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Citations

Je crois que je suis à un tournant de ma vie.
-Moi, une fois par semaine
 

Cam

tartine

19 mai 2015

Philosophie du ras-la-moule

Annonce le bon coin de la promo : je serai en dédicace à la Fnac de Lyon Bellecour vendredi de 17h45 à 19h30.

 

Comme je suis éternellement bloquée dans le rythme scolaire, pour moi, là, ça fleure bon la fin d’année. Je me sens comme une élève de seconde dans une établissement scolaire qui fait centre d’examen et pour qui le troisième trimestre est une vague litanie rabâchée par les adultes et dont on ne voit concrètement aucune réalité. “C’est pas les vacances là, c’est le troisième trimestre!” Ah bon ? Vous êtes sûrs ? Parce que mon corps et mon esprit me disent le contraire – et pour une fois qu’ils sont d’accord sur quelque chose, je me dis qu’ils ne peuvent pas se planter.

Donc je suis off, je suis fatiguée mais à la différence de d’habitude, je ne paye pas l’année passée. Je suis fatiguée en mode ras-la-moule. La seule chose que j’ai envie de faire, c’est de m’affaler en t-shirt, avec un caleçon d’homme devant MTV, comme quand on était gamin. Nan, je plaisante. Pas devant MTV. (Maintenant, quand tu parles de MTV à un jeune, il te regarde comme si t’avais 75 ans. C’est terrible parce que y’a pas si longtemps, MTV représentait la modernité absolue.) Donc on dira plutôt m’affaler le mercredi soir devant Grey’s Anatomy. Ne me jugez pas. Rappelez-vous que ça a été une bonne série, même si elle a sauté le requin depuis un moment, sans doute à partir du troisième attentat. Aucun cimetière indien ne peut justifier la somme de malheurs qui s’abat quotidiennement sur cet hôpital. J’aurais un accident là-bas, les deux bras coupés, je hurlerais pour qu’on m’opère sur le bitume plutôt que d’être transférée dans cet hosto.

Et donc pourquoi devant Grey’s Anatomy ? Parce qu’il se passe un truc assez singulier entre cette série et moi. Malgré toutes ses incongruités, elle est toujours raccord avec ma vie. C’est-à-dire que les préoccupations des persos rejoignent les miennes. Avant, ce qui intéressait Meredith et Yang c’était de réussir leur internat (comprendre : publier un roman) et niquer et boire (comprendre : bah niquer et boire).

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Mais dix ans plus tard, elles sont dans d’autres problématiques qui se résument par faire ou ne pas faire de compromis entre leur vie familiale et leur carrière.

Moi, non. Moi j’ai dit : je ne ferai pas de compromis.

Il y a 8 ans, j’ai signé un deal avec la Vie. La Vie m’a dit “ok, tu veux pas faire de compromis ? On peut s’arranger, je vais te faire un crédit.”. Chic alors! Mais récemment, la Vie m’a rappelée “Allô ? Ici la Vie. Ton crédit est venu à terme, maintenant il faut payer. A l’époque, on n’avait pas trop parlé des intérêts, mais là, je te préviens, ça en fait un bon petit paquet.” Alors je passe à la caisse et je paye. Notamment parce que le mode de vie qui fonctionnait déjà pas très bien quand j’étais seule, bah il marche vraiment pas mieux avec deux enfants.

Avant, il m’arrivait de finir ma journée en m’effondrant en larmes d’épuisement parce que j’avais bossé non-stop depuis quinze jours sans déconnecter une journée, parce que j’avais accepté trop de choses et que pour respecter les délais je me faisais violence.

Bah là, pareil mais avec en prime deux enfants en bas âge. Je vis un cas classique de sur-sollicitations. L’impression qu’on me passe dans une machine à laver, qu’on m’essore, qu’on me tire dans tous les sens “Hey maman, pourquoi il fait noir dans le tunnel ?”, “Bonjour, pouvez-vous nous donner une date ?” “Maman, j’ai fait caca une fusée” “Bonjour, vous pouvez penser à apporter un chèque ?”, “Gaaaaa”, “Bonjour, tu peux me rappeler pour qu’on fasse une réunion ?”, “Bonjour, tu ne m’as pas répondu finalement”, “Maman, Curly il a dit Gaaa”, “Chérie, je trouve pas ma déclaration d’impôts”.

Et là, malheureusement, c’est souvent le dernier qui prend pour tout le monde. Va te faire cuire le cul avec ta déclaration, TOUS tes papiers sont dans la même boîte MERDE.

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Mais si je me retrouve dans cette situation, c’est aussi parce que j’ai décidé de consacrer pas mal de temps aux enfants. C’est un choix que j’ai fait. (Si on peut appeler “choix” un truc qui relève davantage du besoin viscéral de les renifler à longueur de temps.) Le mercredi, je garde Curly avec moi parce qu’il est tout petit et que je veux le renifler en profiter, les quatre jours restants de boulot, je vais les chercher pas trop tard. Ca me fait arrêter de bosser à 17h. Evidemment, j’essaie de rattraper comme je l’ai toujours fait, retourner bosser dans mon bureau à 20h30 quand je les ai couchés, gratter du temps le samedi et le dimanche. Mais dès que vous ajoutez dans l’équation un mois de mai avec des jours fériés, tout se casse la gueule. BADABOUM.

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Et puis, parfois, t’as pas envie. T’as pas envie de penser à rapporter des fringues propres à la crèche. T’as pas envie de contacter la CAF. T’as pas envie de t’occuper des vaccins. T’as pas envie d’étendre le linge. T’as pas envie de nettoyer les chiottes. T’as pas envie de ranger les courses. Et surtout, surtout, t’as pas envie de lui filer sa putain de vitamine D. (Dans ce genre de situation, tu vas te focaliser sur un truc à la con, un truc qui va symboliser ton ras-la-moule, et dans mon cas c’est d’administrer tous les jours que dieu fait ou ne fait pas une dose de vitamine D à Curly.)

Les week-ends, qui étaient déjà pour toi free-lance un concept vraiment très conceptuel, deviennent plus fatigants que le reste de la semaine et t’attends avec impatience le lundi matin parce que le lundi matin, il va se passer un truc dingue : tu vas pouvoir boire ton café tranquille, sans l’oublier sur le bord de la table dix fois dans la journée et le refaire chauffer douze fois parce que tu es interrompue, parce que Curly est tombé, parce que Têtard a eu envie de faire caca et qu’il faut lui essuyer les fesses, parce que le chat demande ses croquettes, parce que sur le trajet jusqu’à la salle de bain, t’as croisé un emballage de coton vide qu’il faut aller mettre dans la poubelle de tri et qu’ensuite, tu as buté sur le panier de linge propre qu’il faudrait trier et ranger. Parce que la sieste de l’un ne colle jamais avec la sieste de l’autre. (Bref, toutes ces choses qu’elle racontait très justement.)

Et à côté de ça, il y a ton travail. Ton travail parce qu’il faut gagner des sous et puis ton travail parce que t’aimes ça, parce qu’on te propose des trucs intéressants, que tu as envie de les faire et que tu as toujours dit que dans la vie, tu ne serais pas comme ces gens qui renoncent à des choses cools. Alors tu dis oui, mais il y a une mécanique derrière. Plus tu fais de choses, plus on t’en propose. Alors plus tu en acceptes. Et c’est génial. Jusqu’au jour où tu passes à la caisse. Où tu te rends compte que ce n’est plus possible.

Et puis, au milieu de tout ça, tu te dis aussi que tu n’as pas envie de n’être qu’une maman free-lance en jogging avec des cernes qui se creusent un peu plus chaque jour et des cheveux applatis par des élastiques bon marché. Il faudrait te remuer un peu, allez bordel, fais un effort, va chez le coiffeur, chez la manucure, épile-toi, fais-toi un masque etc – parce que les femmes sont les meilleures tyrans d’elles-mêmes. Alors tu fais un effort, encore un.

(Dis comme ça, on dirait une mère célibataire alors que pas du tout. Le Chef est là, il s’occupe aussi des enfants.)

Bref, arrivé à ce stade, normalement, une seule conclusion s’impose : on ne peut pas tout avoir. On a bercé ma génération de l’illusion qu’une femme pouvait tout avoir, illusion qui finit écrabouillée par le principe de réalité.

Mais c’est faux. La vie, c’est plus compliqué que ça. D’abord, il y a des périodes. Il y a des périodes où je consacre plus de temps au boulot, d’autres plus à mes enfants, des semaines où je vis en jogging et puis un jour, magie, je m’habille en dame. Rien n’est fixé. Et puis, il y a des moments. Il y a des moments où on y arrive, où on gère tout. Et d’autres non, d’autres où on se dit qu’on est nulle et qu’on ne mérite même pas le compost dans lequel on finira. Mais si vous partez avec l’idée que vous ne pourrez pas tout avoir, alors c’est foutu d’avance.

Oui, vous pouvez tout avoir. Vous ne devez pas hein. Faites vos choix, faites ce qui vous plait vraiment. Vous n’avez pas à être Wonder Woman, sauf si vous voulez être Wonder Woman. Et si vous voulez tout, alors prenez-le. Mais mon conseil, mes jeunes ami(e)s, ça serait de le faire maintenant. Si vous avez des projets professionnels ou pas professionnels, si vous voulez tenter des choses, devenir champion de macramé ou partir à l’autre bout du monde, faites le maintenant. Faites-en le plus possible dès maintenant. N’attendez pas je ne sais quel signe du ciel, parce qu’il ne viendra pas et qu’il sera trop tard. En règle générale, il est toujours trop tard, surtout pour attendre. Donnez-vous les moyens dès aujourd’hui. Parce qu’ensuite, si vous décidez d’avoir des enfants, pendant au moins quelques années, vous ne pourrez plus tout avoir, tout faire, vous serez prises dans un quotidien de gestion qui parait sans fin. Mais vous capitaliserez aussi sur ce que vous avez fait avant.

Moi, j’ai continué comme avant. Et c’était bien. Ce qui est bien aussi, c’est d’accepter qu’à un moment, ce n’est plus possible et qu’il faut modifier un peu son mode de fonctionnement, au moins pour quelque temps. Qu’il faut commencer à dire non à certaines propositions. Qu’il faut réussir à se dire que tiens, le week-end prochain, je ne bosserai pas. Peut-être même envisager de prendre de vraies vacances. Aménager un peu sa vie pour ne pas qu’elle vous déborde. Je sais aussi que l’année prochaine, Curly sera plus grand, je le laisserai plus longtemps à la crèche. Je suis contente de passer à la caisse maintenant, et d’avoir vécu pas mal à crédit avant, parce que c’est dangereux et néfaste de s’interdire des choses en amont.

Je crois que c’est Sheryl Sandberg dans une conférence TED qui racontait comment elle avait fait passer un entretien pour une promotion à une jeune femme qui lui avait dit qu’elle n’était pas certaine de pouvoir accepter parce que d’ici quelques années elle comptait avoir un enfant. Il ne faut jamais faire ça. Il ne faut jamais s’interdire quoique ce soit à l’avance. Partez du principe que la Vie, et accessoirement notre système économique tout pourri + une société française ultra-hiérarchisée, vont déjà passer un certain temps à vous mettre des batons dans les roues, alors ça ne sert à rien d’être votre propre obstacle. Si vous êtes un(e) schizophrène sain(e), vous devez être votre meilleur allié(e). Ne commencez pas à vous saborder.

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Bonus

Quand j’ai commencé mon ras-la-moule, j’ai tout de suite pensé à la polémique d’il y a trois ans aux Etats-Unis. Elle avait porté sur le “have it all”. Tout était parti d’Anne-Marie Slaughter. Elle avait un poste de directrice au département d’Etat des Affaires Etrangères. En 2011, elle abandonne son job et retourne à Princetown pour s’occuper de ses enfants, l’aîné étant en pleine crise d’adolescence. Et elle écrit alors un article pour expliquer qu’on ne peut pas tout avoir, et qu’il faut oser le dire pour que la société adapte ses normes et aide les femmes.

Vous pouvez lire l’article de Madmoizelle sur le sujet, qui est très bien, comme à leur habitude.

Mais ce que j’évoque ici est un peu différent. D’abord parce que dans cette polémique (qui l’avait justement opposée à Sheryl Sandberg), elles parlaient avant tout de travail. Et là, il faut faire attention parce que très vite, le mythe de “tout avoir” ou de la Wonder Woman peut servir essentiellement à nous transformer en bons petits soldats d’un régime économique et social qui nous demande d’être toujours plus productif. Ce que j’évoque, c’est plus large, c’est réfléchir à ce que vous avez vraiment envie de faire, ce dont vous avez besoin, ce qui vous passionne. Dans mon cas, les trois se mêlent dans mon travail. Mais ça peut s’appliquer à plein de choses. Le rêve de “tout avoir” ce n’est pas forcément d’être PDG ou politique. Ca peut être de voyager, de faire du macramé, du rodéo, n’importe quelle passion, n’importe quelle opportunité. Ca n’est absolument pas d’essayer de copier la connasse qu’on voit dans les pubs jongler savamment entre ses réunions de travail et l’organisation de la kermesse de l’école. Ne vous trompez pas, cette connasse ne veut pas seulement vous faire cracher votre fric, elle veut votre mort. Elle est là pour vous écraser.

Un dernier bémol : c’est difficile d’écrire sur ce sujet. Outre que ça ressemble très vite à des platitudes bien connes sur la vie, c’est difficile de donner une vision juste de la situation. Sheryl Sandberg a trop tendance à laisser penser que c’est facile de tout avoir. Ca ne l’est pas. En tant que maman de deux jeunes enfants, j’en chie. Mais parfois, on a aussi tendance à présenter les choses comme trop difficiles, décourageantes, comme si avoir des enfants c’était forcément renoncer à toute vie. C’est également faux. Ou les deux sont vrais. Ca dépend des moments donc.

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51 commentaires pour “Philosophie du ras-la-moule”

  • C’est marrant ça, pile ce dont j’avais besoin pour finir mon mémoire.
    C’est un peu le signe divin du coup de pied au cul que j’attendais.

    le 19 mai, 2015 à 12 h 48 min
     
  • le pire, c’est que parfois, ça peut même arriver à un mec sans enfant… #TeamRasLaMoule (ai même pas encore trouvé le temps de lire ton nouveau bouquin) :-/

    le 19 mai, 2015 à 13 h 05 min
     
  • Alors il ne s’agit pas uniquement de votre génération mais de toutes les femmes nées après 1955/1960 soit APRES les baby boomers. Et puisqu’on en est à dire les choses sans les cacher, dites-vous que quand vos enfants seront ados, ce sera pire. Vous serez tjs crevée , mais en plus on n’a plus le retour de ce qu’on donne aux enfants qui , lorsqu’ils sont petits vous rendent ce que vous leur donnez …mais quand ils sont ados c’est une relation à sens unique, ils prennent sans retour et meme parfois ils vous ch… sur la tête…ben … Bon courage alors …..:-D

    le 19 mai, 2015 à 13 h 24 min
     
  • J’ai beaucoup aimé ce post, je crois que c’est un de mes préférés. Je ne saurais pas expliquer de manière constructive ce que je ressens, mais à l’heure où j’essaye de commencer à construire ma vie et à faire des projets (20 ans), il me parle beaucoup.

    Merci.

    le 19 mai, 2015 à 13 h 32 min
     
  • ton article tombe à pic!
    J’avais comme une envie de chialer depuis ce matin, qui vient juste de disparaître.
    J’en avais ras-la-moule d’être une putain de mère célibataire active qui doit gérer en même temps l’enfant agité à l’école, le bouclage du programme 15-16 du théâtre dans lequel je bosse, et le manque de l’amoureux qui vit outre-atlantique.
    Alors haut les coeurs et bisous Titiou!!

    le 19 mai, 2015 à 13 h 33 min
     
  • J’en ai un peu raz-la-moule comme jamais en ce moment, et putain, j’ai failli pleurer dans le bus. Merci pour ce post.

    le 19 mai, 2015 à 13 h 39 min
     
  • Tout avoir = avoir des enfants, une carrière, le dernier iphone et la breloque qui va avec, un orgasme quotidien ? C’est du moins ce qu’on essaye de nous vendre.
    Pour moi lire un bon bouquin, (on dira les morues, car mon budget et ma bibliothèque m’autorisent que les livres de poche) dans le canapé devant la cheminée, c’est déjà une belle réussite.

    le 19 mai, 2015 à 13 h 54 min
     
  • Si t’étais devant moi, je te ferai un câlin (même si j’aime pas ça). Je me sens tellement saoulée de tout que je me saoule moi même. Je vis dans une montre, c’est elle mon boss… pour me lever, sortir, le chien, prendre le métro, bosser bosser bosser, courir au métro pour attraper Rambo pas trop tard et passer du temps avec lui, le nourrir/laver/coucher, m’occuper de la baraque et de mon mec, puis enfin mon dieu dormir… Sans vraiment me reposer… Et puis recommencer.
    Tout le temps.
    A merci.
    Jusqu’au décès.
    (excessive moi ? pas du tout)
    Je ne crois pas qu’il faille renoncer à quoi que ce soit, faut juste faire de la place à ces personnalités multiples qui nous habitent (la bosseuse, la mère, l’amante, la pote…). Mais clairement la société ne nous permet pas d’écart, elle nous impose des choix. Et quand on veut pas choisir (parce que bordel, nous on veut tout garder), elle nous oblige à des efforts d’adaptabilité jusqu’à ce qu’on cède et qu’on oublie un de nos besoins.
    On en chie, mais on le veut bien il parait, parce que sinon on pourrait ne pas bosser (oui, j’ai entendu ça pas plus tard qu’hier). Ne pas s’énerver, ça demande trop d’énergie et j’en n’ai plus.
    Du courage par tonnes, et des margaritas par litres meuf !

    PS : pour la vitamine D, j’ai craqué devant la pédiatre, elle m’a filé une unidose à donner tous les 6 mois.

    le 19 mai, 2015 à 14 h 10 min
     
  • Ça marche aussi comme ça pour les hommes…

    Rien à voir, mais  » La théorie de la tartine  » est un bon bouquin. :-)

    le 19 mai, 2015 à 14 h 13 min
     
  • L’autre jour, alors que j’avais ce réflexe ancestral de servir nos ex-petits (ceux qui vivent encore avec nous, quoi) en premier, mon fils m’a dit : « Mais enfin maman, c’est bon, on est grands, tu n’as plus besoin de te sacrifier !»
    On en a plaisanté, mais au fond, je ne sais pas quoi penser de cette remarque : prise de conscience ou insidieuse perpétuation des clichés pourris ?
    Quoiqu’il en soit, quand l’humour est une culture familiale, il y a moyen de respirer et de ne pas se laisser écraser par les injonctions sociales et les modèles de comportement hérités. En rire, c’est déjà une petite libération… Merci pour tout Titiou, et mort aux clichés.

    le 19 mai, 2015 à 14 h 35 min
     
  • « […] c’est réfléchir à ce que vous avez vraiment envie de faire, ce dont vous avez besoin, ce qui vous passionne. » J’ai 31 ans, pas de bébé, pas de mec, mais je vois exactement exactement exactement ce que tu veux dire et c’est exactement ce que je suis en train de faire, en fait même plus que réfléchir puisque je me lance à le faire pour de vrai, vu qu’aucun signe ne venait du ciel alors bon. Avant les gamins, avant le mec, avant tout le reste. Alors ça me fait plaisir de te lire (enfin ça me fait pas plaisir tout, enfin juste ça, bref) parce que je me dis que finalement c’est vraiment pas une connerie ce que je suis en train de faire :)
    Cheeers cheeeeeers !

    le 19 mai, 2015 à 14 h 43 min
     
  • je n’ai pas encore d’enfant, j’aimerais en avoir, mais déjà j’ai du mal a trouver l’énergie de faire tout ce que j’ai envie…

    PS: j’ai dévoré ta tartine, genre il est 3h du mat, je taff demain, mais je peux pas reposer le livre avant de l’avoir fini. Tu rejoins donc officiellement mon panthéon personnel d’auteurs ;)
    j’ai trouvé en Paul et Christophe tellement d’échos de ma vie que c’en est troublant.

    A quand le 3eme roman ? :p

    le 19 mai, 2015 à 15 h 17 min
     
  • Je retiens de cet article qu’il faut se dépécher de manger du beurre de cacahuetes tant qu’il est encore temps. héhé

    le 19 mai, 2015 à 15 h 35 min
     
  • Ouais, c’est exactement ça.

    le 19 mai, 2015 à 16 h 48 min
     
  • Post absolument de circonstance… Merci, c’est brillant.

    le 19 mai, 2015 à 17 h 12 min
     
  • Ne crois-tu pas (si j’en crois, moi, tes posts pré-maternels) que tu en as TOUJOURS eu « ras-la-moule » et que ton hyperactivité (faussement) désordonnée n’est qu’un masque (ou un slip) ?

    Born to be « ras-la-moule ». Pas de bol. Sauf pour tes enfants, ton mec et ton patron. Et tes lecteurs. :)

    le 19 mai, 2015 à 17 h 32 min
     
  • Titiou, vraiment… J’te kiffe. Tu m’excuseras l’expression années 90 mais c’est ce que je ressens chaque fois que je te lis depuis un an que je te suis, il était temps de faire ma déclaration. ;)
    Je t’ai découverte avec Sans télé on ressent davantage le froid, offert par un ami il y a un an. J’ai adoré, me reconnaissant souvent dans ce que tu racontes de notre génération, et tu m’as fait pleurer dans les 2 dernières pages sur la partie de poker et le fait de ne pas te définir comme une mère universelle mais seulement comme la mère de têtard.
    Du haut de mes 29 ans, en couple depuis 10 ans mais sans enfant, ces problématiques de gestion en parallèle d’une vie pro et de la maternité m’angoissent beaucoup. L’article « Nous sommes des menteuses… » que tu avais twitté il y a quelques semaines m’avait bouleversé. Depuis, j’ai relu Sans télé (pour faire durer le plaisir après la tartine et les morues lus le mois dernier) et j’ai à nouveau été parcourue de frissons sur la dernière page. Aujourd’hui j’ai les yeux humides et toujours peur de devenir responsable d’un autre être humain que moi-même (déjà pas facile tous les jours), mais peut-être un peu moins. Te lire me rassure, m’émeut, me fait rire et pleurer. C’est toujours un plaisir en tout cas. Love you Titiou !

    le 19 mai, 2015 à 19 h 16 min
     
  • Article superbement écrit et qui retranscrit avec brio ce que de nombreux jeunes parents doivent vivre (en tout cas, moi c’est le cas)
    J’adore la phrase de conclusion.

    le 19 mai, 2015 à 19 h 56 min
     
  • Sache que chaque fois que tu publies un post, tu illumines la journée d’une pauvre lycéenne enlisée dans ses révisions de bac.

    Et à chaque fois que je lis un article de ce genre, ça confirme ma volonté de ne jamais avoir d’enfants. Même si ça doit être un bonheur incroyable, « It’s not for me », je préfère la liberté <3 (lycéenne immature* oui)

    le 19 mai, 2015 à 22 h 33 min
     
  • Bonjour,

    J’ai pas de moule, mais à part ça ce post me parle à 200%.

    Cette impression que ma vie est devenue une interminable liste de corvées que j’ai même pas remplie moi-même c’est aussi mon quotidien.

    Le coup d’attendre le lundi aussi pour faire un peu de mono tache au boulot (c’est là d’où je t’écris) est aussi criant de vérité ! :-)

    Donc merci et courage, nous sommes des millions!

    le 20 mai, 2015 à 9 h 49 min
     
  • A en juger par les nombreuses réactions sur ton post, tu fais écho à ce que pas mal d’entre nous ressentent…
    Parfois on a assez d’autodérision pour mettre tout ça à distance (« alors que je m’apprête à sortir mon fils me pisse dessus, trop lol »), parfois on craque en faisant un truc à la con (exemple typique de la vaisselle – avant tu t’en foutais et tu pouvais la laisser traîner mais à 30 piges passées et avec un gamin c’est plus que limite), et on se demande « Mais putain à quel moment je suis devenue adulte ?  » ou « Est-ce que je suis obligée de devenir adulte ?  » selon les et le degré de résignation/sidération face à ce que l’on s’impose…
    Et parfois la vie est simplement fabuleuse (sinon c’est fini on peut tous aller se pendre)…
    Et je persiste à croire que cette connerie de vitamine D est un complot des laboratoires pharmaceutiques pour remplir leurs comptes aux îles Caïman…
    Bon courage !
    Et merci pour l’info sur ta dédicace à Lyon, je passerai si j’arrive à m’organiser pour descendre à Bellecour avec mon crapaud (oui, moi c’est un crapaud)et mon exemplaire de « La théorie de la tartine » que j’ai dévoré (sans mauvais jeu de mots).

    le 20 mai, 2015 à 10 h 49 min
     
  • Première sortie du sous-marin, ça fait du bien de prendre l’air..du temps!!
    Comme je vous comprends!
    Illustrons mon propos avec ce sms que je retranscris..
    Petite précision j’ai quatre gniards, un mec, un boulot, un chien..je ne suis pas folle vous savez…

    Moi: Putain ils me font TOUS chier, inside Véronique Courjaut
    La copine: ?? qui c’est????
    Moi: la nana qui a congelé ses mômes!!
    La copine: Mais quelle horreur
    Moi: Non quel talent!!
    Petite précision: Ceci est de l’humour noir, très noir bien évidemment, mon congel est bien trop petit…
    PS: J’essaierai de passer à la FNAC afin que vous puissiez VRAIMENT voir la tronche d’une mère déchaînée…

    le 20 mai, 2015 à 11 h 17 min
     
  • Merci pour cet article que je plussoie à 100% – je suis aussi passée par la phase « faut que je me décide entre les deux » (je vis en Allemagne, ca aide pas…) puis par la phase « je peux m’investir dans les deux à fond, yeaaaaaaaaaah », maintenant j’ai trouvé mon équilibre. Bien sûr il y a des semaines où c’est moins rigolo pour un côté que pour l’autre, mais je sais qu’à un moment ou à un autre la stabilité reviendra, parce que mes limites sont clairement définies. Merci en tout cas de mettre exactement le doigt (et surtout les mots) dessus!

    le 20 mai, 2015 à 15 h 00 min
     
  • Mais…Mais… Le père il s’occupe des mômes? Genre il s’en occupe vraiment? Autant que toi? Ou de manière un peu récréative quand il a le temps? Tain, j’ai toujours senti que faire des gosses était un piège et que les géniteurs c’était susceptible de joyeusement faire défection (avec la bénédiction de l’entourage). C’est pas réjouissant.

    le 20 mai, 2015 à 15 h 25 min
     
  • Moi en général, quand j’en ai ras-la-moule je me concentre sur ce que je kiff. Donc autant te dire qu’à la maison c’est dawa le plus complet, et que l’homme il comprend vite qu’il faut prendre la relève s’il ne veut pas vivre sous les poils du chat et boîtes de pizzas…

    le 20 mai, 2015 à 19 h 01 min
     
  • Big up d’une fellow freelancer qui a une peur panique à l’idée de vouloir un jour ajouter des enfants dans sa vie déjà bien bordélique!

    Merci pour ce post qui m’a fait du bien, comme d’habitude en fait. Ca me fait du bien de lire quelqu’un qui expose ses galères du quotidien sans fard, sans chercher à rajouter du « mais j’adore ma vie, hein », parce qu’on se rend compte qu’on n’est pas tout seul à avoir des moments plus difficiles, à ne pas arriver à tout gérer simultanément, et que c’est normal, parce qu’en fait, personne n’y arrive vraiment, même si tout le monde fait comme si.

    Accessoirement, je suis aussi toujours bloquée dans un rythme scolaire, même si je bosse généralement en juillet et en août, y a rien à faire, je suis en mode vacances dans ma tête! :D

    le 20 mai, 2015 à 23 h 45 min
     
  • Bon encore des phrases cultes et des truc de la vrai vie !

    Perso j’ai fait une croix sur le ménage (bon on vit pas dans la crasse, hein ? Surtout ça se voit moins depuis que notre fille marche, elle traîne plus sur son pyj’ « pilou-pilou » les moutons de poussière, les miettes de pain, la purée sèche du dîner de la veille et de l’avant-veille…). Par contre je me lève 3 fois la semaine à 6h30 pour aller courir avant que la famille se réveille et je ramène le pain frais(reconnaissance éternelle de l’enfant et du père). On pourrait croire que c’est mon côté sado-maso mais en fait non c’est juste un des seuls moments dans la journée ou je n’ai pas à « penser » ma carrière professionnelle, organiser mon futur déménagement et boucler la fin du mois. Parce que ce fucking ras-la-moule, c’est aussi une putain de question de ressenti et de ce qu’on fait pour y remédier, enfin le truc que tu nous dis quoi…

    le 21 mai, 2015 à 11 h 19 min
     
  • Prochain post sur le lien subliminal entre macramé et raslamoule ?
    Merci pour ce post, déculpabilisant et réaliste ;)

    le 21 mai, 2015 à 14 h 49 min
     
  • Moi celui qui prend c’est ce pu*** de chat autrefois sur un pieds désinstalle. Il a le chic pour miauler au moment exact où je sors de la chambre des enfants, avec une seule idée en tête m’effondrer sur le canapé… Souvent il vole dehors sans même avoir renifler une croquette !

    le 21 mai, 2015 à 14 h 51 min
     
  • Bonjour Titiou, j’ai découvert ton blog il y a quelques années quand têtard était déjà là et je ne pensais pas avoir un enfant de sitôt sauf que… c’est fait. Du coup, j’adore lire les parties que tu consacres à ta vie de famille. Le problème du problème c’est qu’on ne nous a pas préparé à cela, à ce débordement, à ces éparpillements voire à l’émiettement de tout ce que jusque là on a bien voulu construire. Personne ne nous dit à quel point c’est galère, et comme je ne trouve pas de réponse, j’imagine qu’il s’agit là d’une conspiration pour la préservation de l’espèce humaine. De plus, les enfants font comprendre davantage de choses quant à l’existence, ce qui est d’autant plus frustrant de n’avoir ni le temps ni l’énergie d’en témoigner…

    le 21 mai, 2015 à 15 h 12 min
     
  • « parce que les femmes sont les meilleures tyrans d’elles-mêmes » je vais me l’imprimer et me la coller sous les yeux celle la pour m’en souvenir au quotidien !

    le 21 mai, 2015 à 21 h 47 min
     
  • It’s my liiiife ! Merci, Titiou, pour ce post réjouissant. Je me sens moins seule en tant que freelance mère d’un petit qui a TROP de boulot. Oui, on se prend souvent des commentaires désobligeants ou des soupirs agacés quand on se plaint d’avoir trop de boulot en étant indépendant. Perso, je suis en train d’apprendre à refuser et ça ne m’apporte que des bonnes choses. Un conseil : les vacances. C’est pas fait pour les chiens.

    le 21 mai, 2015 à 21 h 58 min
     
  • https://www.youtube.com/watch?v=U0cQZtvtEH8

    le 21 mai, 2015 à 23 h 06 min
     
  • Pas de gosses, pas vraiment de contraintes, mais j’entends (et pas qu’un peu) la recommandation de faire ce que l’on aime MAINTENANT. Et, en grosse paresseuse que je suis, j’avoue que c’est difficile à faire… Quelqu’un connaît un bootcamp pour se forcer à faire ce qu’on aime vraiment, etc.?

    le 22 mai, 2015 à 12 h 40 min
     
  • Juste en passant, ma contribution à l’allègement des charges :

    A mon époque antique (il y a 10 ans), les médecins prescrivaient aux miens de la vitamine D en fiole. Une à prendre pour 3 mois, voire 6 mois. Comme c’est liposoluble, c’est apparemment stockable par l’organisme. Et c’est quand même vraiment beaucoup plus simple.

    Par ailleurs, je ne suis pas sûre, mais il me semble que les dernières études ne préconisent la vitamine D que dans le cas d’un enfant exclusivement allaité au sein. J’ai un vague souvenir d’avoir lu çà sur un blog recommandable. En fouillant bien çà doit pouvoir se trouver. Tout çà pour dire que çà devrait aller si Curly ne reçoit pas sa dose quotidienne, y va grandir quand même.

    le 22 mai, 2015 à 16 h 46 min
     
  • Superbe post :) Il m’a foutu la chair de poule !
    Maintenant j’ai envie de partir du taf et de traverser l’Amérique en vélo !

    le 22 mai, 2015 à 22 h 40 min
     
  • Pour la vitamine D,si je puis me permettre, il existe des doses à administrer tous les six mois, c’est vachement plus pratique ;-) Pour le reste: D’accord. Totalement d’accord. Même combat même rouleau compresseur…

    le 23 mai, 2015 à 11 h 46 min
     
  • Bonjour! A mon époque préhistorique, il y a…. 40 ans, nous (les femmes) devions nous taire, être heureuse d’avoir des enfants, et un boulot, et un ménage à tenir, et des courses à faire, etc, etc, la liste est longue. Votre post est excellemment écrit, cela me remémore des souvenirs. merci.

    le 23 mai, 2015 à 15 h 17 min
     
  • D’après ce site, un régime alimentaire à base de saumon pourrait le faire…

    le 23 mai, 2015 à 21 h 35 min
     
  • et le (chef) qu’est-ce qu’il en pense ? Femme propose, homme dispose ? Ou le contraire. Forcement, il faut essayer de ne pas subir et ne rien s’interdire mais est-ce compatible avec « les responsabilités ». Un vieillard agonise paix à son âme. fairwell valéry.

    le 24 mai, 2015 à 16 h 49 min
     
  • Je t’aime tellement! Ni gosses, une vie bookée jusqu’à mai 2016, et toujours cette putain d’envie d’en faire toujours plus. Et la peur abyssale des mômes, même si parfois ça fait envie… Mais il y a trop de mensonges et de sacrifices qui pendent au nez, et je suis vraiment pas prête pour le sacrifice. Mais courage et gloire à toi!

    le 25 mai, 2015 à 12 h 32 min
     
  • Merci d’exister. <3

    le 28 mai, 2015 à 11 h 17 min
     
  • Je suis trop triste de t’avoir loupé à Bellecour parce que j’étais venue genre le 18 ici et pis je me suis dis je vais lui laisser dix jours pour voir si vas y avoir un nouvel article et résultat je suis étalée sur le lit en hullullant « noooooooon » parce que j’aurais tellement voulu te dire merci en vrai

    le 28 mai, 2015 à 17 h 18 min
     
  • la vitamine D = #OSEF

    les corvées : on ne peut pas faire autrement, comme respirer. Donc faut prendre ça avec détachement. Faut détâcher en somme.

    C’était l’instant bouddhiste qui énerve. #derien #bisou

    le 1 juin, 2015 à 12 h 43 min
     
  • Oh que oui il « parle » ce post tant par le sujet que par les allusions greytesques !
    Ravie d’avoir pu te rencontrer en vrai a Lyon en compagnie de mon Fannou.
    Et quel chouette moment que cette clope partagée sur ce beau balcon:-)

    le 2 juin, 2015 à 16 h 25 min
     
  • Tu connais coworkcreche ?

    le 2 juin, 2015 à 22 h 37 min
     
  • Tu sembles tout à fait prête pour le 3o enfant!

    le 9 juin, 2015 à 7 h 47 min
     
  • Je me retrouve tellement dans ce que tu écris, sauf que maintenant j’ai 42 ans, 5 enfants et que j’ai décidé de prendre le temps, je crois que le fait d’avoir eu 40 ans a changé beaucoup de chose en moi. Bien-sûr le temps où je bossais à mi-temps, reprenez mes études et m’occupez de ma marmaille de moins de 10 ans est révolu, j’ai maintenant droit aux crises d’ado mais j’ai décidé cette année de m’occuper de moi, d’arrêter de culpabiliser pour tout et surtout rien. Je suis entièrement d’accord avec toi quand tu dis qu’il faut profiter avant d’avoir ses enfants, je ne l’ai pas fait et je le regrette, même si je n’échangerai mes monstres pour rien au monde. Mais c’est quand même des monstres…

    le 11 juin, 2015 à 8 h 55 min
     
  • Un long moment que je suis ce blog maintenant et ce post est magnifique! Un coup de pied dans le derrière qui te dit « Allez, vas-y mon grand, fonce et n’aie pas peur! »

    Merci pour tes écris. Je prends toujours autant de plaisir à les lire.

    le 13 juin, 2015 à 16 h 34 min
     
  • Je tombe sur ce comics et j’ai une pensée pour toi. :)

    http://explosm.net/comics/3966/

    le 23 juin, 2015 à 8 h 38 min
     
  • Je lis ton blog depuis pas mal de temps, j’adore. Pertinent, bien écrit, drôle. Plein de fois où j’hurle de rire, mais pas que. Merci !
    Je viens de finir « La théorie de la tartine » presque d’une traite (mes yeux mélangeaient les lignes hier soir, j’ai dû mettre sur pause, mais j’ai plongé dedans ce matin dès que ma Poulette et mon Homme ont quitté la maison et ne me suis arrêtée qu’après l’avoir terminé). C’est tellement bon ces livres que tu démarres et qui te suivent dans toute la maison parce que même pour la pause pipi tu ne veux pas lâcher ! J’attends le prochain avec impatience.

    le 25 juin, 2015 à 3 h 07 min
     

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