On m’avait prévenue que Musclor était un peu… tonique. Tu m’étonnes…

Je m’installe sur le vélo.

Et là, Musclor rigole. Les autres élèves rigolent aussi. « Ah non ! On enlève la selle ». Hein ? Cette espèce de gros malade a vraiment enlevé la selle de mon vélo. Après, j’ai fait des cours avec d’autres profs. Comprendre d’autres profs qui n’enlèvent pas la selle. Et je vais vous dire pourquoi leur bon sens leur fait laisser le vélo en entier plutôt que de le dépecer. Parce que, en gros, on fait des exercices par session de deux minutes et après on a un repos de 20 secondes. Sauf que quand t’as pas de selle, tu fais quoi pendant ton repos ? Bah tu continues à pédaler à moins d’avoir envie de t’empaler la chatte sur une barre en fer carrée. (En même temps, en l’écrivant, je me dis que ce dilemme aurait mérité une vraie réflexion de ma part.)

Sinon, dans les descriptions que j’avais lues sur l’internet des magazines féminins, les meufs disaient que l’aquabike c’est super, on fait du sport sans s’en rendre compte, c’est pas du tout fatiguant. Et là, disons le tout net : ces meufs mentent, elles ne sont jamais allées à un cours. (Ou alors, elles y sont allées avec leur carte de presse tatouée sur le front.) Parce que pédaler debout sans selle avec des haltères dans les mains (ah oui, c’est vachement complet comme sport) c’est pas « pas du tout fatiguant » c’est crevant. Comme dans crever. Comme dans mort. Comme dans plus jamais ça.

Je sais pas comment je m’y suis prise mais à peine 5 minutes après le début du cours j’avais déjà retrouvé mon statut de mauvaise élève reloue. D’abord, je faisais mal les exercices. (On se refait pas hein.) Quand il a été question de pédaler à l’envers, c’était juste hors de porté de mes capacités. J’ai pas réussi. Musclor m’a alors très justement fait remarquer « ah oui, ça c’est un problème de coordination des mouvements… » OUI, JE SAIS, MERCI.

Donc je râlais. Quand il regardait pas, je ralentissais mon rythme de pédalage. Quand il me disait d’aller plus vite, je le regardais avec, vous savez, ce charmant regard que j’ai parfois où se mêlent mépris et arrogance comme avec le rabbin, et je lui disais « bah non. Pas plus vite. Parce que je peux pas. » D’autant plus sûre de moi que, contrairement aux cours d’EPS, là, je paye. Je suis cliente donc si je décide de pas aller plus vite, je vais pas plus vite.

J’ai enfin trouvé une illustration pour le regard qui tue :

regardquitue

Et ce qui pourrait expliquer d’où me vient ce regard naturellement méprisant :

tumblr_liqyyyovs01qhrrjio1_500(Petite, j’ai tout fait pour ressembler à Kelly Kapowski.)

Il y a eu deux moments gênants pendant ce premier cours.

Moment gênant n°1

On est en plein effort. On en chie grave. Pour nous encourager, le prof parle fort. Aka la méthode militaire. Ca rappelle un peu les scènes humoristiques pas drôles dans les films ou les séries avec un instructeur qui fait répéter n’importe quoi à ses soldats. Bref. Je me comprends. Sur le moment, j’écoute pas trop ce qu’il raconte. Je suis concentrée sur ma mort prochaine, parce que mourir c’est quand même un moment important dans une vie, tant qu’à faire j’aimerais ne pas le rater quand ça va arriver, dans quelques minutes, suite à une crise cardiaque. Pédale pédale, lève les bras, pédale, rétropédale. Et à un moment le prof demande d’une voix hyper forte : « ON AIME LE SPORT ? » Et là, c’est sorti tout seul. J’ai crié, mais genre crié, « NOON ». Y’a eu un silence. Le prof m’a dit « non mais ça va pas ? ». Les autres filles m’ont regardée avec l’air de penser « bah oui, on n’aime pas le sport, sinon on ferait pas de l’aquabike mais on le sait, ça sert à rien de le hurler meuf ».

Moment gênant n°2

Aller faire du sport en maillot de bain c’est gênant. Mais il y a une espèce de règle implicite qui veut que non, on ne se jauge pas entre meufs (« tiens, elle en a plus besoin que moi ») et surtout que le prof ne nous mate pas. Règle de base.

Sauf que voilà, cette règle a été irrémédiablement foulée aux pieds par Musclor. C’était au moment d’un exercice présenté comme « Allez les filles, maintenant on passe à l’exercice anti-cellulite ». A ce moment-là, ça faisait déjà 30 minutes que j’étais la mauvaise élève qui fait tout de travers et qui, en prime, râle. (Je sais pas si je vous l’ai déjà dit mais je suis parisienne de naissance.) Bref, le boulet. Et donc, après avoir annoncé cet exercice, accueilli par des cris d’enthousiasme par les autres filles, Musclor se retourne vers moi et dit « bon, toi t’en as pas besoin mais on va dire que c’est préventif ». Ok. Donc il aurait voulu que le reste du groupe me déteste il ne s’y serait pas pris autrement. A la limite, y’aurait eu que des nanas de 50 ans et j’aurais été la plus jeune, pourquoi pas. Mais même sans la regarder, j’ai senti se remplir de larmes les yeux de ma voisine de vélo, approximativement âgée de 16 ans. (Très jolie petite blonde d’ailleurs.) Et en prime, ça voulait quand même dire que Musclor nous mate le cul quand on rentre dans la piscine. (En outre, il a menti. J’ai évidemment de la cellulite comme tout le monde parce que chez moi non plus la nature a pas trouvé d’autre moyen de stocker la graisse qui sert à nourrir les bébés. Juste j’en ai peu, mais comme je fais 40 kilos ça serait quand même la grosse lose d’avoir un physique de somalienne ET d’être couverte de cellulite.)

Au final, je suis plutôt convaincue par l’aquabike. C’est-à-dire que je continue à y aller. (J’en ai même rêvé. En fait, j’ai rêvé que Giuseppe de Qui veut épouser mon fils avait un moignon comme Jamel Debbouze et qu’il me donnait un cours d’aquabike.)

Le seul problème avec l’aquabike c’est que ça reste quand même du sport. Résultat j’ai mal aux muscles. (Incroyable le nombre de muscles qu’on a dans le corps.) (A moins que je me sois cassée des os.) (Dans ce cas : incroyable le nombre d’os qu’on a dans le corps.)

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Je sais pas vous, mais moi j’ai cru qu’on arriverait jamais au terme de ce post sur le sport. 3 posts pour dire que j’ai fait du vélo dans une piscine. Après, on se demande pourquoi Twitter c’est pas trop mon mode d’expression privilégié…

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