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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

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tartine

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16 janvier 2009

Vendredi soir – 19h30

Vendredi soir – 19H30

Avachie sur mon lit, je suis sur le point de plonger dans une phase profonde de « j’ai raté ma vie » quand mon portable sonne.
- Salut titiou, ça va ?
- non.
- Bah qu’est-ce qui se passe ?
- J’ai fait un situ à la banque et je suis encore plus ruinée que ruinée alors que j’ai fait tout plein des efforts pour rien dépenser et au CIC ils m’ont débloqué un découvert alors que j’en voulais pas et je pourrai jamais le rembourser.
- Les enculés… T’es à découvert de combien ?
- De 155 euros. Et le 30 je vais toucher 565 euros mais de toutes façons, le 5 du mois suivant j’ai 590 euros qui repartent c’est foutu je vais jamais y arriver et c’est mon anniversaire la semaine prochaine et je peux même pas m’acheter à dîner tu sais ce que j’ai acheté à manger pour ce soir une demi-baguette de pain à 44 centimes et il me reste du fromage blanc et…
- Le fromage blanc c’est de la crème fraiche, c’est ça ?
- Non. Rien à voir. Tu peux mettre du sucre et ça fait comme un pot de yaourt géant pas cher… En plus mes fringues elles puent et il faut que je fasse un lavomatic et je peux même pas et merde la semaine prochaine anniversaire pas de mec pas d’argent pas de chocolat pas de bras blablablablablablabla j’ai envie de pleurer blablabla
- Tu veux que je te prêtes de l’argent ?
- Oui.
- Combien ?
- 155 euros. Mais tu sais les magazines ils me doivent tout plein d’argent.
- Mais j’ai confiance. Un jour tu seras plus riche que moi. Les 155 euros je te les prête lundi mais tu veux qu’on se voit demain pour que je te file de quoi tenir le week-end ?
- Oui… Non… En fait je vois Raphaëlle demain, je vais peut-être lui demander de me prêter dix euros.
- A lundi alors. Tcho.
- Tcho.

C’est quand même pas mal foutu ce concept de meilleur ami.

PS : toujours contente de me voir demain Raphaëlle ?

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16 janvier 2009

Exploration des conséquences du porno – suite

L’industrie du X n’a pas fait que du bien à notre sexualité. Pire, elle est même à l’origine d’une véritable catastrophe : le cunilingus new style (pas de lien, c’était juste parce que la couleur c’est joli).
Alors certes, pendant longtemps pour la majorité de la population qui n’était pas constituée de fervents lecteurs de Sade (c’est un exemple étrange mais je suis trop crevée pour en trouver un autre), le plaisir féminin était très anecdotique. Désormais, il est un élément essentiel de la sexualité à deux. Progrès. Et donc le cuni est devenu une étape incontournable dans les rapports sexuels.
A noter une espèce de perversion du diktat « préoccupez-vous du plaisir de votre partenaire » qui chez certains mecs a été compris comme « si vous voulez une pipe, va falloir lécher ». Genre c’est donnant-donnant, on n’a rien sans rien.
Bref.
Comme me le faisait très pertinemment remarquer une amie, le porno a pourtant l’avantage de bien montrer avec force gros plan l’emplacement du clitoris. Et conséquemment, aurait pu donner naissance à une génération de virtuoses du cuni. Ce n’est pas le cas. Mais pourquoi ? Hein ? Peut-être parce qu’il donne une idée assez fausse de ce qu’il faut en faire. A tel point que c’est pas loin d’être la scène la moins excitante d’un porno.
Evidemment, pour les lecteurs de ce blog, tout ce qui va suivre est parfaitement inutile (une récente étude Le Figaro/Ipsos a montré que les lecteurs de Girls and Geeks comptaient parmi les meilleurs baiseurs de France).
On se fout régulièrement de la gueule des hardeuses qui veulent faire carrière dans ce qu’elles appellent le « cinéma traditionnel » mais si leurs talents de comédienne ne sont effectivement pas flagrants, n’oublions pas que ce sont bien des actrices et rendons hommage à leur courage, à leur dévouement. Elles supportent sans broncher des pratiques à la limite du sadisme, comme l’insoutenable épreuve dite de « l’aspirateur » – ce qui, si on oubliait que ce sont des professionnelles émérites, pourrait laisser penser que leur clitoris a subi un traitement spécial de désensibilisation totale.

BIG UP LES FILLES
 
Mais dans la vraie vie, un clitoris ce n’est pas comme un bouton d’ascenseur. Il est donc absolument inutile, si ce n’est contre-productif, d’appuyer dessus (et surtout pas de toutes ses forces).
Pour être plus parlante, ça ne fonctionne pas comme les touches d’un walkman mais plutôt comme l’écran tactile d’un iphone (ou le bouton magique d’un blackberry). Il ne faut pas appuyer pour valider son choix mais plutôt favoriser l’option défilement. C’est le doigt ou la langue qui bougent et effleurent, c’est pas le clitoris qui doit valdinguer dans tous les sens.
Or, dans le porno, on nous montre quoi ? Des hardeurs s’acharner sur des clitoris comme s’ils essayaient de faire démarrer un hélicoptère (heu… ouais… je sais pas, ça m’est venu comme ça), enfoncer leur tête comme s’ils tentaient de revivre l’accouchement en sens inverse, écraser leurs doigts boudinnés et agiter le pauvre truc dans tous les sens.
Alors oui, je sais, la meuf à ce moment-là, elle gémit.
Mais elle gémit pas de plaisir, figurez-vous.
Elle gémit de douleur. (Ce qui pour les besoins du film est à peu près la même chose.)
Evidemment, des garçons intelligents comme les lecteurs de ce blog avaient compris tout ça depuis bien longtemps mais que voulez-vous, j’ai décidé de traiter de façon exhaustive toutes les conséquences de la démocratisation du porno. (J’en ai pour dix ans je pense.)
J’espère que j’ai pas un ton trop doctoral (j’aurais bien précisé encore plus mes propos mais là ça aurait vraiment fait conférence en Sorbonne) mais tant pis, aujourd’hui, c’est la course au feuillet et je suis déjà en retard.

N.B. : Je précise que c’est souvent valable aussi pour les pseudos-scènes lesbiennes.

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14 janvier 2009

Perplexité publicitaire

A l’école, y’a la semaine du goût. Dans la pub, ils font la semaine du mauvais goût. Y’a comme une espèce de concours dans l’air. D’abord, y’a ça :
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Est-ce que je suis la seule à trouver que ça ressemble à une tronche de femme battue plus qu’à une teufeuse à paillettes ? Ok, elle n’a pas le visage tuméfié, ok en sortant de club on a peut-être une sale gueule mais là quand même, je vous le dis tout de go, ça me chiffonne. « Viendez vous faire exploser la face ce soir, c’est thème barre à mine ».
En réalité, je suppute que le raisonnement subliminal est plutôt le suivant :
on plaisante de tout -> donc on est trop iconoclates -> donc on est supra cools -> viendez faire la fête.
Sauf que là, c’est tout le problème de la provocation gratuite, ça tourne à vide. La provoc quand elle n’est pas portée par une vision est une plaie.
Ca, à l’inverse, ça m’a fait hurler de rire :
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LA VIDEO EST ICI. Parce que, entre autre, ça touche juste. C’est pas conçu dans l’unique but d’attirer le regard (pour refourguer une soirée).
Dans un tout autre genre, j’avoue que je suis très troublée par la soudaine apparition dans mon écran de télé d’un acteur trisomique pour me vendre un forfait téléphonique.
Troublée et perplexe. C’est très compliqué parce qu’évidemment, en arrière-fond, il y a la justification facile du « les porteurs de trisomie 21 sont comme nous, pourquoi ne pourraient-ils pas faire de la pub ? » et même « leur donner une visibilité au même titre que les autres membres de la société, c’est aider à changer le regard qu’on porte sur eux. » (1)
Effectivement. Désormais, on pourra cyniquement se dire que l’effet du gros chèque, ça marche sur tout le monde.
Et en un sens, la marque prend un sacré risque avec un slogan du type « Si vous êtes comme moi… » (vous noterez mon effort considérable pour éviter les blagues faciles). Mais on peut également supputer que pour une toute nouvelle marque, s’imposer sur le marché doit passer par un coup d’éclat afin de retenir l’attention (même principe que ci-dessus – et j’ai bien entendu je suis moi-même en train de jouer leur jeu). La présence d’un trisomique dans ce spot n’est donc pas vraiment à mettre sur le compte d’un militantisme humaniste.
Et alors, me direz-vous peut-être. Vendre des forfaits téléphoniques ET traiter les trisomiques en dignes citoyens, c’est pas forcément incompatible. Peut-être. Même si ici, ils ne sont pas traités en citoyens mais en consommateurs. (2)
Ce qui met mal à l’aise dans cette pub, c’est évidemment le soupçon de manipulation. Quand Richard Berry empoche des sous pour manger un yaourt, il sait qu’il a l’air con et c’est en toute conscience qu’il signe son contrat. Est-ce que Pascal Duquenne a vraiment conscience qu’on utilise son handicap pour vendre un téléphone ou un forfait ? J’ai un sérieux doute.
Par ailleurs, est-ce que cette pub fait réellement évoluer notre vision du handicap ? En réalité, l’idée sous-jacente est profondément discriminante : si un trisomique vous parle d’un forfait avantageux c’est forcément en toute honnêteté parce qu’un trisomique est forcément honnête puisqu’il est limité. C’est lier la marque à des notions d’innocence et de gentillesse qui seraient consubstantielles à la nature de l’handicapé.
(Assertion en plus totalement fausse. J’ai travaillé avec une trisomique qui mentait comme une arracheuse de dents quand ça l’arrangeait – et tant mieux. Et on a eu l’air bien cons le jour où on s’en est étonnés.)
Donc sous prétexte de faire évoluer les mentalités, cette pub se sert des clichés sur les trisomiques et par la même les pérénnise.
Une chose tout de même m’étonne (que bizarrement personne n’a évoqué pour l’instant, suis-je le seul esprit pervers ?). Je sais, ce que je vais dire est atroce mais bon sang, ils ont dû y réfléchir à l’agence de pub : dans le fond, qui aura envie d’avoir le même téléphone qu’un trisomique ?
(1) je ne résiste pas à l’envie de vous copier un extrait sur ce thème : « Je suis très heureuse que l’on ait fait appel à Pascal car c’est la preuve que notre société a changé un tout petit peu en considérant les personnes différentes à part entière », estime Huguette Vandeputte, la mère du comédien dans le « making-off » du tournage, mis en ligne sur Youtube. (oui Romain, je sais… c’est terrible…)
(2) En ce qui concerne leur statut de citoyen. De plus en plus de porteurs de la trisomie 21 ont le droit de vote (depuis peu). Pour autant, il n’est pas automatique. Les handicapés mentaux étant souvent placés sous tutelle, c’est le juge des tutelles qui leur accorde ce droit après un entretien personnalisé.
PS : je crois que j’ai un horrible problème de mise en page.

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9 janvier 2009

Patience et Freebox

Le post inutile du vendredi soir avant de finir la journée. (Quoique, avec un titre pareil, y’a moyen que je fasse des stats records.) 
Dans ma quête pour me resocialiser, j’ai besoin d’internet (et accessoirement pour 95% de mon travail). Et, miracle-sonnez-les-trompettes-de-la-victoire, depuis trois jours sur le site de Free, j’ai ça : 
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Super. Merci Free. J’ai fait le bon choix. (On notera au passage qu’ils se dédouanent du retard en accusant France Telecom.) Juste, j’aimerais signaler à cette respectable entreprise que HEY LES MECS CA FONCTIONNERAIT MIEUX SI JE RECEVAIS LE BOITIER, NON ? 
Le mail de confirmation était super mais moi je veux ma boiboite. Merci d’avance. 
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9 janvier 2009

Du sexe, du cul, de la levrette et de l’injustice

C’est la rentrée, on se relance. Revenons donc à des fondamentaux du genre vendredi = sexe.
Dans ce merveilleux conte de Noël, intitulé Mère-grand vous narre le sexe, nous en étions restés à l’arrivée miraculeuse du porno sur canal +. Après, on passe en accéléré. Y’a eu le câble. Et internet. Il ne faudrait pas négliger l’ampleur des conséquences de cet accès gratuit, illimité et libre à tous les pornos du monde. Aujourd’hui, Mère-grand va s’intéresser à un premier bouleversement – côté moule.
Une des raisons de ma quête enfantine du pron était le besoin de visible. Non seulement la sexualité restait cachée (bien qu’omniprésente) et attisait la curiosité de tous les enfants, mais pour une gamine s’y rajoutait l’obstacle corporel. Notre corps, lisse, sans aspérité ni excroissance, ne nous offrait aucune réponse. Pire, il nous en posait. Ce qu’en cours de bio en 4ème, le prof désignait sous la formule « une des différences entre les organes reproducteurs masculins et féminins est que ces derniers sont cachés. » On se heurtait donc à une couche de mystère plus épaisse que les garçons de notre âge.
Or cette invisibilité, le porno y a mis fin. Non, je vous arrête tout de suite, je n’ai pas regardé des snuffs movies dans lesquels on aurait éventré des jeunes femmes pour faire un gros plan sur leur utérus. Mais pendant longtemps, assez connement j’avoue, je pensais qu’un trou bah c’était un trou. (Par contre, une bite n’était pas une bite. Ceci n’est pas une bite pourrait-on rajouter. Elles étaient toutes différentes. Sujet d’un post prochain.) Jusqu’au jour où j’ai découvert l’incroyable diversité des chattes. Pas deux identiques. Et comme, ainsi que l’écrivait Breton dans Nadja « je m’efforce, par rapport aux autres hommes, de savoir en quoi consiste, sinon à quoi tient, ma différenciation », j’ai été très fière de me trouver en possession d’une nouvelle caractéristique.
Ca, c’était la bonne nouvelle apportée par le porno (même si elle pouvait aussi être légèrement anxiogène).
Mais le porno, ça a surtout permis à une génération de femmes de faire une découverte fondamentale, révolutionnaire, sans retour possible : la vision subjective masculine de la levrette.
Pour que les lecteurs garçons comprennent bien, je ne sais pas si vous y avez déjà réfléchi mais attention, je vais vous balancer de la révélation, de la vraie. A moins d’être contorsionniste, en levrette, une femme elle voit généralement ça :

Ou ça (je précise, ce n’est pas chez moi) :

Pas follement excitant vous l’admettrez. Evidemment, il y a une foule de variations possibles. (Incroyable le nombre de papiers peints qui existent sur le marché.) Si les réalisateurs de pornos décidaient de filmer en caméra subjective féminine (ce qui a dû être fait à titre expérimental mais d’un point de vue commercial l’intérêt est quand même assez limité) il faudrait une succession de plans un peu longs : le mur clic-clac la couette (tiens les coutures se défont un peu) clic-clac l’oreiller clic-clac le drap (faudrait que je le change d’ailleurs) clic-clac le sol (« clic-clac » étant l’onomatopée pour signifier le changement de plan à l’écran). Oui, bien sûr, il y a aussi la télé, des meubles divers, des paysages. Bref, beaucoup de choses mais rien, vraiment rien de sexuel (sauf évidemment si en même temps vous regardez un porno à la télé). Donc le jour où j’ai compris qu’à l’inverse le mec il avait youporn en direct sous les yeux, j’ai été révoltée par cette iniquité totale. Qu’un homme et une femme ça soit différent je le conçois bien. Mais là, c’est vraiment pas juste. Entendons-nous bien, on ne parle pas de ressenti physique, de sensation, on ne remet pas en question l’efficacité toute biologique de la levrette. On dit juste que si EN PLUS on nous avait accordé un angle de vision pornographique dans cette position, ça aurait été vraiment super parce que quand même, l’excitation visuelle ça compte un peu.
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