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Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
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30 janvier 2009

Petit retour du friday sex

Petit retour dans la mesure où il s’agit juste de poser quelques postulats.
La dernière fois qu’il y a eu un vendredi du sexe – autant dire que ça commence à remonter puisque vendredi dernier j’ai passé mon tour (je sais Gwendoline, je suis une grosse flemmarde) – il y a eu un commentaire très juste qui m’a particulièrement interpelée. C’était l’idée que le porno c’est de la fiction. Et oui, bien sûr, ça n’a pas une valeur de documentaire. Pour autant, se limiter à cette affirmation, c’est quand même simplifier quelque chose qui, par essence, ne l’est pas.

D’abord parce que même siliconés et bodybuildés, et donc quelque part dé-réalisés, ce sont des vrais corps que l’on mate. De vrais corps meurtris et maltraités – principalement dans le gonzo américain.

Gonzo américain qui pose le problème de la surenchère. Les hardeuses françaises qui ont tenté l’expérience outre-Atlantique, dans l’espoir d’acquérir le statut de véritables stars, n’ont pas très bien vécu l’expérience – aussi courageuses et endurantes soient-elles. De ce point de vue, les scènes de Katsumi aux States sont… heu… parlantes. (J’hésite à mettre un lien vers du pas du tout Safe For Work et du pas très joli en prime… Disons que, pour les curieux, vous tapez Katsumi gang bang dans le moteur de recherche de pornhub et vous constaterez par vous-même les dégâts.) Et on peut, en un sens, lui reprocher ce refus complet de dire stop quand il devient évident qu’elle est au bord de l’évanouissement. Ce faisant, elle participe à ce que les réals exigent autant des autres filles.
Parce qu’il y a une espèce de surenchère perpétuelle et qui bizarrement ne se joue pas sur du « toujours plus de douceur et d’orgasme ». Par rapport aux pornos qu’on matait quand on était petits/petites, il y a quand même une montée en puissance du sadisme assez nette qui se joue plutôt autour du défi « jusqu’où le corps et la psyché féminine peuvent-ils tenir ? » question qui semble être le noeud de la majorité des productions récentes. (Même si, bien sûr, ce n’est pas le cas de toutes mais c’est suffisamment courant pour que Dorcel lui-même s’en plaigne).
Qu’est-ce que ces femmes sont capables d’accepter, qu’est-ce qu’elles sont capables d’endurer, jusqu’où va leur soumission – quelque chose qui relève de l’entreprise de déshumanisation. (Des questions que Rocco Siffredi a su très bien exploiter pour son bien-être commercial. Incroyable comment ce connard hypocrite a réussi à se faire passer pour « un homme qui aime les femmes » et être invité sur tous les plateaux de télé alors que dans le milieu il est connu pour être l’inventeur des scènes de levrette où l’actrice a la tête plongée dans la cuvette des chiottes).
Personnellement, je suis convaincue que ces hardeurs, si on leur faisait subir la moitié de ce qu’ils tournent comme scène, ils s’effondreraient complètement.
Mon propos n’est pas de déterminer les responsabilités en la matière, entre producteurs et consommateurs, juste de souligner une évolution du contenu pornographique avant de spéculer sur les implications dans notre sexualité quotidienne. Parce que ces scènes trash, bien que chacun fasse la différence avec la sexualité vécue, elles contribuent à cristalliser de nouveaux fantasmes qui alimentent ensuite, de manière plus ou moins assumée et explicite, les jeux sexuels de la vie quotidienne.

Et je mets en lien mon interview de Milka Manson.

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28 janvier 2009

Du Tigre à l’enthymème

On a beaucoup parlé de l’enquête du Tigre qui a retracé des moments de la vie d’un parfait inconnu en cherchant et recoupant les traces qu’il avait laissées sur internet (encore un sujet que je vais éparpiller sur dix posts, autant vous prévenir).
Mais alors même que le Tigre déclare s’intéresser à « la confusion entre vie privée et vie publique » et à « l’idée qu’on ne fait pas vraiment attention aux informations privées disponibles sur internet, et que, une fois synthétisées, elles prennent un relief inquiétant  » la parution de cette enquête a plutôt alimenté la thèse du monstrueux internet qui est comme une pieuvre géante qui pénétrerait dans nos maisons, violerait nos fils, volerait notre fric et surtout enfoncerait ses tentacules dans nos trous de nez pour nous lobotomiser le cerveau et se nourrir de sa substance blanche. Internet EST bodysnatchers. Une entité mystérieuse qui à elle seule serait la plus forte parce que conjuguant : 
le conseil des sages de Sion et leurs protocoles pour conquérir le monde
les réseaux de pédophiles (notamment toulousains) 
les sections Al-Qaida basées notamment en Seine-Saint-Denis. 
Rassurez-vous cependant. 
Internet a deux ennemis qui le combattront jusqu’à la mort s’il le faut : la télé et Frédéric Lefebvre. 
Parce que rire deux minutes par jour est nécessaire, on se refait un bout de la déclaration du député UMP des Hauts-de-Seine, proche du Président, et pas un genre d’homme à s’emballer pour rien et à faire de la démagogie en jouant sur les pires peurs plutôt que de s’adresser à la rationnalité du citoyen, non, Frédéric, il est au-dessus de ces procédés populistes, démonstration :
« Il aura fallu attendre que des établissements financiers soient en faillite, que la croissance soit au point mort, que des pays soient au bord du gouffre, pour que le monde se réveille et accepte enfin de construire un système régulé au plan international. Faudra-t-il attendre qu’il y ait des dégâts irréparables pour que le monde se décide à réguler Internet ?
L’absence de régulation financière a provoqué des faillites. L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ?
Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde.
[…] La mafia s’est toujours développée là ou l’État était absent ; de même, les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid. »
L’échange à l’Assemblée Nationale est à lire en entier ICI
On notera que Fredo a potassé son Zola, et connait le pouvoir d’une anaphore bien placée (« combien faudra-t-il » x5). Il connait surtout la valeur d’un sophisme. Et moi, personnellement, j’adore reconstruire les sophismes sous-jacents aux argumentations foireuses. Là, il s’agit plus précisément d’un enthymème (c’est-à-dire qu’une des prémisses n’est en réalité qu’un préjugé couramment répandu). 

Prémisse majeure : le système économique mondial est le théâtre d’excès dont la société est victime (vrai) 
Prémisse mineure : internet est le théâtre d’excès dont la société est victime (= préjugé courant sur la dangerosité du net) 

Conclusion : internet et l’économie mondiale libérale suivent le même régime, ce qui est bon pour l’un est donc forcément bon pour l’autre. (comprendre régulons l’un et l’autre) 
En rhétorique, l’enthymème, bien que fort efficace, c’est un peu le sophisme du pauvre, une suite d’impressions mises bout à bout pour faire croire à une logique implacable là où tout n’est qu’amalgame boiteux.  
A ce rythme, je me demande combien je peux mettre de posts pour arriver à mon sujet. 
Et puis, comme il fallait une photo, bah voilà :
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27 janvier 2009

4chan for god

Un post geek mais alors très très geek qui risque de n’intéresser que très très peu de lecteurs au point que je me demande depuis deux jours comment convaincre les gens que c’est un sujet important.
Bref, j’ai décidé qu’il était grand temps de parler de Boxxy, l’étrange meme du début d’année.
Pour les néophytes, quelques précisions.
Un meme = du rien du tout, photo ou vidéo, avec un caractère vaguement ridicule dont des internaute vont s’emparer et dont les caricatures et déclinaisons vont faire la célébrité.
Ces malicieux internautes se réunissent généralement sur le board /b/ de 4chan. 4chan ? Board b ? En résumé très très court, une sorte de forum où se retrouvaient à l’origine des espèces de génies intégristes du net qui ont fait la culture internet. Les rois et les garants d’un certain internet. J’en ai déjà parlé là. Ils s’échangent des conneries, se foutent de la gueule de parfaits inconnus et puis, de temps en temps, y’a une blague qui prend plus que les autres et devient un phénomène web planétaire : c’est le meme.
Un exemple de petit meme : un crétin poste sur un forum une photo de sa meuf posant devant sa voiture.

Vu la tête de la fille (et son léger problème de dents, nez, bouche et yeux) il aurait dû savoir qu’il se ferait chambrer. Et que la vie de cette pauvre fille serait définitivement brisée (quelques heures plus tard, les petits plaisantins avaient trouvé sa page myspace, son adresse mail, son nom, son numéro de sécu et son téléphone). Vous voyez un peu l’esprit : flugly, méchant et sale. Et génial.

Donc voilà Boxxy, une ado vaguement gothique et gentiment hystérique qui poste une vidéo. Ca, c’est le rien.

Et puis, arrivent les déclinaisons et caricatures, qui ici ont pris la forme de remix de la vidéo originale.

Si la vidéo originelle existe depuis un an, il a fallu attendre qu’elle atterrisse sur le board /b/ de 4chan pour que ce soit le cataclysme. Mais il s’est produit un phénomène inattendu. Alors que la tradition de /b/ veut que tous les participants unissent leur force pour faire le meilleur lulz (mauvaise blague) du monde, cette fois l’histoire a tourné au règlement de compte. Les channers se sont scindés en deux groupes antagonistes : ceux qui voulaient voir mourir Boxxy et ceux qui voulaient l’engrosser.

C’est là où le cas Boxxy devient totalement unique. Il va provoquer la renaissance de la guerre civile qui avait déjà agité le site l’été dernier. Alors que les « nouveaux » (« the newfags », comprendre « les nouveaux pédés ») se passionnent pour Boxxy, cherchent par tous les moyens à trouver sa véritable identité (via une opération joliment nommée Valkyrie) et ne parlent plus que d’elle, (allant jusqu’à la nommer Queen of /b/) les anciens (« the oldfags ») commencent assez vite à être agacés par cette obsession pour une « cute girl » et autant dire que « les anciens pédés » de 4chan, ils aiment pas trop le côté cute. Le mignon, ça leur donne envie de gerber – à peu près autant que les emo kids. Et pour eux, il ne s’agit pas d’un véritable meme né spontanément, mais d’un meme forcé, créé par les puceaux de 13 ans qui polluent leur site. Boxxy devient alors à leurs yeux l’archétype du cancer qui ronge le site, l’esprit 4chan, et plus généralement l’underground internet.
A ce moment, le board b de 4chan est totalement envahi par les admirateurs de Boxxy. Rien d’autre n’existe. Le 10 janvier, Moot, un des administrateurs du site, prend alors une décision extrême. Pour tuer Boxxy, il faut tuer le site, il le fait donc crasher pour quelques heures. Mais même après ce nettoyage, dès que le site revient à la normale, le cancer Boxxy reprend. Tous les utilisateurs postant un message mentionnant Boxxy sont alors systématiquement bannis pour deux jours.

Au final, on a une gamine de 16 ans qui n’a rien, mais alors vraiment rien demandé à personne, qui se retrouve menacée et toutes ses infos persos éparpillées sur le net. Et une guerre pour savoir ce que doit être 4chan et plus généralement l’underground viral. En gros, la première guerre civile intra-geeks. Et si ces mecs-là décident de se faire la guerre, ils sont capables d’aller jusqu’à une espèce d’Hiroshima virtuel.

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22 janvier 2009

Selon toute vraisemblance, on est le 22 janvier

Ce qui veut dire…

Les rails du métro ?

Une surdose médicamenteuse ?

Une corde ?

La gazinière ?

L’immolation ?

La noyade ?

ou rien

Unejournéedetravailnormale, unebonneoccasiondefoutredeslolcatssurleblogl’airderien et unmailsurlapluieetlebeautempsmercid’yavoirpensé.

PS : Annaïck, je fais le post quand j’aurais un peu étudié le cas.

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21 janvier 2009

‘tain, vous utilisez bizarrement Google quand même

Photobucket

La photo c’est juste parce que je trouve ça dégueulasse et que le dégueulasse me fascine. 
Il se passe un phénomène très étrange aujourd’hui sur ce blog, sachez-le. Le compteur de visites explose (dépassant le score mythique du jour non moins mythique où David Carzon m’a linkée sur bbb deux fois dans le même post – parce qu’il est comme ça, parce que sa générosité est pour nous tous une édifiante leçon de vie). L’explication du miracle de ce mercredi 21 janvier c’est avant tout que je suis en lien sur sexactu (mais malheureusement de l’ordi d’où je me connecte actuellement, je ne peux pas y’aller voir). 
 
Du coup, c’est l’occasion de faire un post sur ce blog et de s’intéresser à ce que les internautes tapent comme recherche pour arriver en ce hâvre de pureté qu’est G&G. 
Première nouvelle importante, ça y est, c’est arrivé, quelqu’un a cherché MATTHIAS DEGOUY dans Google. (A plusieurs reprises d’ailleurs et avec la variante « Lapoutroie copains d’avant »). La question étant évidemment de savoir s’il s’agit de Matthias lui-même (pour ceux qui ne comprennent rien à ce que je raconte, l’épisode précédent est ici). Et si c’est le cas, ne pas oublier d’être vexée qu’il n’ait pas saisi l’occasion pour renouer contact.   
La thématique du vendredi me vaut bien sûr énormément de recherches à connotation sexuelle. 
Je vais donc me permettre un message spécial à l’attention des pédophiles amateurs : ARRETEZ DE CHERCHER VIOLS ENFANTS SUR GOOGLE (ou recherche affiliée que je ne détaillerai pas parce qu’il y a des trucs vraiment atroces). 
Je tiens également à leur annoncer qu’un « filme de sexe pour les enfants » CA N’EXISTE PAS. 
Tout ça donne quand même à penser. D’une part, ça laisse présager que certaines personnes font une confiance aveugle à Google, au point de lui confier tous leurs phantasmes comme à une entité magique et ultra-confidentielle. Ca m’étonne d’autant plus que pour ma part, j’ai toujours évité de taper des trucs un peu sex dans la barre de recherche de peur de voir la police défoncer ma porte dans la minute suivante. D’autre part, ça témoigne de leur méconnaissance du fonctionnement du net. Du principe d’un moteur de recherche, dont ils pensent qu’il les mènera directement à la page voulue sans comprendre qu’entre Google et cette page il y a quelque chose qui s’appelle un site. C’est comme les ados – quand je leur demande où ils ont trouvé une info, ils me répondent sur Google, comme si le moteur de recherche était le générateur d’information. Ils ne mentionnent jamais le site. Pour eux, internet c’est Google. Ca leur sert à la fois de navigateur, de moteur de recherche et de site de référence.
(Ca prouve aussi que certaines personnes n’ont pas encore intégré qu’il fallait rédiger en anglais ses requêtes sexuelles pour de meilleurs résultats.)   
 
Dans les recherches pas trop dégueu, le post de vendredi dernier a donné : 
« aspiration du clitoris video  » et « emplacement du clitorisse »
et celui de la semaine précédente, un très catchy « levrette watch ». 
 
Y’en des gens qui ont des envies très précises
« sexe+gratuit+enseignante »
« pornhub histoires sexuelles entre frères et soeurs »
« photos hommes noirs nus célèbres »
« photo de belle pute bourgeoise »
« dessin animé sexe avec viol de monstre »
« photo de femme contorsionniste sexy »  (?!) 
« bite de collégiens pornos (entre garcons) »
et le magnifique : « du sperme dans le cul de mylene farmer »
mais aussi « john-david dans un porno gay les photos »
ou « smileys et emoticones de culs et de bites animer »
et perdu au milieu de tout ça : « crème fraiche périmée recyclage » ou « anusite »
A l’inverse, d’autres ont des envies très vagues
« en levrette » (peu importe quoi donc) 
Ou très mal formulées parce que « www.youtube.com sex de cul » = ça serait pas youporn que tu cherchais par hasard ? 
Pendant ce temps, des gens ont des problèmes techniques importants : 
« impossible lire submityourflicks » 
Et la série des trucs incompréhensibles. Si vous avez une explication pour des recherches comme : 
« ou sont passé tous cet collegienne en version sexy »
« bulgare plein de sprme »
« sexi grils ecart des chattes »
« blog video de fesses merdeuse »
Et ceux qui rêvent. Mais qui est l’abruti qui a cru qu’il aurait une réponse pertinente en tapant : 
« soeur olsen vagin » ? 
Les mignons : 
« animal de compagnie préféré des geeks »
« gif anime fee clochette »
(je sais, y’en a que deux…)
Les noms d’amis qui rapportent : 
très largement en tête c’est nadia daam ou blog nadia daam  
Diane L. (elle veut pas que je mette son nom), cyril2real, aglantine (et aussi « aglantine et ses mains pleines de doigts »), hianta etc…  
Mais mon préféré toutes catégories, ça reste : « comparatif panier de basket » (un visiteur qui n’a pas dû être déçu par le résultat de sa recherche ICI).  
Et sinon, sur Brain, j’ai fait une interview un peu particulière et qui n’intéressera que pas beaucoup de les gens mais je m’auto-promotionne quand bien même. 
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