Citations

Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

11 septembre 2008

Trackeur de blogs

Grâce à Diane, j’ai pu installer un trackeur. Oui, vous êtes pistés. Tiens d’ailleurs, Ema ça devrait t’intéresser si tu n’en utilises pas déjà un. C’est là. C’est un peu la fête du lien aujourd’hui. Le dernier était gratuit, certes.
A un moment, pour alimenter ce blog et puis parce que ma nature paresseuse apprécie particulièrement le recyclage, j’avais prévu d’y foutre tous mes articles de Brain. Mais comme je me dis que Brain a plus de lecteurs que moi, ça vaut pas franchement le coup…

Et en parlant de lecteurs, je reviens à mon sujet premier : vous. Grâce à blog tracker, j’ai donc pu me plonger dans l’univers des stats de G&G (c’est bien comme titre de blog, c’est déclinable si un jour je décide de faire des t-shirts). Tirons-donc un bilan.
Vous arrivez ici directement – parfois via Facebook, myspace, la bienveillante ou provisoire et vécu. En même temps, vu mon référencement… Bref. Vous utilisez majoritairement Firefox – c’est une bonne chose. J’aime bien la nouvelle version. Mais se pose une série d’interrogations fiévreuses :

1°) qui est sous Linux ? Parce que ça, ça m’impressionne au plus haut point!

2°) Qui s’est connecté depuis Vilnius ?

3°) Qui s’est connecté depuis Minneapolis ?

4°) Qui sont les deux Suisses qui se sont égarés ? Amis helvètes, je vous souhaite la bienvenue.

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9 septembre 2008

le métro – un sujet passionnant pour un post fascinant

Je nourris une passion secrète pour le métro depuis mon enfance. Le côté souterrain, dangereux, le crissement des trains, les tunnels obscurs, les étincelles, les tags, et bien sûr Christophe Lambert qui disparaît sous le métro dans Subway (même si j’étais amoureuse de Anglade).

C’est un lieu tellement intégré à ma psyché que j’en rêve souvent. Je me félicite de constater que les petits parisiens continuent à défier leurs parents en refusant de s’accrocher à la barre « tiens-toi à la barre! Tu vas tomber! » Ado, j’y ai beaucoup traîné quand on manquait de thune pour se payer un café et que dehors il caillait. Et puis ça a été un lieu de happening artistique, d’engueulade, de rencontre, d’agression, de fou rire – la vie quoi. Je fais partie de cette minorité qui ne comprend pas qu’on désigne le métro comme le summum de l’enfer de la dépersonnalisation parisienne. Le métro, c’est la vie.

Il y a une spécificité parisienne que les guides touristiques devraient absolument traiter : les filles qui pleurent dans le métro. Je me suis souvent demandée si c’était comme ça dans d’autres grandes villes et des amis « d’ailleurs » m’ont assuré que non. Que c’était un truc de parisienne. La parisienne est mince, bien habillée et elle chiale dans le métro. C’est un phénomène tellement usuel que je m’étonne qu’aucun groupe Facebook n’ait été monté sur le sujet.
Evidemment, j’appartiens à la race de ces filles qui pleurent dans les transports en commun – ça doit même être le deuxième endroit où j’ai le plus pleuré après mon canapé. Certes, la parisienne pleure rarement à gros sanglots mais si vous y prêtez attention, dans votre wagon, il y a souvent une fille seule dont les yeux se mettent brusquement à rougir et qui tourne la tête vers la fenêtre pour se contrôler.
Et pourquoi ? Parce qu’elle sort d’un rendez-vous difficile, d’une journée de merde, d’une soirée pourrie (d’ailleurs, la preuve en est qu’elle rentre seule) et que par un effort de volonté surhumain elle n’a pas pleuré pendant ce rendez-vous/cette journée/cette soirée, elle a fait bonne figure et puis elle s’est levée et elle a pris le métro pour rentrer s’effondrer chez elle. Sauf que la durée moyenne d’un trajet en métro étant de 20 minutes, forcément, à un moment, ça déborde. C’est mathématique, c’est lacrymal. J’adore ces filles qui chialent dans le métro peut-être parce que j’ai le sentiment d’appartenir à une vaste confrérie secrète. Parce que ça satisfait mes instinct pervers de voyeuriste. Parce qu’elles ne sont pas insensibles. Et parce qu’elles ont l’infinie délicatesse d’attendre d’être dans l’anonymat de la ratp pour craquer.

J’appartiens également à la confrérie des gens qui ont vomi dans le métro mais c’est moins poétique et beaucoup plus embarrassant. Ma meilleure amie appartient elle à la confrérie des gens qui s’évanouissent dans le métro mais ça, c’est parce qu’elle a toujours voulu en faire plus.

PS : Putain… L’air de rien je viens de poster ma première vidéo…

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27 août 2008

Je peux mourir en paix

J’avais annoncé une suite de posts inintéressants, attention, les voilà! Après cet été pourri, c’est enfin la rentrée, on se remet au travail. JE me remets au travail comme vous ne manquerez pas de le constater. Comme ce blog tient à délivrer une certaine morale, vous constaterez également que le message du jour est « quand on veut, on peut » et « tout travail est récompensé » puisque (roulement de tambours)

TINTINTIN VICTOIRE EXPLOIT

Ca vous en bouche hein ?

Et oui, j’ai l’impression d’avoir une vie riche et pleine. Oui, j’ai la sensation d’avoir accompli quelque chose d’important. Je travaille à plein régime à l’édification de ma gloire future.
Par contre, depuis ce record du monde, je suis un peu désoeuvrée. Sachant qu’il est humainement impossible que je ré-atteigne jamais un tel score, ce jeu a considérablement perdu de son attrait. C’est la fin d’un challenge.
Ceci étant j’avais écrit un texte très triste sur le bilan de ma rupture, un texte à faire chialer les plus gros cailloux de Clermont – mais ce sera pour plus tard.
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18 août 2008

Rupture, étape 3

Ca fait un moment que je n’ai pas parlé de ma rupture et comme il se trouve que c’est quand même un excellent filon pour bloguer, revenons-y. Pendant ce premier mois, j’ai donc brillamment passé la phase une (rappelez-vous : se bourrer la gueule et claquer plein de thunes). La phase deux (rester enfermée chez soi à regarder le plafond). Arrive désormais la phase trois : reprendre ma vie en mains, à deux mains, à pleine main.

En général, ce type de grandes déclarations assez floues recouvrent une réalité beaucoup moins séduisante à savoir se confronter avec le principe de réalité et se taper toutes les corvées matérielles qu’on avait reportées sous prétexte de « pas en état, c’est trop tôt, je dois m’occuper de moi en priorité, j’ai un record de zookeeper à battre et une saison de How i met your mother à finir ». Et dans les corvées, il y en avait une en particulier que je remettais de jour en jour : l’envoi du préavis pour quitter « notre » nid d’amour et lieu de tensions ménagères.

Acte hautement symbolique s’il en est. Comme si on couchait noir sur blanc que oui, c’est fini. Comme si Mister Rum (le proprio) était une sorte d’instance supérieure qui seule pouvait entamer cet état de fait. Bref, la semaine dernière, j’ai décrété qu’il était grand temps de sortir de cette période floue parce que bordel de zob je suis une femme indépendante et déterminée. Tenez, illustration.

Photobucket
Est-ce que ça c’est pas l’image d’une femme libre ? Bref.

Me voilà donc partie pour la Poste du 11ème. Sachant que j’habite à Montreuil, ça demande une explication. Malheureusement, je n’en ai pas en-dehors du fait que j’adore ce bureau de poste. Et puis c’est de là que j’avais envoyé mon précédent préavis – celui qui allait nous permettre d’emménager ensemble (je ne le dirai qu’une fois mais franchement quelle enculade la vie à deux).

Dans la file d’attente, déjà, j’ai comme un début de doute.

Quand le guichetier guadeloupéen m’adresse un sourire chaleureux pour me faire comprendre que c’est mon tour, je me demande si je ne vais pas me chier dessus en traversant les cinq mètres qui nous séparent (oui, la fameuse distance de sécurité qui est sensée protéger les agents de la vindicte populaire). J’arrive devant lui en pensant « il faut que je me décide. L’envoie. L’envoie pas. J’ai pas envie mais c’est ce qu’il y a de mieux pour moi » (d’ailleurs, vous pouvez m’expliquer pourquoi la « bonne chose » n’est jamais celle dont j’ai envie ?). Il me donne le bordereau à remplir. « Là votre adresse, ici celle du destinataire ». Je commence à le remplir. Première panique, j’ai évidemment oublié de prendre l’adresse de mon proprio. Je le fais de tête. Non, c’est pas ça.
« Heu… Excusez-moi, vous pouvez m’en donner un autre ? J’ai raté »
Deuxième bordereau : je le remplis et là, deuxième horreur. J’ai inversé les cases.
 » Heu… Chuis vraiment désolée, m’a suis encore trompée. »

Troisième bordereau. A ce stade, le guichetier a adressé son fameux sourire à une nouvelle personne qui vient donc récupérer un colis Chouchou les 3 Suisses contenant à tous les coups un lots de sous-pulls Damart le 5ème à moitié prix et le 6ème offert si vous en achetez 9, pendant que je gribouille nerveusement sur le bord du comptoir mettant fin à mon histoire d’amour. Vous comprenez bien que la situation me trouble. Rebelote, Cruchonne 1ère se replante entre destinataire et adresse de l’envoyeur.
 » Heu… Chuis vraiment désolée. Je suis une grosse merde toute nulle. »

Le guichetier me tend un quatrième bordereau en me disant « z’avez pas envie de l’envoyer ce recommandé dites-donc ».
Je baisse piteusement la tête.

Le résultat de cette action de femme indépendante et déterminée, c’est que le 15 novembre je suis officiellement sans domicile fixe.
JFF recherche studio.
(JFF = jeune femme fauchée)
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