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5 juillet 2009

Amélie Poulain peut aller se coucher

Dans la vie, y’a quelques rares petits trucs qui me procurent un plaisir suffisant pour me maintenir l’envie de sourire. Des actes qui allègent le poids d’une existence privée de toute transcendance, des sortes de doudous existentiels. Sans eux, je sombrerais dans une profonde dépression.
1°) Dormir.
Essentiel. J’adôôre ça. Et je ne vois pas du tout pourquoi je me priverais de ce bonheur simple alors que mon mode de vie précaire et flexible m’autorise à roupiller jusqu’à des heures indues. Pauvre mais reposée – c’est mon slogan. Ainsi, on me demande parfois « mais t’as rien fait hier ? Bah si, j’ai dormi. » J’ai un besoin vital de décompresser de votre horrible principe de réalité. Le principe de réalité inclut 4 éléments fondamentaux que je développerai un autre jour mais qui sont en vrac : travailler, communiquer avec d’autres êtres humains – les deux activités pouvant être aussi épuisantes l’une que l’autre – sortir de chez soi, ne pas avoir de pouvoir magique. On peut considérer que, d’une certaine façon, selon certaines normes purement sociétales, je ne suis pas précisément ce qu’on nomme une hyper-active.
2°) Manger des trucs gras.
De la crème fraîche, des lardons (cuits dans la crème fraiche bien sûr), de la reblochonnade, de la sauce béarnaise. Le gras, c’est bon. Un avantage indéniable du gras c’est qu’il se reconnait à sa couleur sans même qu’on ait à goûter. Un truc vert par exemple est rarement un truc gras. Donc rarement un aliment comestible. Le gras se distingue par une large palette de jaune (pouvant tirer jusqu’au rouge). Si ça n’est ni jaune ni rouge, je vous le dis tout de go ça ne se mange pas.

3°) M’oindre de crème.
Aucun rapport avec le gras bien que je me sois déjà ointe d’huile d’olive comestible mais c’est une autre histoire. Ce que je kiffe grave, c’est les vraies crèmes de beauté synthétique, au parfum snthétique, aux bienfaits synthétiques. En est témoine, Julie F. qui à chaque fois qu’elle m’appelle obtient la même réponse peu importe l’heure (midi, 15h, 18h, 23h) « non non, tu me déranges pas, je me mets de la crème ». Pour les crèmes, le critère de sélection est assez simple. La couleur n’a rien à y voir. On peut tirer le même plaisir d’une crème blanche comme la neige ou rose malabar. Le plaisir procuré par la crème ne dépend que d’un facteur : son prix. Plus la crème est chère, plus je kiffe.
4°) Boire du thé.
Entendons-nous : du thé chaud. Pas de la merdasse de Ice T. Du vrai thé en vrac qui infuse et qui brûle presque le palais à la première gorgée.
Quel est le point commun entre ces 4 kiffs ?
ILS SONT IMPRATIQUABLES EN PERIODE DE GROSSE CHALEUR et/ou perdent beaucoup de leur charme.
Conséquence 1 : cette semaine j’ai pratiqué une sorte de retraite spirituelle entre mes quatre murs orange puisque sans manger ni dormir et en étant complètement déprimée par ces températures il était donc impossible d’aller à la rencontre du monde extérieur.
Conséquence 2 : à peine trois photos.
Conséquence 3 : j’ai un teint couleur craie alors qu’on dirait que vous revenez tous de trois semaines aux Baléares.
Les hommes de Brain magazine ont des choses à dire.

Enfin… surtout un…

Et ça, c’est juste parce que je passe souvent devant ce bar avec toujours un sourire. Accessoirement, ça vous prouve que cette semaine a été d’une platitude totale y compris absolue.

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2 commentaires pour “Amélie Poulain peut aller se coucher”

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