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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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31 mars 2011

Comment j’ai essayé le sport, part one

Firstement, je vous demanderai poliment de cliquer sur le lien ci-joint qui vous conduira vers un article que j’ai joliment intitulé RIP l’homme occidental.

Segundamente, je n’ai pas posté depuis longtemps et j’en suis contrite.

« Je suis un paumé et j’ai l’intention de rester un paumé jusqu’à 29, 30 ans. » (Vous suivez ou pas du tout ? cf post précédent, enfin… vu mon rythme de publication vous avez le droit d’oublier hein.)

Les lecteurs jeunes hochent la tête en pensant « grave, moi aussi, tout pareil ». Et là, je me gausse devant tant d’innocence et de naïveté. (C’est comme mes amis jeunes qui m’assurent que eux, ils continueront à très bien récupérer des nuits blanches quand ils auront mon âge. Mèbiensur.) Vous ne SAVEZ PAS ce qui vous attend. J’ai z’été jeune moi aussi, j’ai fait la teuf, j’ai rien branlé pendant des années à part ma nouille et celle de mes amis en lisant du Baudrillard. Et c’était bien. (A part que je vivais avec 700 euros par mois en me coltinant des jobs de merde mais bon, lire Baudrillard en fumant des clopes roulées ça n’a pas de prix.) (Sachez que ce post a pour sujet le sport, je le précise parce que ce n’est pas immédiatement évident.)

J’étais perplexe devant les gens plus âgés, souvent free-lance, qui avaient l’air de bosser comme des crevards dans un but assez obscur si ce n’est payer leurs apparts qui étaient beaucoup plus beaux et chers que le mien. J’étais mi-pétri de jalousie parce qu’ils avaient l’air d’avancer dans la vie (c’est-à-dire d’avancer vers autre chose que la prochaine soirée vodka).

Mais je savais que jamais je ne deviendrais comme eux parce que :

1°) j’aime pas travailler,

2°) j’ai besoin de 9h de sommeil par nuit. Pas par semaine comme la plupart des gens qui m’entourent.

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3°) je savais même pas ce que je voulais faire dans la vie. J’avais une espèce de théorie comme quoi il fallait que j’aie lu tous les livres du monde avant de me décider. (Ce qui sous-entend que je pensais aussi que je vivrais éternellement.) (C’est sympa un jeune mais qu’est-ce que c’est con.)

Résultat quelques années plus tard : je bosse comme une tarée. Avant, du temps de folle jeunesse, quand on me demandait comment ça allait, je répondais « j’ai la sensation d’être à un tournant de ma vie, je me demande si toute parole n’est pas profondément rhétorique mais en définitive ça ne serait pas très grave parce que le monde est en-dehors de toute morale et qu’il nous restera à jamais inaccessible. Ah et sinon, j’ai gerbé mes tripes à la dernière soirée, et après Thomas m’a rappelée et je lui ai dit que c’était pas possible mais qu’on pouvait toujours niquer encore une fois. » Maintenant, je réponds « Je suis fatiguée, j’avais un texte très difficile à écrire pour Arte sur l’après cancer du sein, j’espère que je m’en suis bien sortie, c’est pas évident à traiter comme sujet, j’ai pas trop de légitimité à écrire dessus. Sinon, j’ai des projets avec des maisons d’édition mais niveau timing ça va être super chaud de tout gérer. D’ailleurs, ça me fait penser qu’il faut que je vérifie les chiffres de vente de Kata-Sutra. AH… Merde… j’ai oublié de répondre à un mail urgent, excuse-moi. »

Et après, on va me dire que le travail, c’est pas de l’aliénation…

Ce qui nous amène d’ailleurs subtilement à la question que je m’auto-posais en octobre 2009 (comme s’en sont souvenus de fidèles lecteurs que je salue) : A quoi ressemblera ma vie en mars 2011. Bah je pouvais imaginer beaucoup de choses mais franchement pas ça. Ma vie a à peu près autant d’ordre et de cohérence qu’un bordel de transsexuels brésiliens au XIXème siècle. C’est-à-dire un foutoir (de la lexie « foutre » évidemment) où tout est possible et rien n’est clair et il se passe pleins de trucs mais comme les recoins sont obscurs on comprend pas trop quoi.

Mais comment suis-je devenue une forçat du travail ? Il s’est passé qu’on me propose plein de boulots et que j’ai besoin de tous les accepter parce que l’argent ça coûte cher et que mon appart est un palais qui siphonne tout mon budget. Il s’est passé aussi qu’on est généralement mal payés dans la vie. Et là, PAF, je vous file les chiffres de la déprime. On entend souvent qu’avant c’était moins dur parce qu’il y avait moins de précarité, on oublie autre chose, à savoir que l’écart de revenus entre les générations s’accroît. Comme l’expliquait Quentin (Girard) et Louis (Chauvel) : « en 1975, les salariés de 50 ans gagnaient en moyenne 15% de plus que les salariés de 30 ans. Aujourd’hui, l’écart est passé à 40%. » Fucking god… 40% d’écart. Enculés de vieux.

(Le sujet de ce post est toujours le sport, ne l’oublions pas.)

Il faut aussi dire que j’ai sciemment décidé de bosser comme une crevarde jusqu’en juin. Me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Je crois que c’est un mixte entre une remontée de ma période SM, une théorie totalement utopique de « si je bosse beaucoup pendant six mois, après je peux glander pendant un an » et, avouons-le, un début d’addiction au boulot.

Résultat : le week-end, c’est devenu le moment où j’essaie de rattraper le retard que j’ai pris la semaine et surtout, joie du free-lance, la frontière entre travail et loisirs est devenue aussi poreuse qu’une enceinte de protection de centrale nucléaire bulgare (ça vous fait pas flipper vous, l’état des centrales nucléaires bulgares ? Bah ça devrait.)

Bref.

Tout cela engendre une certaine fatigue, fatigue certaine. Du coup, samedi, j’ai longuement réfléchi aux moyens de lutter contre cette fatigue. J’ai fait des listes. (C’était un samedi particulièrement intense du point de vue émotionnel. Faire une liste c’est quand même potentiellement changer sa vie.)

Je me suis notamment dit que « prendre des vacances » ne changerait rien. Le déséquilibre est plus structurel.

Sur ma liste j’ai donc noté : cure de vitamines (pourquoi manger des fruits quand il existe des comprimés à avaler ?) soupes légumes (je me dis qu’en version liquide, les légumes sont peut-être ingérables, mais ça reste à démontrer) sport. On y arrive. Mais ça sera pour le prochain post.

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20 mars 2011

En attendant la fin du monde, matons la télé

Parlons du Japon. Et de moi. Et disons-le tout net : je suis l’oracle du XXI ème siècle, la pythie du monde post-moderne puisque j’ai anticipé l’anxiété générale avec mon post sur la liste de la mort, liste dans laquelle nous trouvions le tremblement de terre ET le tsunami ET la centrale qui explose. Nous pouvons en tirer deux conclusions :

1°) Dans ma liste, les éléments qui vont nous tuer sont donc combinables entre eux. Tremblement de terre + centrale qui explose. On a tous les éléments pour mettre au point une magnifique infographie de Comment on pourrait mourir en faisant des combinaisons. Ex : « tremblement de terre » serait également combinable avec « accident d’ascenseur ». On pourrait tester plein de combinaisons comme ça, avec à chaque fois une estimation des chances de survie. Malheureusement, je ne suis pas infographiste.

2°) Deuxième conclusion hypothétique (non, c’est pas contradictoire du tout), ce que j’écris sur mon blog arrive dans la vraie vie. Depuis vendredi, mon mantra est devenu « with great power comes great responsability » (avant c’était « avec des croissants au beurre, la vie est plus belle ».) Je vous laisse méditer là-dessus quelques secondes.

Vous avez fini ? Ok. On reprend.

Tout ça forme un état d’esprit fort joyeux qui m’amène à mon deuxième point d’introduction. Au début, ma seule idée d’article sur le sujet Japon c’était d’écrire en Caps Lock ON VA TOUS MOURIR, suggestion qui n’a pas été retenue par mon chef. Et puis finalement, j’ai fait un papier de non-spécialiste total. Dans la profession, on appelle ça du « journalisme assis », voire du « journalisme couché » vu que j’ai fini de l’écrire dans la nuit de mercredi à 1h30 du mat.

Après cet interlude plein de joie, réfugions-nous plutôt dans la fiction. Vous en avez assez des infos à la télé ? Tata Titiou vous conseille un autre programme télé. (Qui n’est pas une nouveauté, y’a déjà deux saisons.) (Et dont plein d’autres gens ont parlé.) (G&G, le blog à la pointe des trucs à la traîne.)

J’étais tombée en amour avec Community et je savais que le phénomène ne se reproduirait pas de sitôt. Et pourtant, cet hiver, lors des longues soirées au coin du feu, soirées pendant lesquelles j’aime à me prélasser, nue, sur une peau de bébé zèbre fraîchement dépecé, j’ai quand même eu un autre kiff télévisuel : les Misfits.

Au départ, c’était pas gagné.

D’abord, prendre le titre du dernier film de Clark Gable avec Marilyn Monroe, western métaphysique en noir et blanc, hérissait un peu les poils de ma peau de bébé zèbre.

Ensuite, c’est une série anglaise et j’aime pas les séries anglaises. Désolée. Arrêtons le politiquement correct. Depuis des années Tim Burton fait de mauvais films, la voix de Bjork m’a toujours exaspérée et j’aime pas la qualité d’image des séries anglaises.

Enfin, le pitch des Misfits est effrayant de nullité : suite à un orage, des jeunes délinquants se retrouvent avec des super-pouvoirs.

Sauf que les scénaristes ont complètement dézingué les codes du genre. C’est l’anti-Heroes. Le concept même de super-pouvoirs est traité à l’inverse. Là, il ne s’agit pas de sauver le monde mais sa propre gueule.

Résumons : 5 jeunes qui ne se connaissent pas se retrouvent ensemble pour faire des TIG (travaux d’intérêt général). Premier intérêt dramatique : découvrir pourquoi chacun a été condamné. Deuxième : il n’y a ni pompom-girls, ni mièvrerie. Et comme on est en Angleterre, c’est pas non plus la guerre des gangs américaine. C’est juste des jeunes de banlieue plutôt normaux. Ca se ressent dans le traitement des personnages. Il n’y a ni le misérabilisme habituel, ni le regard pseudo-social teinté de curiosité type « wahou… c’est têllllement exotique ces jeunes qui prennent de la drogue et ont perdu toutes valeurs morales ». Les personnages fument, boivent, baisent, s’insultent, font des concours de vannes, loosent. C’est comme ça et point barre. En gros, ils sont trash et c’est précisément pour ça qu’ils sont normaux. (C’est ce que ne comprennent pas les censeurs qui s’indignent des paroles des chansons des groupes de rap.) (En fait, les Misfists, c’est un peu Orelsan dans une série télé.)

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Community se permettait absolument tous les délires possibles. Misfits ne part pas dans le même genre de n’importe quoi mais par rapport à ce qui habituellement acceptable ils vont très très loin. (Allez absolument voir le deuxième épisode de la première saison, vous comprendrez.)

Misfits, c’est donc l’arrivée des vrais jeunes à la télé. Et là, je ne peux pas résister à l’envie de vous mettre la tirade de Nathan (fucking bon acteur, si seulement j’avais dix ans de moins…) dans le dernier épisode de la première saison :

Misfits Nathan

« On est jeunes, on est sensé passer notre temps à se conduire mal, on est censés boire et baiser comme des malades. On est là pour… pour faire la fête. C’est ça être jeune. Y’en a quelques uns qui vont faire une overdose, ou qui vont péter les plombs mais Charles Darwin a dit on ne fait pas une omelette sans casser quelques œufs. Et c’est de ça dont il s’agit au bout du compte. Casser des œufs. Et casser des œufs ça veut dire se déchirer la tronche avec un cocktail d’œufs durs. Si vous pouviez seulement vous voir en ce moment. Ca me fend le cœur. VOUS PORTEZ DES CARDIGANS. On était les rois du monde. On a foutu notre merde plus fort et plus loin que toutes les générations qui nous ont précédés. Nous étions beaux. Tellement beaux… On est des paumés. Je suis un paumé. Et j’ai l’intention de rester un paumé jusqu’à 29 ou 30 ans, peut-être même un peu au-delà si j’ai envie. Et je préfère baiser ma propre mère plutôt que de laisser qui que ce soit me priver de ma liberté. »

Nota Bene : La première saison est donc vraiment étonnante. J’ai plus de réserves sur la deuxième saison. Les intrigues secondaires de certains épisodes sont assez faibles. Ils essayent de donner plus d’ampleur à la série, et effectivement il le faut. J’attends de voir la 3ème.

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12 mars 2011

This night gonna be a good night

C’est quand même terrible d’être une glandeuse qui passe son temps à bosser. D’ailleurs, comme mon organisme n’est pas programmé pour supporter une certaine charge de travail (par exemple, j’ai besoin de dormir 10 heures par nuit, ce qui est évidemment incompatible avec le fait de travailler comme une dératée), c’est donc pour ça qu’arrivée à ce week-end, le premier week-end depuis un mois où je m’étais promis de ne pas bosser, je me chope la crève.

HEUREUSEMENT que j’avais pas prévu d’avoir une vie sociale et de m’amuser ce week-end.

Et comme j’ai vraiment le cul bordé de nouilles sautées, il faut que je sois malade le samedi soir où France 2 diffuse Champs-Elysées, histoire de me faire une crise d’angoisse en supplément de la crève.

Du coup, je vais encore une fois poster des trucs en vrac.

Je précise puisqu’on m’a posé la question, je ne parle plus de Keenan parce qu’il a enchaîné trois spots publicitaires en quelques semaines, avec une licorne pour un téléphone je crois, avec Jennifer Aniston pour vendre des bouteilles d’eau et avec David Guetta pour vendre du David Guetta. C’est son droit mais là, je ne le suis pas.

J’avais déjà expliqué mon amour immodéré et tout à fait sain pour les chiens à deux pattes et les chats à deux visages. Je ne peux donc qu’acclamer cette vidéo parce que ce ne sont pas seulement des chiens à deux pattes, c’est beaucoup mieux, ce sont des chihuahuas à deux pattes. (Attention, question de linguistique, sachant que le chihuahua a d’ordinaire quatre pattes, s’il n’en a que deux doit-on l’appeler un chihua ?) (Coucou Philippe Bouvard et Laurent Ruquier, je cherche du travail.)

J’aime particulièrement leurs adorables moignons de pattes avant.

Une vidéo qu’on a beaucoup vue cette semaine : le slow loris avec un parapluie. Le slow loris est peut-être l’être le plus digne d’amour au monde.

Une photo qui a aussi circulé un peu partout mais qui me fascine vraiment.

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Salut la famille! Vous connaissez le principe de l’arnaque à l’assurance ? Ca me fait penser à 1°) Weeds, 2°) Six feet under (quand Claire regarde l’incendie des concurrents en souriant).

L’actrice de Mad Men qui essaie de faire oublier son personnage d’hystéro-frigide :

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Sauf que… vous remarquez rien ? La cuisse gauche… OMG mais ça serait-y pas ce qu’on appelle un photoshop disaster ?! (C’est tellement rare que j’en remarque un, du coup, j’en profite, je le poste.)

Via Dianou, la campagne anti-discrimination qui sait parler aux gens :

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Pour finir, la photo qui m’a faite hurler de rire cette semaine :

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4 mars 2011

Vous êtes en week-end ce soir ? Je vous déteste.

On est vendredi et ce week-end s’annonce palpitant. En effet, je m’auto-organise un marathon de boulot. (Je m’auto-organise est une bien belle expression qui masque en partie le fait que si je dois travailler tout un week-end c’est que quelque part dans les semaines précédentes j’ai dû foirer l’organisation de mon temps de travail.) Ah lalala… il est loin le temps de ma folle jeunesse où je transformais mes week-ends en marathon de sexe…

Du coup, pour pimenter un peu cette perspective d’ennui total, j’envisage de live-bloguer mon week-end. #bonjourjem’inventeuneviesociale.

En attendant ce challenge qui s’annonce absolument formidable (évidemment, si tu n’aimes pas les gens qui postent sur Facebook ou Twitter des choses comme « super sandwich au poulet!!! » tu vas pas trouver ça formidable, mais bon, si t’aimes pas la vie, je peux rien faire pour toi), quelques liens (on avait perdu le début de la phrase non ?).

Dont plusieurs de nos amis citronnés. On m’a signalé chez Choucroute garnie, une vidéo toutafé fascinante. On m’a précisé qu’on me la signalait parce que ça parle de la transformation physique des Japonaises. En conséquence de quoi, j’ai décidé de ne pas y voir une allusion à la taille de mes seins. En tout cas, c’est une très bonne vidéo de comique de répétition.

Ceci étant, j’aimerais bien qu’on m’explique le schéma de la vidéo qui semble suggérer que ce corset (parce qu’en gros, c’est ce qu’ils sont en train de réinventer) augmente véritablement la taille des seins par stimulation. (Cf la masse graisseuse représentée par des petits points jaune qui se multiplient comme le bon pain.)

National Géographic a dû lire mon article sur les études à la con. Ils sortent un portrait robot de l’humain moyen. Si on fait la moyenne de tous les humains de la terre à quoi il ressemble ? (attention, spoiler, c’est un fucking chinois.) Mais comme ils ont senti que c’était peut-être un tout petit peu racoleur (et absurde), ils en ont fait une vidéo pour dire que les moyennes ça ne veut rien dire. Mais c’est quand même cool parce qu’on y apprend que si les Chinois sont en train de nous écraser, de broyer notre vieille suprématie, ça va pas durer, bientôt on sera lattés par les Indiens.

Voilà. Tremble vieille Europe rancie.

Via la revue du web de Dianou, une bien belle image (qui pourrait illustrer mon futur week-end)

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Le bonhomme de neige pour traumatiser tes mômes à jamais.

Sinon, je me refuse à parler de Keenan. C’est encore trop dur pour moi.

Mais je veux bien mettre une vidéo de chats même si c’est une pub. Ou un vieux gif de chats.

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Et maintenant, je vais aller me préparer parce pour bien travailler ce week-end, j’ai décidé de sortir boire ce soir.

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24 février 2011

Titiou, un bel exemple de poufiasse parisienne

MOUAR AH AH ah… J’ai pas un mais deux articles en ligne. Et oui, c’est un peu la foire à la saucisse du papier.

D’abord, l’article sur la Loppsi 2. J’ai lamentablement essayé de vous le teaser la dernière fois, mais bon, ça fait pas envie hein, je sais. C’est pas sexy, pas glamour, pas soleil, pas bikini, pas papillon, mais ça mérite quand même qu’on s’énerve un peu. Ca commence à me gaver grave que les politiques français fassent n’importe quoi avec l’internet. C’est pas parce qu’ils aiment pas le web qu’ils doivent en dégoûter les autres. En gros, la France est en train devenir un des pays démocratiques les plus répressifs sur l’interweb, avec en prime l’incroyable scandale de la black-liste tenue secrète (tentative de teasing n°2).

Ensuite, le papier qui m’a demandé un putain travail de recherche alors j’y tiens particulièrement : ces études à la con qui nous prennent pour des connes. (Oui, bon, le travail de recherche se voit pas tout de suite dans le titre.)

Passons à un sujet plus léger : moi.

L’autre jour, j’étais avec un ami et au détour de la discussion, d’un air entendu, je fais référence à ma rencontre télé avec Brigitte Lahaie. Et là, mon ami hausse les sourcils avec incrédulité : « t’as rencontré Brigitte Lahaie toi ? » Je découvre alors ébahie que je ne lui ai jamais raconté cette histoire pas du tout fascinante mais, nettement plus grave, qu’il ne l’a pas non plus lue sur mon blog. Bougre dieu et ventrebleu! Une histoire pas intéressante dont je n’ai pas tiré un post, que la divinité des blogs me pardonne. Un jour dans ma vie je me suis quand même retrouvée sur un plateau de télé avec la gueule de bois et Brigitte Lahaie et j’en ai pas fait des tartines de mots… Il est temps d’y remédier, d’autant que c’est aussi l’occasion de faire un petit traité de la poufiasse parisienne dans toute sa splendeur.

Je m’étais donc prise une putain de cuite la veille avec mon amie Carmela qui trouve que la vodka c’est parfait pour l’apéro avant de manger. Au moment de partir pour l’enregistrement de l’émission, j’étais malade comme un chien (je vous précise un détail d’importance : il était 13h, à savoir la pire heure quand vous avez pris un tôle) et en panique. En panique parce que cette émission n’était pas n’importe laquelle. C’est une sorte d’émission oecuménique avec un curé, un rabbin et un spécialiste de l’Islam. On devait parler de sexe. (Oui, cherchez pas.) (C’était après la sortie de Kata-Sutra.)

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Début de l’émission. Je regarde le verre en me demandant s’il va être assez grand pour contenir mon dégueulis. A côté, on voit Brigitte Lahaie.

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Là, on pourrait croire que je m’ennuie et c’est vrai. Mais surtout mon crâne pèse 300 tonnes, il faut que je le pose quelque part. Comme mon voisin est un putain d’illuminé mystique, je décide de ne pas mettre ma tête sur son épaule. (Il était là parce qu’il a un super concept, genre il emmène des couples dans le désert pour leur initiation sexuelle ou un truc dans le même goût.)

Brusquement, l’animateur décide de me poser une question. J’ai rien suivi parce que je suis en train de mourir et de promettre intérieurement à dieu que je ne boirai plus jamais.

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J’ai l’air mignonne mais je pense fort-fort « pose très vite ta question mec, parce que là, je vais te gerber dessus ».

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BLEURP BLURP BLEURP

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J’ai le foie qui prend cher… (Avouez que peu d’entre vous ont la chance d’avoir une vidéo de lendemain de cuite un peu partout sur internet.) (Il faut dire que j’ai un visage très expressif en général.) (Mon directeur de recherche disait que j’avais un visage-vulve. Véridique.) (Accessoirement, il voulait coucher avec moi.)

Mais ensuite, il s’est passé un truc génial. J’ai été pas d’accord avec les autres intervenants. Ca faisait déjà un moment qu’ils se targuaient tous d’être hyper-modernes parce qu’ils ne voyaient aucun problème à ce qu’un couple ait des rapports sexuels avant le mariage, bah oui, faut bien vivre avec son temps. Et puis que quand même le plaisir charnel, la jouissance, ça vous fait sortir de votre corps et entrer en communion avec dieu. Ca commençait à m’agacer suffisamment pour que j’envisage de me mêler à la discussion. J’ai essayé de glisser qu’en fait, les vrais gens de maintenant ils baisaient sans être amoureux et que ça se passait très bien. Et là, le rabbin m’a parlé avec une forme de commisération insupportable et m’a expliqué que ma vie était nulle parce que je ne rencontrais pas dieu quand je niquais. Bah ça m’a tellement énervée que j’ai oublié ma gueule de bois en contre-plaqué. Et là, c’est l’occasion de constater que si on m’a appris à ne pas couper la parole aux gens (je suis très à cheval sur ce principe), ça ne m’empêche pas de les écouter avec un air d’un mépris et d’une suffisance absolue. Hello poufiasse parisienne !!

Attention, on pourrait penser que les trois images suivantes sont identiques mais pas du tout. D’imperceptibles modifications faciales permettent de retracer le cheminement intellectuel de la poufe.

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Regard de la poufiasse qui pense : « Ma mère m’a appris les bonnes manières alors je t’écoute mais sache que c’est immense bonté de ma part petitcrapaudpuant ». (Moi, une meuf elle me regarde comme ça pendant que je lui parle, je la crucifie direct avec des clous rouillés.) (Mais lui, il pouvait pas faire ça parce qu’il est rabbin.) (Les juifs ont beaucoup à se faire pardonner, ils ont quand même tué Jésus.)

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Etape deux : encore pire. Parce que si certes la pouf t’écoute avec les yeux fatigués de mépris, sa bouche esquisse en même temps un petit sourire narquois parce qu’évidemment elle savait que tu allais dire ça, elle le savait avant même que tu le conçoives dans ton esprit si prévisible, et elle est teeeellllleeement fatiguée à l’idée d’envisager de t’expliquer que tu racontes de la merde.

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Et là, LAISSE-TOMBER MEC, elle t’écoute même plus, elle se demande comment il est possible que vous apparteniez à la même espèce, elle qui pense tellement juste et clair et toi qui vit à la préhistoire.

Pour finir, voici une bien belle illustration de comment ne pas s’intégrer dans un contexte donné sans dire un mot. Besoin de quelqu’un pour pourrir une ambiance ? Je fais aussi les mariages.

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Au terme de cette folle journée, je devais dîner chez Nadia. Ca devait donc faire bien 10 heures que je cuvais ma vinasse (la veille, après la vodka, on était passées au vin rouge en promo), sauf qu’en fait mon organisme ne cuvait rien du tout puisqu’à 19h j’étais aussi mal qu’à midi. Le schmilblick gastrique n’avait pas avancé d’un pouce. Dans mon souvenir brumeux, j’étais affalée sur le canapé en essayant de sourire et parfois je disais « j’ai envie de vomir je crois » alterné avec « j’ai rencontré Brigitte Lahaie aujourd’hui ». Ensuite, je sais même plus si Nadia a eu le temps d’apporter les lasagnes de la cuisine au salon avant que je parte gerber partout dans ses toilettes. (Tu te souviens Nadia ? C’était trop chouette hein ?)

Voilà. C’était fascinant. #Coucou les gens de la télé, vous voulez m’embaucher, non ?

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