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26 octobre 2009

tentative de socialisation extrême

Cette semaine, j’ai mené une expérience inédite, interdite, immersive… ah non, ça, ça veut rien dire. Bref, j’ai fait une semaine totale. Une semaine totale, c’est une semaine sans une seule soirée, et donc encore moins une journée complète, seule chez moi. Une semaine entière passée dans le vaste monde avec des gens. Il faut savoir que le goût de l’aventure, l’exotisme du vaste monde, la socialisation avec le tout venant, le principe de réalité, l’altérité, c’est pas trop trop mon truc. Mon truc c’est couette + chat + télé + ordi + clopes + chocolat + pyjama.
Il faut aussi savoir que quand j’étais très petite, j’étais à la Maison Verte. La Maison Verte pour ceux qui n’ont pas fait un master de sciences et histoire de la pédagogie, c’était un établissement monté et animé par Françoise Dolto pour appliquer ses beaux préceptes éducatifs du genre « socialisons les enfants en douceur ». Je devais avoir deux ans et force a été de constater que j’ai eu l’immense fierté d’incarner l’échec total de Françoise. La socialisation en douceur sur moi ça a donné que je préférais aller jouer avec les robinets (j’étais fascinée par l’eau) plutôt qu’avec les autres enfants. Et que quand ils s’approchaient de mon robinet, je leur jetais un regard mauvais. Pire, quand j’arrivais là-bas le matin avec ma mère, je vérifiais direct et si je voyais un enfant à ma « place de robinet » j’étais prise d’une brusque envie de me jeter par la fenêtre ce qui, vous l’avouerez, est plutôt rare pour un gamin qui est à peine doté de la conscience de soi.
Et là, alors que déjà le fait de travailler 40 heures par semaine dans un open-space réduit considérablement ma marge de glandouille en solitaire, j’ai décidé de tester mes limites en cumulant journées de 10 h de taff puis sorties. Je sais pas… une crise de schizophrénie témérité du genre « voyons ce qu’aurait été ma vie si j’avais réussi à supporter la compagnie des gens plus de trois heures par jour ».
Et bin ma vie elle aurait juste été fatigante.

Il y a quand même un miracle inexplicable (mais qui en fait s’appelle internet) c’est que malgré tout j’ai des amis en or. Par exemple : Sylvain

Sylvain mon-ami-du-sud, la seule (deuxième) preuve à ce jour que passée la Loire, les gens peuvent encore être formidables. C’est le mec qui a, chevillées au corps, des valeurs comme l’amitié, le sens de la fête, de l’hospitalité, l’amour de la bonne bouffe. Vous voyez en gros l’état d’esprit. Et Sylvain il est monté sur Paris pour une soirée, une seule, juste pour le plaisir de me voir (parce que même Facebook parfois a ses limites). Et Sylvain il a bien fallu l’héberger. Chez moi. Et là, le cliché de Sylvain découvrant le sens de l’hospitalité parisien :

un chat est caché sur cette photo…

Son lit, de plus près, fait avec amour. (Le chat de plus près aussi mais pas avec de l’amour.)

Autant dire que dans J’irai dormir chez vous, je vous l’aurais bien accueilli moi le Antoine de Maximy.

Cette semaine, j’ai également rencontré un autre individu de la même caste haann… non, je n’ai plus le droit d’employer ce mot sinon y’en a qui vont me hacher les couilles sous prétexte que j’ai rien compris à la grande civilisation indienne.
un individu donc hautement asocial dans lequel je me suis reconnu et que j’ai essayé de socialiser à coup de subtils : « BAH PARLES AVEC LES GENS HEIN, ILS SONT GENTILS LES GENS TU SAIS OLIVIER, TENEZ LES GENS PARLEZ DONC AVEC OLIVIER IL EST GENTIL ». Finalement, Olivier a préféré se plonger dans la lecture de l’excellentissime Dictionnaire de la Mauvaise foi musicale.

En l’occurrence c’était l’anniversaire d’Anaïs de Brain Carayon, la sexy et chevelue patronne.

Notez le regard plein d’amour que môman Anaïs porte sur ses petits (elle est émue parce qu’en ce moment ses petits sortent des livres).

Par contre, Valentine n’est pas émue, elle est floue.

L’excellentissime dictionnaire.

Et puis il y a eu le Bal Jaune et une bonne photo prise à quatre mains. (Je comprends même pas comment on a réussi avec Stance mais on tenait tous les deux l’appareil).

D’ailleurs, le lendemain, le même Stance en modèle rêveur et décontracté.

Non mais regardez : j’ai vraiment vu des gens. Des personnes. Qui communiquent entre eux sans ordinateur et habillés en tenue de soirée.

Le nom du bar en face.

Le problème d’être beaucoup sortie, c’est que j’ai trop de photos… Mais celle-là est importante parce que c’est Nadia Daam (Nadia Daam est une star sur mon blog, elle me ramène au moins 5 visites par semaine via Google rien que sur son nom). Signalons que Nadia rit-pleure parce qu’elle est surprise d’avoir des amis à son anniversaire (qu’est-ce que vous voulez, c’est un vrai coeur d’artichaut cette meuf). Et que cette photo a été prise dans le noir, comme ne l’indique pas la lumière.

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Un commentaire pour “tentative de socialisation extrême”

  • une question, peut-être bête, mais pourquoi le journalisme si tu « souffres d’autisme social » ( pour simplifier, dans mes réflexions j’en suis venu à penser qu’un geek ( ou un fan de PBLV, je cumule ) est par essence un autiste, au moins en puissance ) ?
    dans ton métier tu dois bien être au contact de personnes importantes ( les politiques parce que le reste, la promo ça sux ), nan ?
    mon autre analyse, c’est qu’on souhaite faire le métier dont le rapport est inversement proportionnel à la popularité, par exemple, Hitler qui était artiste maudit devient le « meilleur » démagogue du monde puis dictateur ; concrètement, je suis seul et je geek -> je veux être prof puis politique

    est-ce qu’avant de faire le cyber-new-year on pourrait pas prendre un café pour échanger sur nos passions zemmouriennes respectives, puis parler intello, friday-sex, journalisme et partager sur nos vies de geek ?!

    le 28 mars, 2010 à 11 h 57 min
     

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