27 août 2009

guide des chiottes n°10 et 11

Contrairement à ce que pourraient laisser penser les apparences, non, je n’oublie pas mon grand oeuvre du guide des chiottes pour une bonne et simple raison c’est que je continue à faire pipi régulièrement. *d’ailleurs, je ne comprends pas qu’aucun éditeur ne m’ait proposé de publier une version papier de cet ouvrage. Hey ho les éditeurs, vous faites quoi ?* Certes, le rythme de recensement des lieux d’aisance a légèrement diminué ces dernières semaines pour finir par ressembler à la salle d’accouchement de la maternité de Nagasaki en 1946.

Et là, d’un coup, c’est l’emballement, deux numéros en un. (Et deux posts en deux jours. C’est trop, je sais mais c’est pour compenser ma future disparition de deux semaines.)

D’abord une immense déception : les toilettes du café de la Comédie Française. Je sais pas, la Comédie Française quoi. C’est quand même pas n’importe quel troquet du 19 ème arrondissement. Et bien s’il faut juger d’un lieu par ses chiottassses, oui, je le dis haut et fort, la Comédie Française ça vaut n’importe quel bar pmu de l’avenue de Flandres. C’est pas sale mais ça n’a aucun cachet. (songe à faire un subtil de jeu de mots avec les lettres de cachet qui commandaient l’enfermement par le roi d’auteurs gênants mais finalement laisse tomber parce que impossible à formuler correctement mais se dit que c’est dommage parce qu’aurait ainsi pu prouver à ses lecteurs son degré de culture.)

D’ailleurs, il suffit de voir ma mine chafouine sur la photo (bien que colorée d’un ravissant bronzage abricot qui s’est fait la malle depuis un moment déjà).

A l’inverse, grâce à Nora, j’ai découvert ce qui pour le moment prend la première place de mon classement : les toilettes (de droite en entrant, en fait non c’est les deuxièmes à gauche mais ça dépend de votre placement physique) de l’Escalme, 140 boulevard Richard Lenoir.

Mais là, c’est même plus des toilettes, c’est quasi une salle de bain. Rebord derrière les toilettes pour poser son sac, miroir immense permettant au garçons de se regarder pisser (« hin hin, c’est ma bite à moi, elle est belle » j’ai tout compris à la psychologie masculine), tablette en verre devant le miroir permettant aux filles (et à Bruno de Secret Story) de se remaquiller en posant leurs produits (en pensant… bah à rien, quand tu te maquilles t’es trop concentrée pour réfléchir). Le tout d’une propreté impeccable.

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Un commentaire pour “guide des chiottes n°10 et 11”

  • Une histoire dans les chiottes visitées par Titou
    Chapitre 10 (et 11, mais bon euh, un post, une histoire) : Egocentrisme

    Wouaouw ! Salut moi. Cela faisait longtemps que je ne m’avais pas rencontré surtout dans un lieu aussi intime. J’ai fait quelques progrès dis donc. Je ne m’avais pas vu avec une chemise aussi impeccablement repassée depuis que j’ai quitté ma maman adorée. Cool et classe avec tous ces boutons, mais dis moi, ce n’est pas trop chiant de tous les boutonner ou tous les déboutonner… Hum, je me soupçonne de ne pas défaire tous les boutons quand je repasse.

    Et la ceinture, dégrafée, et que je me fais sauter les boutons du pantalon et hop, je la sors. Cool le geste, mais je serai moi, je recommencerai en me forçant à faire, le fier et le beau, oui, oui, je sais de quoi je parle, je m’ai vu tout à l’heure. Mes épaules qui se relèvent comme pour masquer mon visage rougissant. Bon oui, je me l’accorde, elle est belle, vivante, intimidante, impressionnante, mais merde, convainc moi que je suis pareil. Elle vient me voir et c’est le troisième rendez-vous. Alors moi, j’ai intérêt à assurer. Alors je me donne ce conseil. Arrête avec ces « alors » en début de phrase. Ensuite regarde moi. Retire ma veste et pose la sur le rebord.

    Là, bien. Pose mon regard dans le mien et dis moi bien que je suis le winner. Mes potes vont être vert de rage et tel que je me connais, je leur en toucherai un mot voire deux de trop dès que je l’aurai quittée. J’espère que ce sera seulement demain. Non parce que bon, je ne me fais pas trop d’illusion… Reprends moi ! Elle est là et c’est pour la troisième fois. Ce n’est pas pour rien. Bon, je souffle, je respire, je me regarde. J’aime bien quand je fais mon sourire en coin. Si, si, je me l’avais fait et ça m’avait séduit l’autre fois. Le bilan avait été une forme de fierté, moi fier de moi et moi fier de moi.

    Bien, garde cette attitude, je préfère me voir comme ça. Maintenant mes doigts, non les miens pas les miens déboutonnent mon pantalon, baissent le slip. Il faudra que je me rappelle que je m’avais dit de me rappeler de me mettre aux boxers. Allons sors la. Moui, bon, je me concède qu’on a tous les deux la même. Ouef, je vais me dire, ne m’inquiète pas, ce n’est pas la taille qui compte. Je sais, je m’ai surpris en train de visionner un film X l’autre jour mais ne complexe pas, je l’ai déjà fait et plutôt bien avec des femmes. Si, si, rappelle moi de Delphine… Non, ne m’en rappelle pas. Ca y est je me montre ma tronche de grand dépressif, stop !

    Oui, c’est moi le roi du monde, oui, c’est moi qui vais l’avoir, oui, c’est moi qui suis le plus beau, oui, c’est moi qui vais être enfin comblé.
    Je sens que je vais être fier de moi. Je ne m’avais pas vu aussi remonté depuis la dernière fois et je dois m’avouer que cela me fait plaisir. Petit cachottier, de moi à moi, je ne m’avais pas dit que j’avais toute cette énergie et je me remercie pour tous mes conseils que je m’ai offerts. Finie la timidité, finies les fausses notes, fini…

    Allez je me laisse et que je sache que je m’aime. Je me redonne mon numéro pour me tenir informer de la fin de cette soirée. J’m’embrasse.

    le 13 novembre, 2010 à 16 h 44 min
     

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