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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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5 décembre 2008

Les Skaaz

Ma vie dans une grotte présente pour mon employeur un avantage indéniable. Je ne suis jamais arrivée aussi en avance au travail. Je me mets en route le coeur léger à l’idée de retrouver de l’internet pour une fantastique journée de dix heures de connexion labeur acharné au service de la propagation du savoir ancestral de la couture. 
Mais ce matin, de bon matin, en ouvrant mes mails, j’ai appris une nouvelle qui m’a fendu le coeur, qui a brisé net chez moi toute envie de vivre : Skaaz ferme ses portes. Et à la poubelle mon compte skaaz. 
Pour les néophytes, à savoir à peu près tout le monde – même les plus geeks de mon entourage ne connaissaient pas ce site – Skaaz devait représenter l’avenir du virtuel (mais version beauf). Partant d’un principe simple : nous sommes désormais tous perpétuellement connectés, mais parfois, la vie nous oblige à pratiquer d’autres activités que la gestion de profils sociaux, de twitter, de blog, de msn. Et dans ce cas-là, il se passe quoi ? Bah rien. Votre espace virtuel est comme inexistant, une friche en mourance qui attend que votre connexion la ramène à la vie. 
Avec cette merdouille de Skaaz, le problème était résolu. Même déconnecté, vous étiez connecté. Pour cela, vous aviez donc un petit robot ridicule à l’apparence entièrement personnalisable – tant que ça respectait sa caractéristique première : le ridicule. Démonstration avec un Skaaz de sexe masculin : 
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Cette chose donc, si vous assumiez, vous pouviez l’exporter sur votre msn/blog/facebook et quand un de vos amis vous contactait alors que vous n’étiez pas connecté, le Skaaz répondait à votre place. 
Pour cela, il fallait lui apprendre des réponses toutes faites. On vous proposait une liste de questions susceptibles de vous être posées par vos contacts msn et à vous de rédiger la réponse de votre avatar. Evidemment, c’est là où ça devenait drôle. Par exemple définir la réponse à « Kikoo, t la ? » Qui plus est, vous pouviez définir un caractère à votre Skaaz. Vous aviez une échelle sur laquelle vous deviez placer le curseur selon votre degré d’amabilité, de cynisme etc… L’avantage principal, c’était quand un ami demandait à votre Skaaz « t où ? » vous pouviez lui dire de répondre « au restau chinois du métro Crimée en train de regarder la télé ».  
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Bref, j’ai perdu une soirée là-dessus à m’interroger sur l’avenir de nos doubles virtuels, et voilà que j’apprends que Skaaz, c’est fini. (Espoir un peu fou : ils vont peut-être cesser de me spammer ma hotmail.) 
Annonce faite sur un ton particulièrement euphorique. Jugez plutôt : « Nous avons donc pris la décision d’interrompre le projet Skaaz malgré son incontestable succès : 660 000 Skaaz créés à travers le monde et pas loin de 10 millions de conversations! » 
Enfin… fini c’est vite dit. Les Skaaz persos disparaissent afin que l’entreprise se concentre sur son projet le plus rentable : les Skaaz professionnels. Dans un monde merveilleux, le concept serait « plutôt que de travailler, soyez sur Facebook pendant que votre Skaaz fait le boulot à votre place ». En réalité, c’est davantage « Mme Althabe, nous sommes au regret de vous informer que votre contrat d’agent d’accueil ne sera pas renouvelé, nous avons trouvé un Skaaz pour remplir vos fonctions. »  Chez VirtuOz, on appelle ça une poufiasse robotique « un agent conversationnel pour le service client des entreprises ». 
Vous les connaissez déjà : Louise sur Ebay, Léa sur la SNCF, Clara à la Fnac.com. 
Sur le thème du Skaaz, je vous offre un lien sublimement culte, d’ailleurs je copie même l’adresse tellement elle me bouleverse : www.kevindu77270.lemeilleurblog.com Parfois, je me dis qu’internet n’a été inventé que pour la production de ce type de chefs d’oeuvre. 
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30 novembre 2008

sans télé (c’est tellement nul que ça mérite pas de majuscule)

A l’heure actuelle, je vis sans internet ni télévision – autant dire coupée du monde/recluse dans une grotte/back in préhistoire. Tout juste si y’a pas des ptéranodons qui passent en volant devant mes fenêtres. 
Mais ça va hein. Je tiens le coup. 
Tout ça à cause de mon déménagement. Le fameux, l’inépuisable déménagement, celui qui a l’air de se passer le jour de la marmotte. 
Evidemment je pourrais, soyons honnête, je vais récupérer une télé. Mais pas tout de suite. Mon masochisme n’allant pas jusqu’à m’infliger pareille torture pour rien, il y a un but avoué qui est de « créer des conditions propices à une semaine de travail intensif » (des guillements parce que je m’auto-cite pour tenter de me convaincre) et de finir ce putain de roman policier que je me traine depuis presque deux ans.  
Bref, me voilà sans télé ce qui n’est pas arrivé depuis… Juin 2000. Si, si. Je venais d’emménager dans mon premier studio et je n’avais pas encore récupéré de poste.
Là, je pourrais même en acheter une (mon pouvoir d’achat ayant bien été multiplié par 1,15 depuis mes années d’étudiante). La question est : combien de temps je peux tenir sans ?
Ca me rappelle l’expérience qui avait été menée dans les années soixante-dix (et réitérée il y a deux ans). On avait proposé à des familles de leur enlever leur télé pour faire l’expérience. Je me souviens d’une grand-mère qui avait l’air très enthousiasmée au début et qui débarquait chez son concierge au bout d’une semaine, en pleurs, pour le supplier qu’on lui rende sa télé.
JE COMPATIS MAMIE. 
A l’heure où je bloggue, je suis sans télé depuis trois jours.
Constat numéro un : les programmes de France Inter le dimanche après-midi et les soirs de semaine c’est un peu de la chiotte.
Constat numéro deux : j’ai l’impression que sans télé, on ressent davantage le froid.
Constat numéro trois : au bout d’une soirée complète, je souffrais de violents spasmes au ventre. Ca me rappelle les problèmes de sevrages du crack.
Le lendemain j’ai craqué. Après des heures d’écriture acharnées dans un silence religieux, j’ai couru au restau chinois que dieu a placé à côté de la porte d’entrée de mon nouvel immeuble et j’ai avalé leurs saloperies le nez collé à 50 centimètres de leur magnifique écran plasma. Repue d’images, je suis remontée travailler. 
Alors bon… au bout de trois jours, j’ai beau penser à tous mes amis qui vivent sans, ces amis dont j’oublie toujours le handicap et à qui je parle télé-réalité et qui m’écoutent poliment, j’ai beau me dire « bah ça va, ils y arrivent, je peux aussi le faire, il paraitrait même que c’est ça la vie normale »,  je suis obligée d’admettre qu’il manque quelque chose dans ma vie. Qu’un appart sans images qui bougent c’est pas tout à fait vivable. 
Parce que franchement, quand je lève les yeux de l’écran de l’ordi bah… y’a rien quoi. Outre qu’il n’y a pas de meuble (j’ai déménagé mais ça ne signifie pas que j’ai emménagé, vous noterez la nuance), ma seule distraction c’est Tikka, aka vomito, et ses déplacements erratiques dans notre nouvel espace. Ouais, la suprême loose. 
Et sans internet… ça, c’est même un sujet trop douloureux pour que j’en parle dans un post (et puis je triche un peu, j’ai du petit internet sur mon téléphone). Mais ce manque de connexion justifie que les deux posts suivants soient photographiques (ça va plus vite).  
PS : je pense que je ne vais pas tenir encore très longtemps. A chaque heure de la journée, je fais la liste des programmes que je râte. Dans ma tête, il est jamais 14h. Il est l’heure-des-feux-de-l’amour-en-travaillant. Il est pas 19h, il est l’heure-de-s’avachir-devant-le-grand-journal-en-envoyant-des-mails.  
PS 2 : et puis j’ai peur que les gens (vous) ils arrêtent de venir sur mon blog parce que je suis internetement morte. J’ose même pas ouvrir mes stats. 
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28 novembre 2008

Ne couchez pas avec une blogueuse, ni un juriste. Ou de l’atteinte à la vie privée sur un blog.

Y’a des blogs où il se passe des choses. Plein de choses. Des feuilletons à rebondissement avec des gens qui parlent d’autre chose que de leur putain de déménagement qu’est toujours pas fini (et attendez, après je compte bien blogguer l’emménagement dans le nouvel appart, autant dire la vie fascinante que je mène ces derniers temps).  

Sur un de ces blog, l’auteur raconte à mots plus ou moins couverts, disons avec une certaine neutralité qui est tout à son honneur, son aventure/mésaventure avec un homme marié, lecteur de son blog, qui la draguait par mail depuis un moment.

J’ai suivi d’assez près cette histoire du premier mail à la découverte du statut marital du monsieur jusqu’à l’incroyable « en fait, j’ai oublié de te dire, ma femme est enceinte » et le summum « elle accouche dans trois semaines mais c’est pas grave, je la quitte, viens vivre avec moi. » Le truc fou c’est qu’il l’a quittée, le truc moins fou c’est qu’il est revenu au bout de deux jours.

Vous me direz c’est trop banal, la flippe de la paternité, internet qui aide à s’enflammer etc…

Là où ça devient plus intéressant c’est que suite à un post où Emma résume cette sombre affaire (sans nommer personne), le monsieur l’a prévenue qu’il comptait l’attaquer en justice pour diffamation et faire fermer son blog.

Bon… il s’enflamme un peu. Ca va être difficile de prouver la diffamation – parce que notez bien que du haut de sa grandeur d’âme, elle ne profère aucune insulte contre lui. Même pas un petit « putain d’enculé de ta race à la bite molle». Elle se contente des fait (et concernant l’état de son appendice à corps caleux nule info). Par contre, après étude du cas, il pourrait tenter une action en justice pour atteinte à la vie privée.

Et là, ça pose quand même un problème de taille pour les blogs en général et les blogs de filles en particulier (j’ai un onglet netvibes entièrement consacré au thème quand même). Parce qu’évidemment, on peut se contenter de théorie vague (comme j’ai fait ici) sans nommer personne. Mais on peut aussi raconter une histoire un peu plus précise. Or, selon maître Eolas (dans son indispensable post sur le sujet), pour être attaqué, il n’est pas nécessaire que la personne soit identifiée. Il suffit qu’elle soit identifiable. Et pire : « Inutile qu’il soit identifiable par des milliers de personnes. Un groupe restreint suffit, du moment qu’il peut subir un préjudice du fait d’être reconnu. »

En l’occurrence, le monsieur infidèle est commerçant dans une certaine ville d’un certain pays (je fais hyper gaffe hein) et il est persuadé qu’il risque de perdre des clients à cause de cette mauvaise publicité.

Au final, je suppute qu’il va abandonner son envie de vengeance judiciaire. Mais plusieurs choses m’étonnent/m’intriguent dans cette histoire :

  1°)  ce qui est pour la blogueuse une déception sentimentale est perçu par le monsieur comme de la diffamation

  2°)  le principe même du recours en justice quand il s’agit d’une histoire sentimentale est inquiétant (d’autant que le monsieur n’en a visiblement rien à foutre du mal qu’il a lui-même fait)

  3°)  ça remet en question quelque chose de l’ordre de l’interaction entre individus. Oui, actuellement, avoir une histoire avec quelqu’un c’est risquer de se/la retrouver sur internet. En même temps, le colportage de rumeurs a toujours existé.

La loi tranche ces questions assez clairement mais à une époque où tout le monde étale sa vie sur internet ces réponses sont-elles encore viables ? Le rapport à la vie privée, à l’intimité, n’est-il pas en train de se transformer en profondeur, de muter vers de nouvelles conceptions ?

En l’état actuel du droit, Eolas nous explique que :

« L’article 9 du code civil pose le principe du droit de chacun au respect de sa vie privée et donne au juge des référés le pouvoir de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à une telle violation.  […]
Cela recouvre la vie de famille (relations sentimentales, enfants), la vie sexuelle (moeurs, orientation sexuelle), etc… Ne parlez pas de la vie privée d’une personne dénommée ou aisément identifiable (mêmes règles que pour la diffamation) sans son autorisation. »

Ce qui signifie que si me prenait l’envie d’avoir une folle vie sexuelle et d’aller la narrer ici, je devrais faire attention à ce que mes partenaires de jeu ne soient pas identifiables – même par un petit groupe. Autant dire que ça perdrait beaucoup de son charme… Et puis qu’est-ce qu’un « petit groupe » ? Notamment dans des milieux où, de toutes façons, tout le monde est au courant des frasques sexuelles des autres et où on a vite fait d’identifier les protagonistes.

Ne reste plus qu’à compter sur la « raison garder » des gens…

Zob… moi qui voulais me lancer dans du blog de cul pour augmenter les visites…  

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26 novembre 2008

on live-bloggue en chorale avec Nadia

Vas-y morue. Je le relève sans problème ton défi de je live-bloggue ma journée trop nulle au boulot. 
Et non, je ne dors pas. Je bosse moi madame. 
6h34 je me lève avec une tronche de boxeur de fin match. 
6h38 mon premier mail de la journée est pour elle

6h48 je m’habille. 
6h49 vomito, ma saloperie  puante d’animal de compagnie a envie de  faire un calin, résultat il file mon collant, panique, s’accroche à ce qu’il trouve, en l’occurrence ma robe et la réduit en charpie. (Chez Nadia, Guy Georges propose de transformer vomito en sac à main – je ne dis pas non)
8h14 (maintenant) ça n’a pas l’air de perturber mon chef que je bloggue pendant qu’il me donne les consignes du jour (qui sont les mêmes que celles de la semaine dernière et que les trois dernières années). *
8h33 Mon live-blogging va être compliqué dans la mesure où je n’ai pas un accès libre à l’ordi – contrairement à d’autre nantie… Heureusement, je n’ai rien mais alors rien d’intéressant à dire. 
Bon… Francette vient d’entrer ce qui provoque le levage de mon chef comme sur un ressort. 
Francette c’est l’infirmière. Aka la personne que vous allez voir quand vous avez mal à la tête mais qui peut rien pour vous parce que désolée elle a pas le droit de vous donner des médocs mais par contre elle peut vous refiler des capotes à 20 centimes qui craquent à la première levrette. 
8h43 Putain, moi aussi j’ai la dalle. Je vais aller boire le café chez l’intendante. (Cherchez pas, tous les liens du jour conduiront chez Zapette). 
9h05 C’est moins calinou chez nous. Entre collègues, pas de bisous, on se contente de dire du mal des autres collègues. 
9h16 force est de constater qu’une longue journée de glande s’annonce (dix heures de présence au taff aujoud’hui). Je m’ennuie déjà. C’est mauvais signe. Y’a personne sur facebook. Et Nadia fait semblant de travailler. Il est l’heure pour netvibes. 
9h53 Un tour de netvibes de grosse flemmarde d’où je tire quelques conclusions. Normalement, le mercredi, je vais faire un tour chez Sskizo mais là ça maaarche pas bordel à zob. 
En plus, la loose c’est que l’ordi est contrôlé par Big Brother et la connexion à la plupart de mes sites préférés est impossible pour cause de : 

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Ca m’handicape quand même pas mal pour mon travail de journaliste. 

Chez Margaux (enfin… dans un mag scanné)  je lis « quitter l’autre c’est aussi quitter une idée de soi ». Je sens que je devrais y réfléchir. Peut-être que j’ai enfin quitté l’idée d’être malheureuse… Finalement, l’heure est beaucoup trop matinale pour réfléchir. 
Et sinon, c’est la crise partout partout. Ca fait vachement peur. Et je me dis que finalement j’ai de la chance de ne pas avoir un vrai travail (ni du vrai argent) parce que sinon je flipperais ma race.
11h19 godness… j’ai du travail… Un moment de gloire en croisant la chef des travaux aux toilettes tout à l’heure. « Les jours où tu n’es pas là, rien n’est fait, rien ne va ». 
Ok, c’était peut-être pour me demander de faire des photocopies. 
Sinon, j’aimerais bien savoir si Nadia a pris une douche ce matin…   
12H15 Mauvaise humeur. Message répondeur de mon enfoiré de proprio qui doit me rendre ma caution : « Je pense qu’il vaudrait mieux se baser sur mes calculs ». 
Ses calculs : 890+56\<7777/!!!}inf.*52147899214785247²>
Mes calculs : il nous rend les 1400 euros de caution qu’il avait encaissés. 
13h09 Enfer et damnation. Brusque envie de mourir. Matez-moi l’état actuel de mon facebook : 

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14h13 Titiou se demande ce qu’est du quinoa… 

14h31 Digestion difficile. Je me traine vers la cafetière quand je remarque une chose inélégante. Comme je suis très jeune, je continue ma croissance. Donc j’ai les jambes qui poussent. Donc mon collant (filé à cause de vomito pour ceux qui suivent) est trop petit. Donc il descend au milieu de mes fesses me faisant un ravissant bourrelet de cul visible à travers ma jupe.  
15h14 Nadia a l’air très énervée. Je me demande pourquoi. Je crois que je vais manger un bonbon du restau japonais d’hier. 
16h36 Non mais là, j’ai vraiment rien à dire. Ni à faire d’ailleurs. Je facebooke tranquille. Je surfe (comme on disait y’a très longtemps). Je somnole. Je me dis que je devrais rentabiliser ces moments de tranquillité en me consacrant à un grand’oeuvre sauf que je suis claquée.
Et non, madame, moi je fais pas de listes de noël sur un site qu’on sait très bien que c’est du publicommuniqué masqué et qu’on aimerait bien savoir combien Apple te paie. 
 
16h42 Je viens de recevoir une invit à un screening. C’est bien mais c’est quoi ? 
16h43 Mais pourquoi quand je tape vite j’inverse systématiquement le s et le t dans « est » qui devient donc « ets » ? 
16h44 Bref, c’est l’heure des questions de fond. 
16h56 Cette journée manque de lien. 
17h13 Ca fait donc 9h et 10 minutes que je suis au taff. Je commence légèrement à saturer. 
Au fait, j’ai un petit frigo à vendre mais pas le courage d’aller sur e-bay. Ca intéresse quelqu’un ? Sachez qu’il ne faudrait pas grand chose pour que je le donne mais que je préférerai quand même le vendre. 
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