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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

Cam

tartine

20 juin 2011

Lulzsec, Anonymous, 4chan, guerre mondiale

Si tous les hackers du monde s’unissaient pour lutter contre la corruption des gouvernements, il se passerait quoi ?

N’est-ce pas une excellente question qui mériterait une réponse d’expert ? Ou bien alors, ne serait-ce pas une excellente question qui mérite une réponse approximative de blogueuse qui a mal au ventre ?

Nota Bene : vous entrez dans un post pas du tout lol, ni perso, ni correctement rédigé. Tout ça, ça sera pour la prochaine fois bb.

Ca fait quelques jours que j’essaie d’écrire un truc sur Lulzsecurity mais sans y arriver (parce qu’en ce moment, je suis une immonde limace). Et je vais vous l’annoncer immédiatement : c’est pas aujourd’hui que je vais réussir (parce que des extra-terrestres ont aspiré l’intérieur de mon être et que je ne suis plus qu’un ectoplasme). J’ai donc décidé de le faire quand même mais en mode échec (ectoplasme mixé à un robot qui n’aurait qu’un seul mode : échec.) (En fait, peut-être que je suis une réincarnation d’Internet Explorer ?)

Pas de bol pour les médias traditionnels, au moment où ils commençaient tout juste à essayer de comprendre ce que sont les Anonymous, voilà que débarque Lulzsecurity, un nouveau collectif de hackers. (Sur le fait qu’on n’en sait pas tellement plus sur eux, vous pouvez allez lire Olivier.) Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils souffrent d’hyperactivité. Ils n’arrêtent pas les attaques.

– Sony

– d’autres entreprises de jeux comme Minecraft, Eve Online ou Escapist magazine

– le site du Sénat américain

– la chaîne australienne PBS (ils ont pénétré le backoffice du site pour y publier un article révélant que Tupac est toujours vivant et se tripote la nouille en Nouvelle-Zélande)

– la liste des candidats de X Factor

– des sites affiliés au FBI (suite à l’idée de l’OTAN de qualifier des attaques de pirates d’actes de guerre)

Un beau tableau de chasse, surtout pour une période de deux mois. En prime, ils ont fait un bel effort de comm : ils se font appeler Pierre Dubois et François Deluxe, ils ont un logo, un site magnifique (la croisière s’amuse <3), un compte Twitter (leur mode de communication privilégié) et même une ligne téléphonique. 614-LULZSEC pour 614-585-9732.

Mais surtout, ils ont originellement gagné ma sympathie grâce à cette sublimissime image :

Dans ce tableau digne du Louvre du Web, on retrouve donc leur icône (le perso au binocle, mélange d’anachronisme et de désuétude fort apprécié de l’interweb), le meme « all your base are belong to us » (vieille phrase tirée d’un jeu vidéo japonais qui, dans sa version américaine, avait une traduction absurde) et nyan cat.

Si vous ne connaissez pas nyan cat, il est grand temps de pallier cette honteuse lacune. Nyan cat, c’est très simple, c’est juste ça (attention, on monte le son mais on met ses écouteurs si on est au travail ou à la bibliothèque) :

Là où les actions les plus médiatisées des Anonymous étaient des attaques par deni de service (celles où l’on se sert de LOIC), Lulzsec en fait également mais surtout, revient à la figure classique du hacking qui consiste à mettre à jour les failles dans la sécurité des réseaux informatiques. Ainsi, dans le cas de Sony, ça a consisté à « voler » les identifiants, voir les numéros de cartes de crédit, de 40 000 (selon Sony) clients de l’entreprise. Histoire de montrer que le réseau informatique de Sony était aussi easy à sodomiser qu’une motte de beurre tiède. Et dénoncer le fait qu’il est incompréhensible que cette entreprise offre aussi peu de sécurité à ses clients. Pour autant, Lulzsec n’essaie pas de se la péter « on est des putains de hackers ». Au sujet d’une des attaques contre Sony, ils ont précisé : « Notre but ici n’est pas de vouloir apparaître comme des maîtres du hack, surtout à la vue de ce que nous allons révéler : SonyPictures.com est tombé à l’aide d’une injection SQL simplissime, l’une des vulnérabilités les plus primitives et communes, à la portée de tout le monde aujourd’hui. » (Oui, enfin ça, c’est vite dit…)

Philosophie. C’est là que ça se complique sérieusement. Les « lizards » se revendiquent du « lulz » (soit le côté obscur et méchant du lol). Ainsi, foutre en public sur l’Internet mondial les coordonnées bancaires de certains internautes, ça obtient le label lulz sans problème. D’ailleurs, leur argument de défense est : « releasing everything in full is just as evil, what with accounts being stolen and abused, but welcome to 2011. »

Ils se sont fightés avec 4chan dans un semblant d’embryon de guerre civile. Ca a commencé par un truc assez banal aux yeux des gens normaux. Quand Lulzsec attaque les sites de jeux vidéos, /v/ (la section de 4chan consacrée aux jeux vidéos) a fait la gueule. C’était le début des hostilités qui assez vite a pris la forme de :

Histoire d’agacer encore plus les channers, sur Twitter, Lulzsec a demandé aux gens d’aller pourrir 4chan avec des posts parlant de Boxxy, et qu’en récompense ils leur fileraient 50 000 adresses mails (avec les mots de passe) pour s’amuser. Ils les avaient récupérées au cours de leurs différentes attaques et ils les ont « offertes » en guise de jouets à qui voulait. Pur lulz, sans aucune justification politique.

Du coup, une partie des followers de Lulzsec ont testé les mails et pu s’amuser à foutre le bordel dans la vie numérique des victimes (classique coup de la photo de bite à la place de la photo de profil, dont Lulzsec dit : « we do things just because we find it entertaining. Watching someone’s Facebook picture turn into a penis and seeing their sister’s shocked response is priceless ».)

Bref. Tout ça pour en arriver à maintenant. Alors qu’on pensait (imparfait indiquant une période s’étendant du paléolithique à la semaine dernière) que les Anonymous et Lulzsec allaient se faire la guerre – Lulzsec privilégiant la rigolade, Anonymous s’étant spécialisé dans des actions politiquement sérieuses depuis Wikileaks – voilà qu’on apprend qu’ils s’allient. (Et 4chan étant proche des Anonymous, on assiste un peu à la synergie de toutes les forces vives de l’internet.)

Mieux, ils lancent un appel à tous les hackers du monde.

Pour l’opération Antisec (Anti-security). « we encourage any vessel, large or small, to open fire on any government or agency that crosses their path. (…) If you’re aware of the corruption, expose it now, in the name of Anti-Security.

Top priority is to steal and leak any classified government information, including email spools and documentation. Prime targets are banks and other high-ranking establishments. If they try to censor our progress, we will obliterate the censor with cannonfire anointed with lizard blood.

It’s now or never. Come aboard, we’re expecting you…

History begins today.

Lulz Security »

Il s’agit donc de pirater un maximum de réseaux informatiques liés au pouvoir (gouvernementaux ou financiers) pour collecter des informations suspectes, les rendre publiques et lutter contre la corruption qui salit l’univers. L’opération concerne les gouvernements de toute nationalité. N’est-ce pas. Autant faire les choses en grand.

A ma connaissance, c’est la première fois qu’une entreprise de cette ampleur et de ce genre est lancée. Auparavant, on a assisté à de nombreuses opérations collectives de hacking mais plus souvent dirigées contre une seule cible et souvent dans un but de défense (ex : l’affaire Pirate Bay). La cible avait fait quelque chose que la communauté jugeait comme un affront. Il s’agissait donc d’une réaction.

Et en arrière fond, ça nous ramène à Wikileaks. On a beaucoup crié à la révolution et/ou à la dictature de la transparence (selon que votre date de naissance était postérieure ou non à 1940 et que vous étiez ou non une personnalité médiatique). Mais au final, Wikileaks ne révolutionnait pas grand chose, ça ressemblait aux infos confidentielles que des sources filent aux journalistes. Genre gorge profonde. Surtout à partir du moment où ils ont décidé de partager leurs infos avec des journaux qui les analysaient.

Là, par contre, si jamais par hasard Antisec aboutissait à quelque chose, on serait face à un vrai changement. (Pour l’instant, j’ai encore un doute sur la capacité de l’opération à sortir des infos intéressantes mais en même temps, je n’ai pas les connaissances techniques suffisantes pour en juger. Tout ce que j’ai vu pour le moment c’est des sites gouvernementaux hors ligne.) C’est un peu le « prolétaires de tous les pays unissez-vous » appliqué au web. Un journaliste de Gizmodo n’hésite pas à se demander si ça peut être l’occasion d’un mai 68. J’aime pas trop ce genre de comparaisons foireuses (argument : parce qu’elles sont foireuses) mais ça a déjà plus de chance de marcher que les Indignés de la place de la Bastille.

Donc si tous les hackers du monde s’unissaient il se passerait quoi ? (note aux gens qui s’y connaissent : on exclue évidemment les white hats purs et durs, qui préviennent les entreprises des failles avant de les rendre publiques.) Bah j’en sais rien. D’abord, qui dit système, dit faille. Mais la vraie question c’est de savoir si ces failles peuvent apporter des éléments exploitables. Par ex, Lulzsec peut trouver une faille dans le système de sites proches du FBI, ou du site du sénat, mais pour autant, les infos qu’ils arrivent alors à obtenir n’ont rien d’extra-ordinaire. En tout cas, pas de quoi faire péter la République. C’est là, où j’ai un doute sur les répercussions de l’opération Antisec.

Le plus intéressant reste le changement d’état d’esprit que ça dénote. Il ne s’agit plus de réagir aux attaques des ennemis de l’Internet qui veulent y limiter la liberté d’expression. Mais d’aller chercher la merde que les dirigeants nous cachent. Et là, on retombe sur un sujet de société à l’échelle mondiale : une exaspération des citoyens envers leurs dirigeants – au sens large, dirigeants politiques comme maîtres de la finance et PDG de multinationales.

Pour finir sur Lulzsec, l’un des arguments intelligents contre leurs actions consiste à dire que s’ils continuent à faire n’importe quoi, à balancer des infos privées d’internautes, ils ne vont aboutir qu’à une chose : donner raison aux gouvernements qui veulent renforcer les lois de sécurité de l’Internet. C’est-à-dire que leurs actions deviennent contre-productives. Ce qui risque effectivement de se produire, mais ce ne sera pas le fait de Lulzsec, ils serviront simplement de prétexte.

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6 juin 2011

Bonjour les animaux morts

En ce moment :

et comme ça

En version chien

Le matin, quand je regarde la liste des choses à faire, j’éprouve à peu près ça :

Et le soir, quand je fais la liste des trucs que j’ai pas eu le temps de faire :

(via crappy taxidermy)

En gros, je m’identifie à lui (Avant/après avoir dû me mettre à bosser pour de vrai) :

Le pire c’est que je ne rêve même pas de vacances. J’ai juste envie d’écrire des posts de blog et des articles. Ce que, malheureusement, mon planning ne m’autorise pas vraiment pendant encore quelques jours.

Mais cette session de boulot en mode intensif est l’occasion de prendre conscience de l’ampleur de mon problème vis-à-vis de le travail. Outre que je considère ça comme une aliénation loin de l’écran de télé et/ou de ciné, bref de l’écran avec des images qui bougent, seule véritable source de liberté et de glande. Outre ça donc. (Ma phrase était trop longue.) (Je coupe comme ça.) J’ai donc un autre souci de travail.

Je ne bosse bien que dans l’urgence. Ok. Sauf qu’arrivée à un certain niveau d’urgence, y’a qu’une chose à faire, prendre ses ovaires à deux mains et balancer la purée. (OMG, que cette phrase est vulgaire… auto-traumatisme. Je crois que c’est l’association purée/ovaire qui me choque. Je me demande ce qu’en pense Google image… Ah. Intéressant. Des résultats complètement wtf.)

Bref. Je bosse donc dans l’urgence. Ce qui devrait ressembler à « ok, encore un paragraphe et j’ai fini. Voilà. C’est fait. Je relis vite fait. Ok. Je passe au texte suivant. J’avance ».

Ce qui se passe dans la réalité : « ok, encore un paragraphe et j’ai presque fini. Voilà. C’est fait. Maintenant je fais une relecture sur les fautes d’orthographe. Ensuite, je fais une relecture cohérence du truc. Puis une relecture sur y’aurait pas trop de lourdeurs de style ? Rhalalala, j’écris comme une soviétique. Bon, faut que je réfléchisse à rajouter des blagues c’est un peu chiant comme ça. Et attends, j’ai un doute quand même. Je suis certaine qu’il y a une dizaine d’années, j’ai lu une thèse qui parlait d’un aspect un peu périphérique de ce sujet mais où il y avait une phrase particulièrement pertinente. Faut que je la retrouve. » Donc j’ai besoin de prendre mon temps pour peaufiner. (Je suis incapable de faire un article en une journée.) Et j’ai besoin d’être dans l’urgence pour me sortir les doigts du cul, et les ovaires de la chatte.

Deux impératifs légèrement contradictoires et dont je mesure la difficulté de co-existence ces derniers jours. Ce qui donne lieu à des scènes effrayantes de violence.

Comme celle de l’autre soir. Je n’arrivais pas à ouvrir un sachet de parmesan. Alors je l’ai jeté par terre (histoire de lui apprendre la vie) et j’ai crié : « putain de bordel de merde de vie » en donnant un coup de pied dans le mur (le mur m’avait rien fait hein. C’était juste pour impressionner le sachet de parmesan.)

Sinon, sachez que je ne suis plus qu’à un degré de séparation de Virginie Despentes, Simone de Beauvoir et Simone de Bougeoir. Alors forcément, pour Beauvoir, ça va être un peu compliqué de la rencontrer (du fait de son décès en 1986 n’est-ce pas).

Finalement, en ce moment, mon seul véritable moment de détente quotidienne, c’est de m’occuper de mon nouveau blog. Nein, point n’est besoin de pousser des cris d’orfraie. C’est juste un Tumblr éphémère entièrement consacré à Adolf Hitler. Tous les jours, pendant deux mois, une nouvelle photo d’Adolf. Et comme de bien entendu, ça s’appelle Bonjour Adolf :)

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27 mai 2011

Obama, un mariage, Maru, DSK a tué le lol

J’ai mal dormi, j’ai un peu froid et les draps s’en souviennent pas trop. Mais j’ai l’estomac lesté par un katsudon de l’espace (enfin, plus précisément du Japon vu que c’est un plat de nos amis qui inventent les oreilles de chats électroniques). Un festival de bonheur pour mes papilles. (Et mon organisme en général, étant donné que j’avais pas mangé depuis 27h.) Tout cela pour prévenir que cet épisode « Titiou curate le web » (= cherche des liens pour faire sourire la galerie) est rédigé en pleine digestion.

Pour finir de planter le contexte, notons également qu’en ce vendredi soir je suis rentrée chez moi à 21h pour travailler, ce qui constitue un bel aveu d’échec total de ma vie sociale ces derniers temps. Mais je me consolais avec la perspective d’être peinarde dans mon pyjama maculé de tâches de dentifrice – ce que je considère donc logiquement comme des « tâches propres ». (Bac Philo 2011 : « une tâche de savon est-elle une tâche ? ») Sauf que voilà, à peine arrivée je constate que Ouin-Ouin s’est découvert une passion immodérée pour la techno. (Bac Histoire/Sciences/Esthétique 2011 : « la techno est-elle une scorie du passé ou un retour esthétique et nécessaire aux pulsations cardiaques perçues par le foetus ? »)

Donc sur les Internets cette semaine, le couple le plus coolos. A savoir Michèle et Barack Obama.

Je sais pas ce qu’ils avaient pendant leur séjour au Royaume-Uni, mais ils étaient complètement hilares et en mode n’importe quoi. Là, leurs têtes en matant la calèche de la Reine qui arrive :

Ensuite, Barack s’est planté de date en signant le livre d’or de l’Abbaye de Westminster : il a mis 2008 comme année. Ok mec.

En Irlande, une meuf qui était là pour lui serrer la main, lui tend son téléphone. Sûrement pour lui demander de dire un petit mot à sa maman. Et bah Obama, il se démonte pas, il tape la discut avec la maman.

Ce qui nous amène à une subtile transition entre le sujet Obama et le sujet DSK, via cette ravissante photo de 2009 :

Sur DSK, on aurait pu s’attendre à une explosion de lol. Mais en fait non. Les premiers détournements sont venus après un temps de réaction assez long. Et en règle générale se sont limitées à des blagues grasses, salaces et vulgos qu’on aurait aussi bien pu faire au café PMU ou au club hippique du coin. Le DSKgate n’était clairement pas un meme. Alors d’un côté, on peut y voir le choc de l’affaire (dans le temps de réaction long). Ensuite, une sorte de malaise. Quelle bonne blague faire ?

En définitive, la meilleure chose faite dessus sur le web c’est ce site : http://www.ties4cops.com/
(Désolée pour le lien qu’il faut copier/coller mais j’ai un souci. Quand je mets les codes d’intégration youtube dans le html, et que je veux faire une modif en mode visuel, ça me supprime toutes les vidéos. Si vous avez une solution…)

Pourquoi la meilleure ? Parce que faire rire sur l’affaire DSK sans parler de sexe, c’était une vraie gageure. Et parce que l’une des caractéristiques du truc qui fait marrer sur l’internet c’est de s’attacher au petit détail qu’on va tous remarquer mais dont chacun va se dire que les autres n’en ont rien à foutre. Et à partir de ce détail créer une blague (ici monter carrément un jeu en proposant de changer les motifs des cravates). Comme il y avait eu le chapeau d’Aretha Franklin pour l’élection de Barack. Comme il y a eu la petite fille qui se bouche les oreilles au mariage de Kate et William. Dans le cas d’un évènement très médiatisé, le producteur de lol (aka le loleur) détournera l’attention vers un élément de second plan. Ce qui, de façon sous-jacente, est nettement plus dévastateur. Ca désarmorce, ou dynamite, le spectacle médiatique prévu. C’est la révolution par le détail. On déplace le point de vue sur un objet non traité par les médias. Ainsi, la petite-fille qui se bouche les oreilles éclipse totalement le baiser du couple princier. Et l’élection d’Obama se transforme en ça :

Voilà, c’était mes cinq secondes webo-analytiques.

En parlant de Noir, j’adore quand les pubards se plantent et font du lol-racisme (nouveau concept) malgré eux :

Maru, le chat japonais roi des Internets, dont on s’inquiétait après l’explosion de Fukushima, vient d’avoir 3 ans. (Perso, vu son poids, je lui donnais plutôt 8 ans mais bon, déjà que j’arrive pas à donner un âge à vous autres humains, alors à vos animaux encore moins.) Ses maîtres ont célébré l’évènement avec une vidéo best-of.

Et pour finir, une vidéo de mariage. (Je sais pas pourquoi, peut-être que c’est un dommage collatéral du Royal Wedding, mais j’ai l’impression que tout le monde parle de mariage autour de moi. Pas de se marier. Mais de mariage en général. Ou alors c’est un complot pour me déclencher une crise d’angoisse.) Donc cette vidéo de mariage est clairement inspirée des vidéos antérieures type « les mariés dansent avec leurs amis sur une super choré et c’est l’éclate ». Tiens, tant qu’on y est, je remets la meilleurs du monde. Je ne m’en lasse pas. Never forget.

Sauf que cette fois, on a droit à la mariée et son père. Alors oui, c’est assez cool (ça met du temps à venir, c’est partir de 1′) mais en même temps, c’est un peu anxiogène, non ? Déjà, dès le début, le père qui murmure du Lionel Richie à l’oreille de sa fille je trouve ça suspect.

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23 mai 2011

Les Japonais sauveront la planète et le e-G8

Je m’en doutais depuis un long moment déjà mais c’est désormais chose sûre : Boulet est mon double masculin. Malheureusement, il ne le sait pas. Alors, oui, j’ai bien conscience que déclarer sa flamme à Boulet c’est pas ce qu’il y a de plus original sur l’internet francophone. Ceci étant, faisons fie de la course effrénée à la pensée originale et affrontons simplement l’évidence : Boulet = Titiou.

Je lui propose donc qu’on s’unisse sur un canapé en fumant des clopes devant la télé jusqu’à ce que le cancer nous terrasse <3

(J’ai des rêves similaires avec Simone de Bougeoir et Elixie. Mais bon, avec elles, c’est davantage sexuel.) (J’essaie de faire buzzer ce blog en laissant traîner des indices de ma possible bi-sexualité.)

Et sinon.

En la ville lumière de Paris, va se tenir le e-G8. C’est exactement comme un G8 traditionnel sauf qu’Obama, Sarkozy et les autres chefs d’état vont se parler par gtalk.

En fait non.

Mais c’est dommage.

C’est un G8 pour parler de l’internet qu’il faut civiliser et pour que Nicolas Sarkozy fasse une jolie photo avec Mark Zuckerberg. Savoir que les politiques vont se pencher sur mon vrai pays, ma patrie, ma nation, mon amour, ça m’inquiète.

Pour comprendre comment une bonne idée de Kouchner (oui, je sais, tout arrive) a été transformée par le Président en guillotine du web, voilà un très bon article.

Dans l’idée, on pourrait se dire pourquoi pas un G8 du web. (Sauf qu’en fait, rien que dans l’idée, je trouve que ça pue parce que – attention procès d’intention direct – je pense que nos hommes politiques n’ont pas compris internet et surtout ne veulent pas vraiment le comprendre.)

Sauf que déjà, dans la liste des intervenants c’est la catastrophe. En gros, on y trouve des gens qui ne connaissent pas le web ou alors des gens qui connaissent et qui pour des raisons économiques sont absolument pour le filtrage maximal. Ainsi, au hasard, Pascal Nègre. Ou des patrons de boîtes qui mettent au point les outils de filtrage. Des patrons de grosses boîtes comme Vivendi, Publicis, Groupon. Bref, des intérêts purement économiques. En prime, y’a un mec de chez McKinsey. Et McKinsey, je vous expliquerai pourquoi une autre fois, c’est le mal absolu.

Et alors pire de pire, nous avons également Frédéric Mitterrand qui doit toujours penser qu’un modem ça sert à recevoir Canal + en clair. Et et et, last but not least, notre ministre de l’économie numérique, (parce qu’en France, internet ça intéresse pas vraiment, ce qui compte c’est son économie et ses sous) le dénommé Eric Besson. Eric Besson a, à mes yeux, perdu toute légitimité à parler d’internet depuis une déclaration que nous qualifierons poliment de lefebvrienne.

L’expression « autoroute de l’information » ne veut déjà en soi rien dire. Mais là, il a pondu la pire métaphore filée sur le sujet : « Le trafic échangé sur Internet croît globalement de 50 % chaque année. (…) Face à ce risque de saturation, se pose la question de la régulation du trafic », « Les associations représentant les camionneurs, c’est-à-dire ceux qui occupent une place dominante et sans cesse croissante des autoroutes, prônent une neutralité totale vis-à-vis du trafic. Mais en cas de saturation, ce seront l’ensemble des utilisateurs qui ne pourront plus avancer, y compris les particuliers utilisant leurs voitures, y compris les ambulances nécessitant un trafic accéléré. » (8 février 2011)

Bah oui bien sûr.

Un jour, il va falloir expliquer aux politiques que les gens ne sont pas des abrutis et qu’il ne sert à rien de leur parler comme à des enfants en faisant des comparaisons absurdes. (Oui, en général, la comparaison explicative est réservée aux enfants parce que les enfants sont bêtes, c’est une évidence, sinon ils n’auraient pas autant de mal à parler et écrire correctement.) Mais vraiment si les politiques aiment les comparaisons, il vaut mieux en faire qui veulent dire quelque chose. Là, ce n’est pas parce que sur internet, on parle de bande-passante qu’il faut nous coller des camionneurs, des kangoos et des ambulances. Tout ça pour justifier la mise en place d’un web à 2 vitesses contraire au principe de netneutralité. (Parce qu’évidemment, en tuant le peer-2-peer, on a saturé le réseau, bande de crétins.) Bref. Calmons-nous. Calmons-moi. Je m’égare.

Tout ça pour poster la vidéo d’annonce du e-G8. Une vidéo avec rien de l’internet dedans, c’était une gageure. Franchement, ça me fait plutôt penser à un épisode des Maçons du cœur, l’émotion en moins.(Et on ne dira rien du placement produit pour Orange.) (A quand un G8 traditionnel sponsorisé par Macdo ?)

Heureusement, pendant que notre gouvernement veut ouvrir un périph de l’internet, avec une voie d’arrêt d’urgence, le peuple japonais, lui, fait véritablement avancer l’humanité. Il vient d’inventer les oreilles de chat électroniques qui réagissent en fonction de votre cerveau. Aka le necomimi. Ils ne savent peut-être pas sécuriser une centrale nucléaire, mais par contre, pour ce qui est de rendre la vie plus douce, ils sont au top. Et laisse-tomber comment ça va trop régler les problèmes de communication dans les couples.

Je veux.

Je m’engage à une chose : si on m’en offre, j’irai avec en conférence de rédaction de Slate.

PS- help : j’ai un gros souci de spams sur le blog, est-ce que quelqu’un aurait une solution ? (simple si possible)

PS 2 : mes nouveaux voisins d’en face (dont le mec est naturiste) reçoivent ce soir la belle-mère. La meuf parle tellement fort (elle doit être super contente d’avoir casé sa fille) que je l’entends de mon salon dire à l’instant « alors ça c’est un petit cadeau pour votre nouvelle maison hihihi ». Je me demande si c’est un slip…

 

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20 mai 2011

Aveu : je n’ai pas testé Cannes – 2

Cannes – Jour 2

Jour 1 ici

3h (du matin) Je me réveille en sueur. Je viens de réaliser que si je n’écris aucun papier, la comptable de Slate va sans doute refuser de me rembourser mes 300 euros de billets de train. Je me rendors en me promettant de m’y mettre le lendemain.

12h30 Alors que je me lève fraîche comme la rosée – tu m’étonnes, je viens de dormir 12h – mes colocs me font un remake de Very Bad Trip. Au fur et à mesure que les minutes passent, les souvenirs de la veille leurs reviennent. Attends, les accréds sont dans ma poche. Attends, les accréds sont dans la poche de ma veste. Attends, ma veste est chez Maud. Attends, Maud n’est pas chez elle. Attends, tu te souviens de qui est Maud ?

Moi, je m’en fiche, j’ai dormi, je sautille de bien-être. Je prends mon téléphone et là, je découvre 3 textos de Henry Michel. Je n’ai pas le temps de les lire, il est déjà en train de me téléphoner. Il m’annonce : « Je vais appeler Johan Hufnagel et lui dire que j’arrête le blog Cannes.

– T’arrêtes quoi ? T’as pas commencé à écrire.

– Ah oui… Bon. Je vais écrire un billet pour expliquer que je ne peux pas écrire. » Je me mords les lèvres de dépit. Je viens de lui donner une idée de sujet alors que je suis toujours en pleine galère. En même temps, pour l’instant, il n’a rien écrit non plus. A cette idée de ne pas être la seule nulle mais que nous soyons deux cancres angoissés, je me sens suffisamment rassérénée pour envisager d’aller voir un film.

14h Je croise Ioudgine, qui tient le blog Cannes d’Arte.

Ioudgine, blogueuse-mystère

Je compte sur elle pour médire sur Pierre Siankowski qui tient le blog Cannes des Inrocks et nous pond du 75 000 signes toutes les deux heures, tu-vois-easy-tranquille-la-vie, accompagnés de photos des stars avec qui il passe ses soirées. (Je suis pétrie de jalousie.) Mais je n’ai pas le temps d’en placer une qu’elle m’annonce que c’est vraiment super dommage que je sois partie me coucher la veille vu qu’elle a été à une soirée à l’hôtel Marriot avec Owen Wilson. Ok. Je vais donc aller me pendre. Je me sens désespérément seule. En même temps, j’ai bien conscience que si je ne sors pas (parce que je dors à minuit) et que je ne vais pas non plus voir de films (parce que je dors encore au moment des projections presse du matin) faut pas que je m’étonne d’avoir rien à écrire.

15h Je vais enfin voir un film. Oui, un film. Je sais, c’est fou. Je peux encore sauver ce festival. (Surtout que Henry Michel, lui, n’a vu aucun film pour le moment. C’est quasiment comme si je prenais une longueur d’avance.) Cependant, mon coloc exprime un léger doute sur le choix de film que j’ai fait. Le dossier de presse disait « MICHAEL décrit les cinq derniers mois de la vie commune forcée entre Wolfgang, 10 ans et Michael, 35 ans ». Mon coloc me fait remarquer qu’on s’apprête donc à voir un film autrichien sur la pédophilie. Je réponds que non, vie commune forcée, ça peut aussi vouloir dire qu’ils sont coïncés ensemble suite à une attaque de zombies. Il se trouve qu’il avait raison (en même temps, dans le dossier de presse, ils mentionnaient aussi Natascha Kampusch, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille). Ceci étant, je ne vois pas comment on peut faire plus cannois que ça comme genre de film chiant. Je vous fais le pitch pour être certaine que vous n’irez pas le voir (c’est une daube). Donc Michael est un pédophile qui tient enfermé dans sa cave un petit garçon qu’il viole tous les soirs après s’être lavé les dents. Le film, quasi muet, décrit la vie quotidienne de ce couple ‘peu ordinaire’. Michael coupe les cheveux de sa victime. Ils fêtent Noël. Ils dînent ensemble. Ils vont se promener.

Pour déterminer si c’est un bon film ou pas (en l’occurrence la réponse est : ou pas), un critère simple : le rire. Le fait que mon coloc et moi ayons été pris d’un fou rire pendant la scène la plus glauque du film me semble être le signe d’un échec pour le réalisateur (qui était, malheureusement pour lui, présent à cette projection et a donc pu profiter des ricanements des deux crétins derrière lui). Pourquoi a-t-on ri ? Un soir, Michael est seul affalé sur son canapé devant la télé. (Le gamin étant enfermé à la cave.) Il regarde ce qu’on suppose être une parodie de film d’horreur en version porno. On entend en off le dialogue, la caméra est sur Michael. Voix d’homme : « Tu vois, ça, c’est ma bite. Ca, c’est mon couteau. Tu préfères que je t’enfonce quoi ? » Et là, Michael est mort de rire. (Ce qui ne va pas arriver très souvent pendant le film.) On comprend que vraiment, il trouve que c’est une super blague. Le lendemain soir, Michael dîne en face-à-face avec le gamin, comme tous les soirs. Ils ne parlent pas, comme d’hab. Et puis, Michael baisse la tête et commence à rire. (Là, j’ai pris ma tête entre mes mains de gêne, je me suis tassée dans mon fauteuil et mon coloc a murmuré « non… il va pas oser… ») Michael, hilare, a vraiment trop envie de partager la bonne blague de la veille. Il se lève. Il ouvre sa braguette. On voit son petit sexe tout rose pendouiller au-dessus de son assiette de purée et il dit au môme « Tu vois, ça, c’est ma bite » Il prend son couteau « ça, c’est mon couteau. Tu préfères que je t’enfonces quoi ? » Michael hoquette de rire, il regarde le môme en attendant vraiment qu’il partage son hilarité. Le gamin ne lève même pas la tête et continue de manger en répondant « Ton couteau ».

Très intense moment de malaise dans la salle, tellement la scène qui se veut sobre est clichée et maladroite.

19h30 Réunion de crise autour d’un verre avec Henry Michel. L’équipe de Slate à Cannes (plus connue sous le noms d’équipe des gros losers) a besoin de faire le point. Désormais, une seule chose nous préoccupe. A ce stade, on a clairement abandonné la recherche d’idées de sujet. On cherche un échappatoire. Henry sirote sa coupe de champagne avant de me poser enfin la question qui lui brûle les lèvres : « Johan Hufnagel, il est plutôt genre mec cool ou nerveux ? »

20h On décide qu’il est plutôt cool et on part à la soirée Inrocks.

22h On se dit qu’il est vraiment très cool et que ça va le faire bien rigoler si on lui envoie une photo de ses pigistes branleurs en train de picoler.

22h01 Henry Michel se dégonfle. Non on ne peut pas envoyer cette photo au chef alors qu’on devrait être en train de bosser. Je réponds que je m’en fous, je la mettrai dans mon billet. Henry Michel se fige. « Quel billet ? T’as un billet de prévu ? Tu l’as déjà écrit, c’est ça ? T’as fait combien de signes ?? »

22h03 Henry Michel quitte la soirée en courant. Je comprends tout de suite qu’il rentre chez lui travailler. Je fais un sprint dans la rue pour le rattraper, je bouscule un mime (“con de mime”), je crie « Henry, reviens, je te jure que j’ai pas écrit une ligne ». J’arrive à sa voiture. Trop tard. Il a claqué la portière et s’est enfermé à l’intérieur. Je tambourine à la vitre. De l’autre côté, je le vois, le visage baigné de larmes : « Comment t’as pu me faire ça ?? T’as écrit un papier sans me le dire. En douce. Il est déjà en ligne sur le blog, c’est ça hein ?! » Je lui jure que non et je fais crisser mes ongles contre le plastique de la vitre. Mais c’est inutile, j’ai perdu sa confiance. Il me dit « Je m’en fous, je rentre, je vais poster cette nuit », il démarre et disparait dans la nuit cannoise. (Je n’ai, à ce jour, plus eu de signe de vie.)

4h (du matin) Je dors à poing fermé. Je n’ai pas rédigé une ligne d’article, mon collègue de lose a disparu, mon coloc est ivre mort et m’envoie des photos de lui aux chiottes mais rien, absolument rien ne m’ôtera le sommeil. Je suis malgré tout réveillée par un texto. C’est le chef. « Il faut que tu fasses un papier. » J’ai la tête embrumée, mais je me dis que ça va, je vais lui pondre son papier Cannes, ça sert à rien de me harceler en pleine nuit. Je lis la suite du message « un papier sur DSK. » Epic fail qui nous ramène donc au post d’hier dans une sorte d’inception du blog.

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