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3 août 2009

l’été on lit les mags people

D’habitude l’été sert à alimenter l’espoir que l’année suivante sera faste, que j’arriverai à mettre au point un emploi du temps parfait qui combinerait travail et fête, à mener une vie saine, à me mettre au sport, à cesser de m’habiller avec des sacs de patates un jour sur deux mais d’avoir chaque jour de l’année la classe ultime, d’être toujours parfaitement épilée, de manger mieux, de dormir une moyenne de 7h par nuit ni plus ni moins. Depuis des années ce sont les mêmes obsessions qui m’occupent pendant que je glande à la plage. Plus petite, ça prenait des formes différentes (réussir à convaincre ma mère de m’acheter la trousse de mes rêves, prendre soin de mes cahiers, être la meilleure élève de la classe, devenir populaire, faire trop bien de la corde à sauter – ce qui pouvait m’aider à gagner des points de popularité) mais au final le concept était le même : atteindre une forme de perfection. Evidemment ce processus est largement alimenté par la lecture estivale des magazines féminins.
Mais j’ai enfin compris que ça ne marchait pas : si chaque été je me répète la même litanie c’est bien que l’année précédente s’est soldée par un échec. En ce début de mois d’août, je sais donc dores et déjà que je vais passer l’année suivante à me plaindre de ne pas avoir le temps de tout faire, d’être encore à la dèche, de trop fumer, de me nourir de junk food indigérable, de ne pas dormir assez etc…
J’ai donc décidé de prendre le pli inverse. Plutôt que de m’élever vers la caste des gens parfaits (aka les stars), je vais les faire descendre à mon niveau.
Par exemple, grâce à cette photo, je ne suis pas loin de me féliciter de ne jamais pratiquer aucun sport :

Quant à cette photo-là, elle prouve que même la perfection faite homme est faillible :
Ca n’a rien à voir, mais regardez ce charmant couple :

La tête dans le cul, j’ai lu la dépêche de biais – méthode grâce à laquelle n’apparaissent que des termes clés sans adjectifs, pronoms personnels ni verbes. Ca donnait dont Gary Coleman (Arnold) police, arrested, domestic violence, bride.
Arnold aurait donc battu sa meuf et aurait été arrêté ? Le monde s’effondrait.
J’ai placé beaucoup d’espoir dans la capacité des nains à sauver l’espèce humaine, à la tirer vers une nature meilleure. Donc découvrir que les nains ne valent pas mieux que les autres était tout bonnement insupportable.
Et bah point du tout. C’était une vision déformée par mon sexisme puisqu’en fait, c’est la meuf d’Arnold qui a été arrêtée pour violences contre Arnold – si je trouve révoltant de battre sa femme, je trouve particulièrement pervers de s’en prendre à son nain.
PS : à l’attention des fans de Sauvés par le Gong. (J’en recense au moins deux parmi mes lecteurs et zamis.) Depuis quelques semaines, les médias américains sont tout frétillants d’excitation à l’idée d’une possible réunion des anciens de la série.
Précisément depuis que Mark-Paul Gosselaar s’est présenté sur le plateau d’une émission en Zack Morris. (J’avais vu ça chez lui en premier.) Là, je pourrais faire un paragraphe pour vous expliquer en quoi Saved by the bell relevait d’une forme de génie. Je me contenterai d’un exemple. Dans Funny Games, les deux tortionnaires adressent de temps à autres des clins d’oeil à la caméra, donc au spectateur. Il est évident que ce n’est pas Haneke qui a inventé ce dispositif très brechtien puisque Funny Games est sorti en 1997 alors que Saved by the bell date de 1989.
Bref. Cette vidéo, 15 ans après l’arrêt de la série, est très perturbante. On dirait que le temps s’est figé. On dirait aussi que Zack Morris existe pour de vrai. (Mais dans un univers parallèle où il ets de bon goût d’exagérer toutes ses mimiques de visage.)

Si ça ne marche pas, allez voir là… (j’insiste hein)
Quelques semaines plus tard, Kelly Kapowski répondait…

Demain sur G&G le retour des animaux…

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