les archives

mai 2012  (3)
avril 2012  (2)
mars 2012  (4)
février 2012  (2)
janvier 2012  (1)
décembre 2011  (1)
novembre 2011  (2)
octobre 2011  (3)
septembre 2011  (3)
août 2011  (1)
juillet 2011  (3)
juin 2011  (2)
mai 2011  (5)
avril 2011  (5)
mars 2011  (4)
février 2011  (6)
janvier 2011  (5)
décembre 2010  (6)
novembre 2010  (6)
octobre 2010  (7)
septembre 2010  (5)
août 2010  (4)
juillet 2010  (7)
juin 2010  (5)
mai 2010  (6)
avril 2010  (6)
mars 2010  (7)
février 2010  (7)
janvier 2010  (6)
décembre 2009  (10)
novembre 2009  (8)
octobre 2009  (8)
septembre 2009  (4)
août 2009  (9)
juillet 2009  (5)
juin 2009  (10)
mai 2009  (15)
avril 2009  (14)
mars 2009  (18)
février 2009  (16)
janvier 2009  (12)
décembre 2008  (12)
novembre 2008  (13)
octobre 2008  (10)
septembre 2008  (7)
août 2008  (8)
juillet 2008  (8)

20 juillet 2008

Dis, c’était bien avant ?

Les gens d’avant. Parce que cinq ans de relation amoureuse, ça fait un sacré bail. Parce qu’en cinq ans, ma vie a entièrement changé. Et une partie de mon entourage aussi. Mais il reste les irréductibles. Et parmi les irréductibles, la copine de fac. Celle qui m’a connue avant. Avant le couple, avant la vie à deux, avant la signature d’un bail portant deux noms, avant le « je ne pourrai pas m’en sortir sans lui ». Celle qui m’a connue célibataire dans dix mètres carrés avec une version de latin à finir pour le lendemain.(A peu près l’avenir qui m’attend dans les prochains mois – la version de latin en moins.) La revoir, c’est inscrire cette rupture dans la continuité – oula… aujourd’hui, je donne dans le paradoxe sémantique. Avec elle, cette relation devient un épisode de ma vie, certes central, fondateur, mais un épisode parmi d’autres. Avec elle, j’ai l’impression que les évènements prennent leur cohérence, s’ordonnent, s’enchaînent pour former le fil de la vie d’un individu précis : MOI.

Aglantine Parjadis De Larivière – en toute simplicité. Aglantine et ses fameuses mains pleines de doigts. Aglantine qui ne voulait pas venir me voir dans le 11ème parce que c’était trop craignos comme quartier (autant dire que Bagnolet, j’ai même pas proposé).

Un matin, j’étais dans la cour de la fac (attention, faites un effort et visualisez-moi avec dix kilos de cheveux rouge sur la tête, un sac tissé de type uruguayen, une jupe à fleurs ramassée dans une poubelle portée par-dessus un pantalon acheté aux puces). Je sortais d’un TD sur la Femme de Trente ans et j’étais en train de… bin oui, de fumer une clope bien sûr. Il faisait presque nuit encore, il faisait froid, et une immense fille avec un balayage blond, du rouge à lèvres et des mains pleines de doigts s’est approchée pour me demander du feu. Trois heures plus tard, je savais tout de son voyage en Espagne en classe de Troisième (véridique) et de la difficulté de porter un nom à particule. Avec Aglantine, on allait passer trois ans à (non-)déjeuner ensemble.

Quand Aglantine a débarqué à la Sorbonne c’était un être étrange. D’abord elle s’excusait toutes les deux minutes pour tout et rien de manière résolument absurde. Au bout de quelques semaines, elle a commencé à s’excuser de s’excuser parce qu’elle sentait que ça nous agaçait et que sa seule réponse dans ces cas-là c’était de s’excuser. Ensuite, elle a passé trois mois à expliquer à tous nos congénères qu’elle était ici par erreur. « Excusez-moi d’être dans ce temple du savoir avec vous ». Qu’elle n’aurait jamais dû être admise à la Sorbonne (heu… ouais… mais c’est publique la fac tu sais Aglan, c’est pas sur dossier). Que de toutes façons, c’était évidemment le fruit d’une erreur administrative puisqu’il était impossible qu’elle ait eu son bac pour de vrai. Et ça, elle tenait d’ailleurs à s’en excuser parce que c’était pas juste pour nous que quelqu’un comme elle ait eu son bac. Autant dire que ce discours tranchait pas mal avec le snobisme ambiant où chacun rivalisait de citations rimbaldiennes.

Un jour, il faudra aussi que je raconte Romaric, notre ami de fac aristo, partouzeur, adhérent à l’Action Française et qui voulait devenir prêtre.

Photobucket

partager ce post sur: facebook | twitter |
 

5 commentaires pour “Dis, c’était bien avant ?”

  • [...]  Dis, c’était bien avant ? [...]

    le 15 avril, 2010 à 13 h 13 min
     
  • …On veut lire la fabuleuse histoire de Romaric !
    J’aime perdre du temps à regarder des vidéos des mecs de l’AF sur youtube, c’est assez fascinant.
    Romaric a l’air bien gratiné ! Allez Titiou raconte nous !

    le 16 avril, 2010 à 9 h 13 min
     
  • Bah oui, mais dans mes souvenirs Romaric était assez arraché pour être sympa.
    Tu connaissais pas aussi un Laurent qui venait en Kilt ?

    le 4 mai, 2010 à 14 h 43 min
     
  • MAIS SI
    Mais tu es qui ?
    Et y’avait aussi celui qui se baladait partout avec sa bouteille de lait.

    le 4 mai, 2010 à 15 h 37 min
     
  • Un pote de Laurent, un gros mec. touitteure @jyv
    J’étais vachement dans la cour en même temps… Avec tous les habitant(e)s merveilleux des années de fac à rallonge.
    J’ai ri. Au si tu savais comme j’ai ri.

    le 6 mai, 2010 à 18 h 43 min
     

Poster un commentaire

« »

  Copyright © 2012 girls and geeks  
  Articles (RSS) et Commentaires(RSS).